"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

mardi 15 août 2017

MUSIQUE : Aidan HAWKEN "WALKING BLIND"



Comme souvent, j'ai entendu cette chanson comme illustration sonore d'un épisode d'une série que je regarde en ce moment, Major Crimes (saison 2 - épisode 8 : The deep end). Je me suis aidé d'internet pour l'identifier. L'essai de traduction est de moi. 

Aidan Hawken* – Walking blind

Don't tell me the truth
Ne me dis pas la vérité
Tell me that it didn't happen
Dis-moi que cela n’est pas arrivé
There's been a mistake
Il y a eu une erreur
There's been a misunderstanding
On s’est mal compris’
***
Dirty your hands
Tes mains sales
Tearing my heart into pieces
Ont mis mon Coeur en piècesl
***
If this is the end
Si c’est bien fini
Then we whisper the wind and release
Alors laissons le vent souffler et laissons
It
tomber
***
We don't have to know
On n’a pas à savoir
We don't have it all worked out
On ne sait pas comment tout ça va finir
We can just keep
Nous devons juste continuer à
Walking blind
Tout ignorer
***
Don't give me your word
Ne me dis rien
Give me something to hold on to
Donne-moi juste quelque chose à quoi me raccrocher
I don't want to fight
Je ne veux pas qu’on se dispute
I don't want no big decision
Je ne veux pas prendre de décision
I'm not afraid
Je n’ai pas peur de
for tearing your heart into pieces

mettre ton coeur en pièces. 

* Aidan Hawken est un compositeur et chanteur américain né en Californie en 1975. Il a écrit de nombreuses musiques pour des films et des séries télévisées (par ex. Weeds, Grey's anatomy, Vampire diaries et Major crimes).  

lundi 14 août 2017

MUSIQUE : Luka SULIC "Clair de lune" (DEBUSSY)

MUSIQUE : OUTSIDE DUO "Game over"



 Belle révélation du 47ème Festival interceltique de Lorient, j’ai eu envie de vous faire découvrir ce duo de deux jeunes violonistes à la fougue stupéfiante. 

Outside Duo est un duo musical français, originaire de Bretagne, formé en 2006 par Antoine Solmiac et Julien Grignon

Après avoir joué ensemble pendant huit ans, Antoine Solmiac et Julien Grignon forment en 2006 leur duo, sous le nom « Outside », les deux musiciens jouant le plus souvent en plein air, dans la rue notamment. 

Ils enregistrent leurs morceaux de musique traditionnelle réarrangée, à base de thèmes irlandais et d'énergie pop-rock à la guitare, et obtiennent le trophée An Tour Tan en 2006. Ainsi, ils se produisent pour le Cyber fest-noz, avant d'être programmés au Théâtre de Cornouaille et au Festival de Cornouaille en 2007. 

Les années suivantes, les deux musiciens se forment dans plusieurs groupes et font de la musique leur métier. Ils produisent au printemps 2011 leur premier album-concept, Route, avec des compositions personnelles, qui invitent l'auditeur à les suivre dans leurs aventures. 

Ils jouent dans le Finistère, à Paris, Bordeaux, en Alsace, en Allemagne… 

Leur deuxième album Just Playing sort le 20 avril 2013 chez Musik Publik distribué par Coop Breizh. 

À l'issue d'une résidence au Centre culturel de Concarneau, un nouveau spectacle, « Le Celtic two-men-show », voit le jour sur scène. 

Leur dernière prestation s’est faite lors du Grand spectacle de clôture du 47ème Festival interceltique de Lorient (3-12 août 2017). 

[Ce texte est principalement issu de Wikipedia]

lundi 7 août 2017

Andrea CATOZZI : INSPIRING MOVEMENT "This is Life"



Andrea Catozzi est un acrobate et danseur virtuose… 

Il est aussi devenu végétalien et il s'explique ici sur son choix de vie. 

- Quel âge as-tu ? Depuis quand es-tu végé ? 

J’ai 25 ans et suis végétalien depuis un an et demi. 

- Qu’est-ce qui a déclenché ta prise de conscience ? 

Je pratique l’acrobatie, la capoeira et la danse depuis mes 11 ans. A 20 ans j’ai décidé de tout lâcher pour me consacrer pleinement à ma passion et en vivre. Avec ça est venue l’envie de prendre encore plus soin de mon corps, et je me suis posé la question : qu’y a-t-il dans mon assiette ? Qu’est-ce que je mange VRAIMENT ? Comment cela a-t-il été préparé ? Comment cela me nourrit-il ? Au-delà de tout ce que veulent bien nous faire croire les industries agroalimentaires, les médias, les programmes d’éducation, le marketing… Je me suis peu à peu renseigné et ai petit à petit soigné mon alimentation. L’influence extérieure, mes débuts dans la vie d’artiste à Paris et mes fréquentations à l’époque me retenaient psychologiquement d’arrêter complètement la viande, bien que, par période, j’en mangeais très rarement. Je n’ai fait le pas de manger 100% végétal qu’il y a un an et demi seulement, alors que je m’engageais sur une longue tournée de plusieurs mois très physique. Je continuais de creuser toujours plus dans les rouages de l’industrie de la viande ou des produits laitiers, ce qui a de quoi dégoûter. Et j’ai voulu me prouver que le corps pouvait bel et bien se passer de protéine animale pour continuer à exceller, même dans les situations les plus physiques. Cela a été mon ultime épreuve pour me convaincre moi-même, et convaincre mon entourage proche. Ma petite amie aussi a fait le pas à ce moment-là et nous avons développé ça ensemble. Depuis je ne me suis jamais senti aussi bien et continu de partager ce mode de vie autour de moi. 

- Quel est ton plat ou aliment végé préféré ? 

J’adore cuisiner le tofu, faire du "fauxmage" (jeu de mot sur fromage) à base de noix de cajou et boire des laits végétaux (lait de riz, d’amande, de noisette…) 

- Comment te vois-tu évoluer dans la suite de ta vie ? (Régime alimentaire, militantisme…) 

J’ai hâte que le régime vegan se fasse de plus en plus accessible partout. De mon côté je veux partager ce mode de vie et en faire prendre conscience à travers mes projets artistiques, mes réalisations audiovisuelles, ou mes spectacles. Jusqu’à présent je le partage surtout dans mon entourage proche ou au gré des rencontres, mais je compte bientôt l’étendre au web et aux personnes qui me suivent. - Peux-tu nous raconter en quelques mots ce que tu aimes dans la vie, tes études actuelles etc. ? Comme cité dans les questions précédentes, je vis à plein temps de ma passion depuis des années à travers des spectacles, des réalisations vidéo, des événementiels, des TV… et parcours le monde avec. J’ai commencé très jeune, de manière autodidacte, et ai toujours gardé ce feu, ce désir de bouger au travers de toutes ces disciplines libres autour du mouvement : capoeira, danse, acrobatie… J’aime également jouer des percussions, jongler, faire du montage vidéo, voyager… Je suis amoureux de la nature, des animaux, et peux passer des heures au milieu de rien, ou plutôt de “Tout” ce que la Terre et l’Univers ont à nous offrir

[Extrait d’un article de Lili Gondawa sur Vegactu 25/05/215]

Pour en savoir plus sur cet artiste, voir son site personnel : Andrea Catozzi

lundi 10 juillet 2017

LITTERATURE : Dirk BOGARDE - Des voix dans le jardin


Dirk BOGARDE – Des voix dans le jardin. Paris, Ed. Acropole, 1993 (titre original : Voices in the garden - traduit de l’anglais par Béatrice Vierne).

Marcus est un jeune anglais en vacances sur la Côte d’Azur. Alors qu’il a trouvé une crique isolée pour y planter sa tente, il sauve de la noyade une élégante femme âgée. En remerciements, celle-ci l’invite à passer quelques jours dans la somptueuse villa qu’elle occupe avec son mari, Sir Charles Peverill, un historien passionné par la vie de l’Aiglon. 

Marcus, qui a eu une enfance difficile, découvre, ébloui, un monde de luxe et de volupté auquel il n’imaginait pas une seule minute être un jour confronté.

J’ai acheté ce livre après avoir vu, à la télévision, un téléfilm où Anouk Aimée, une actrice que je vénère, jouait le rôle de ‘Cuckoo’ Lady Peverill (bizarrement renommée ’Linotte’ dans le texte français). J’avais été séduit par l’élégance « fin de siècle » (ou plutôt « fin de race ») de ce film, réalisé en 1993 pour la BBC par un Français, Pierre Boutron. En faisant une recherche sur Internet, j’avais découvert que l’auteur du livre original Voices in the garden, n’était nul autre que le célèbre acteur britannique, Dirk Bogarde. J’avais eu un certain mal à trouver le bouquin, peu connu, et complètement épuisé.

En le lisant, j’ai retrouvé toute l’ambiance feutrée et élégante du film et j’ai surtout eu la révélation d’un grand auteur. En effet, Dirk Bogarde, l’interprète des plus grands réalisateurs (Cukor, Losey, Visconti ou Alain Resnais) fut aussi un remarquable écrivain qui sut mettre au service de la littérature toute sa connaissance intime du cinéma. Car, même si ce livre est un roman, il ne fait aucun doute que Bogarde y a beaucoup mis de lui-même et de ses expériences. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire le 1er volume de son autobiographie, Une enfance rêvée (A postillon struck by lightning, 1977), remarquable récit de l’enfance à ses premiers pas comme acteur.

Voir aussi, sur mon blog cinéma, l'article dans lequel je traite du film "Des voix dans le jardin". 

dimanche 9 juillet 2017

LITTERATURE : Jean-Jacques ROUSSEAU - "L'or des bruyères"


Photo de Roland Comte (Automne - Ailhon)

J'allais alors d'un pas plus tranquille chercher quelque lieu sauvage dans la forêt, quelque lieu désert où rien ne montrant la main des hommes n’annonçait la servitude et la domination, quelque asile où je pusse croire avoir pénétré le premier, et où nul tiers opportun ne vint s'interposer entre la nature et moi. C'était là qu'elle semblait déployer à mes yeux une magnificence toujours nouvelle. L'or des genêts et la pourpre des bruyères frappaient mes yeux d'un luxe qui touchait mon cœur; la majesté des arbres qui me couvraient de leur ombre, la délicatesse des arbustes qui m'environnaient, l'étonnante variété des herbes et des fleurs que je foulais sous mes pieds, tenaient mon esprit dans une alternative continuelle d'observation et d'admiration: le concours de tant d'objets intéressants qui se disputaient mon attention, m'attirant sans cesse de l'un à l'autre, favorisait mon humeur rêveuse et paresseuse, et me faisait souvent redire en moi-même: «Non, Salomon dans toute sa gloire ne fut jamais vêtu comme l'un d'eux. »

Mon imagination ne laissait pas longtemps déserte la terre ainsi parée. Je la peuplais bientôt d'êtres selon mon cœur, et, chassant bien loin l'opinion, les préjugés, toutes les passions factices, je transportais dans des asiles de la nature des hommes dignes de les habiter. Je m'en formais une société charmante dont je ne me sentais pas indigne; je me faisais un siècle d'or à ma fantaisie, et remplissant ces beaux jours de toutes les scènes de ma vie qui m'avaient laissé de doux souvenirs, et de toutes celles que mon cœur pouvait désirer encore, je m'attendrissais jusqu'aux larmes sur les vrais plaisirs de l'humanité, plaisirs si délicieux, si purs, et qui sont désormais si loin des hommes. Cependant au milieu de tout cela, je l'avoue, le néant de mes chimères venait quelque fois la contrister tout à coup.. Quand tous mes rêves se seraient tournés en réalités, ils ne m'auraient pas suffi : j'aurais imaginé, rêvé, désiré encore. Je trouvais en moi un vide inexplicable que rien n'aurait pu remplir, un certain élancement du cœur vers une autre jouissance dont je n'avais pas d'idée et dont pourtant je sentais le besoin. Hé bien, cela même était jouissance, puisque j'en étais pénétré d'un sentiment très vif et d'une tristesse attirante que je n'aurais pas voulu ne pas avoir.

Bientôt, de la surface de la terre, j'élevais mes idées à tous les êtres de la nature, au système universel des choses, à l'Etre incompréhensible qui embrasse tout. Alors, l'esprit perdu dans cette immensité, je ne pensais pas, je ne raisonnais pas, je ne philosophais pas: je me sentais avec une sorte de volupté, accablé du poids de cet univers, je me livrais avec ravissement à la confusion de ces grandes idées, j'aimais à me perdre en imagination dans l'espace; mon cœur, resserré dans les bornes des êtres, s'y trouvait trop à l'étroit, j'étouffais dans l'univers, j'aurais voulu m'élancer dans l'infini. Je crois que, si j'eusse dévoilé tous les mystères de la nature, je me serais senti dans une situation moins délicieuse que cette étourdissante extase à laquelle mon esprit se livrait sans retenue, et qui dans l'agitation de mes transports, me faisait écrier quelquefois: « O grand Etre! ô grand Etre! » sans pouvoir dire ni penser rien de plus.

Ainsi s'écoulaient dans un délire continuel les journées les plus charmantes que jamais créature humaine ait passées: et quand le coucher du soleil me faisait songer à la retraite, étonné de la rapidité du temps, je croyais n'avoir pas assez mis à profit ma journée, je pensais en pouvoir jouir davantage encore; et, pour réparer le temps perdu, je me disais: « Je reviendrai demain ».

(Jean-Jacques Rousseau - Troisième lettre à M. de Malesherbes)

Ce texte a fait partie de la sélection du 14ème Printemps des Poètes organisé par Cévennes Terre de Lumière le 18 mars 2012 en l'église romane de Saint-Jean de Poutcharesse au profit de sa restauration.  


POESIE : "Ô ANGE ! "


Photo de Roland Comte prise lors d'un voyage en Bretagne

Ô ange !

Ô ange ineffable
Le pauvre humain ne te voit pas
Mais il frissonne  lorsque, soudain, tu le pousses à l’épaule
Et lui dis d’avancer
Ou quand tu le retiens et empêches sa chute

Mais les enfants, oui, les animaux aussi
Ressentent ta présence
Et les artistes qui te peignent avec de longues ailes
Touchant le sol et allant jusqu’au ciel
C’est qu’ils ne savent pas comment te dire…

Pourtant, il n’est qu’à regarder,
Dans le jour finissant, les ombres s’allonger
Et dans le ciel diaphane, les traces de ton vol
Pour être convaincu que tu es là, toujours…

Tu es compatissant aux faibles et exigeant aux forts
Et n’abandonnes pas ceux qui viennent à toi
Et demandent ton aide
Mais tu exiges d’eux qu’ils soient sincères et vrais

Auteur: Roland Comte. Aubenas, 1er janvier 2012 - Extrait du recueil inédit Paroles du Vent. Ce texte a été lu pour la première fois par son auteur lors du 14ème Printemps des poètes le 18 mars 2012 en l'église de Saint Jean-de-Pourcharesse (Ardèche)

mardi 27 juin 2017

MUSIQUE : PATRICK WATSON "LIGHTHOUSE"



 Patrick Watson - "Lighthouse" (Le phare)

Leave a light on in the wild 
Laisse une lumière allumée dans le désert
Cause I'm coming in a little blind 
Parce que j’arrive en aveugle
Dreaming of a lighthouse in the woods
Rêvant d’un phare dans les bois
Shining a little light to bring us back home
Brillant d'une petite lumière pour nous ramener chez nous

When to find you in the backyard
Pour quand je viendrai te retrouver dans l'arrière-cour
Hiding behind our busy lives
Te cachant derrière nos vies occupées
Dreaming of a lighthouse in the woods 
Rêvant d’un phare dans les bois 
To help us get back into the world
Pour nous aider à retourner dans le monde

Cause I know
Parce que je sais
I've seen you before 
Que je t’ai déjà vue auparavant 
Won't you shine 
Ne dirigeras-tu pas 
A little light
Une petite lumière
On us now 
Sur nous maintenant 

Won't you shine a little light 
Ne feras-tu pas briller une petite lumière
In your own backyard
Dans ton arrière-cour
Won't you shine a little light
Ne feras-tu pas briller une petite lumière
In your own backyard
Dans ton arrière-cour
Dreaming of a lighthouse in the woods
Rêvant d’un phare dans les bois

[Traduction : Roland Comte]


J'ai entendu cette musique dans la bande originale d'un film sympathique, Paris à tout prix, vu par hasard à la télévision.

Biographie

Patrick Watson and the Wooden Arms est un groupe indie formé en 2000 à Montréal, Québec, Canada. Le quatuor porte le nom de son chanteur et parolier, Patrick Watson. Le groupe a fait paraître cinq albums. Le chanteur Patrick Watson a débuté comme à l'âge de 7 ans dans les chorales de la ville d'Hudson, près de Montréal. Il a une formation classique de pianiste. Comme musicien, il a été claviériste pour l'ancien groupe ska-jazz Gangster Politics. Il apparaît sur deux de leurs albums au tournant des années 2000. De sa collaboration avec la photographe Brigitte Henry, avec qui il lance un concept associant musique et images, un livre-cd intitulé Waterproof/Portraits sous l'eau, il tire son premier disque solo, Waterproof. Watson, dont le style comporte des influences de cabaret pop et de musique classique combiné à du rock indie, a été comparé à Rufus Wainwright, Andrew Bird, Nick Drake, Jeff Buckley et Pink Floyd à cause de son expérimentation musicale. Son album Close to Paradise a été couronné par le Prix de musique Polaris en 2007 [Extrait de Wikipedia].

lundi 26 juin 2017

BANKSY, MAÎTRE DU STREET ART




Banksy est le pseudonyme d'un artiste britannique connu pour son art urbain (ou street art) et également comme peintre et réalisateur. Dissimulant sa véritable identité, Banksy est entouré de mystère. Cet artiste combine les techniques de Warhol et l'œuvre in situ pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie comme Ernest Pignon-Ernest, Miss.Tic, Jef Aérosol ou Blek le rat. Les pochoirs de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinées avec des slogans. Leur message est toujours subversif, antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées.


Étant plus jeune, il a fait partie d'un groupe de graffeurs, le Bristol's DryBreadZ Crew (DBZ). Il aurait été influencé par la scène underground de Bristol et par ses relations entre artistes et musiciens, cette ville ayant donné naissance au mouvement trip hop. C'est à Bristol que Banksy a réalisé ses premières œuvres. Aujourd'hui on peut en trouver certaines en galerie.



Il se forge une certaine notoriété dans les milieux alternatifs et les médias traditionnels s'intéressent aussi à lui. Il participe au festival de graffitis « Walls on Fire » (en 1998, dans le quartier portuaire de Bristol.) En 1999, il crée la fresque The Mild Mild West. En 2000, il expose l'ensemble de son œuvre au restaurant Severnshed de Bristol). Il a notamment travaillé sur le film Les Fils de l'homme et a réalisé en 2003 la pochette du disque de Blur, Think Tank.


En 2004, il fait imprimer des faux billets de 10 livres en y remplaçant l'effigie de la Reine Elizabeth par celle de Lady Diana. Il change également le « Bank of England » par « Banksy of England ». Il en disperse la plupart lors du célèbre carnaval de Notting Hill. En 2005, lors de son exposition Crude Oils, il détourne les tableaux de Claude Monet ou de Vincent van Gogh et à cette occasion, il libère 200 rats.



Banksy a fondé le projet « Santa's Ghetto » en réalisant des peintures sur le mur de Bethléem et aux abords du camp d'Aida afin de « redonner espoir aux habitants palestiniens ». En 2005, avec l'aide d'autres artistes, comme Ron English, un Américain, le mur de séparation devient peu à peu une toile artistique géante, comme avec l'image de la petite Vietnamienne brûlée au napalm qui tient par la main Mickey Mouse et Ronald McDonald.



Concernant ce projet, Banksy raconte dans son livre Wall & Piece, qu'un jour, alors qu'il peignait sur le mur de séparation, un habitant est venu lui dire : « Vous embellissez le mur. » Banksy, flatté lui répondit : « Merci, c'est gentil ». Mais ce n’était pas un compliment car le vieil homme poursuivit : «On ne veut pas que ce mur soit beau, on ne veut pas de ce mur, rentrez chez vous. »

En septembre 2006, il place une poupée gonflable en taille réelle à Disneyland (Californie) qui porte un uniforme orange comme ceux de Guantanamo.

Au cours de l'été 2009, une importante exposition de plus de 100 œuvres lui a été consacrée au musée de Bristol. Elle aura accueilli plus de 300 000 visiteurs pendant 12 semaines.


Techniques utilisées

Les œuvres de Banksy sont, pour la plupart de ses peintures, effectuées avec des pochoirs. Dans son livre Wall and Piece, Banksy explique cette décision : il travaillait lentement lors de ses débuts, et se faisait souvent prendre en flagrant délit. Les pochoirs lui permirent de travailler beaucoup plus rapidement et d’échapper à la police.

En 2010 est sorti le film Faites le mur ! (Exit Through the Gift Shop), réalisé par Banksy lui-même et présenté au Festival du film de Sundance, ainsi qu'à la Berlinale. Celui-ci fut nommé pour l'Oscar du meilleur film documentaire en janvier 2011. Le film présente des artistes comme Invader et Shepard Fairey, tous supposément filmés par Thierry Guetta, qui tente lui aussi de devenir un artiste urbain.



En 2011, juste après les émeutes qui ont secoué le Royaume-Uni, il diffuse sur Channel 4 un documentaire sur la désobéissance civile intitulé The Antics Roadshow.


À partir du 1er octobre 2013, il réalise des œuvres à New York, mêlant graffitis et installations dans des camions. Il intitule cette prestation Better out than in[1]. Son premier graffiti est rapidement vandalisé. Il est aussi, à cette occasion, pisté par les fans. L'un d'eux dépose un pisteur dans un des camions qu'il a redécoré, tandis qu'un autre diffuse une photo d'une personne censée être Banksy prise alors qu'un de ses camions était tombé en panne.

En août 2015, il ouvre son parc d'attractions Dismaland à Weston-super-Mare, qui est une sombre parodie de Disneyland et qui s'avère être une exposition gigantesque réunissant des œuvres de Banksy ainsi que d'une cinquantaine d'autresartistes. Le 28 septembre 2015, le parc ferme ses portes au public avec un dernier concert après cinq semaines d'ouverture. L'artiste a fait savoir que le bois utilisé pour la construction du parc serait récupéré et envoyé à Calais afin d'être utilisé pour construire des abris pour les réfugiés.

[Ce texte est emprunté à l’article consacré à Banksy par Wikipedia]

De nombreux sites sont consacrés à Banksy. En voici quelques uns sélectionnés pour vous permettre d'aller plus loin






[1] Etre mieux dehors que dedans. 

dimanche 18 juin 2017

LITTERATURE : Marc LEVY - LE VOLEUR D'OMBRES



Marc Lévy – Le voleur d’ombres

Avec le héros, nous revivons ces moments difficiles à l’école primaire où, nouveau venu dans une nouvelle classe, nous avons tous essayé de nous faire des amis. Comme dans toutes les classes, il y avait un caïd, dénommé Marquès, grand, costaud, qui voulait faire peser sa loi sur les plus faibles. Il y avait aussi Elisabeth, la plus jolie et la plus intelligente fille de la classe dont tous les garçons étaient amoureux. Et Luc, le fils du boulanger, qui devint le meilleur ami de notre héros pour la vie. 

Mais, depuis sa plus tendre enfance, celui-ci a un don : lorsqu’il marche sur l’ombre d’un autre, celle-ci lui révèle tout ce que ne disent pas les mots. Ainsi, il apprend par l’ombre de Marquès qu’elle est malheureuse avec son vrai propriétaire car Marquès lui-même est malheureux.

Il est rare que l’on ne perde pas de vue ses copains d’enfance, même lorsqu’il s’agit de son meilleur ami. Notre héros, lui, conservera le sien et, ensemble, ils monteront à Paris, feront des études médicales, partageront la même fille, jusqu’à ce que chacun trouve son chemin.


Magnifique roman, à la fois drôle, tendre, émouvant et empreint d’une dimension fantastique qui, à travers les rêves et les souvenirs de l’enfance, nous entraînera dans la quête d’identité de deux amis.   

Marc Lévy - Le voleur d'ombres, est le 11ème roman de l'auteur. Il est paru, comme tous les autres, chez Robert Laffont, en 2010. On peut aussi le trouver en édition de poche (coll. Pocket) 

vendredi 2 juin 2017

LITTERATURE : Kelley YORK "LE PIÈGE DE L'INNOCENCE"


Kelley York : Le piège de l’innocence (titre original : Modern monsters)

Vic Howard est jeune lycéen mal dans sa peau que tout le monde ignore. Son meilleur et seul ami est Brett, un garçon brillant, à qui l'avenir sourit. Les parents de Brett, des gens aisés (le père est avocat) témoignent à Vic, depuis son enfance, une attention que sa propre mère ne lui accorde pas.

Un week-end, Brett est invité à une fête organisée par des copains dans une maison au bord d’un lac. Comme il ne veut pas y aller seul, il convainc Vic de l’accompagner. Ce dernier n’est pas très emballé mais pour ne pas déplaire à Brett, il cède à ses instances.  Comme on pouvait s’y attendre, la soirée est très arrosée et on y fume des joints. Pendant la soirée, Vic remarque qu’une fille de son lycée, Callie, est malade d’avoir trop bu et, bien qu'il ne la connaisse que de vue, n'écoutant que son bon cœur, il la conduit dans une chambre pour qu’elle s’y repose. Puis Brett et lui quittent la fête.  

Les choses auraient pu en rester là si, le lendemain matin, la police ne sonnait pas chez Vic, pour lui annoncer que Callie l'accusait de l'avoir violée. Vic, qui est resté sobre pendant la soirée (c'est lui qui a pris le volant de la voiture de Brett au retour car celui-ci avait aussi trop bu), a beau affirmer qu'il est innocent, il est le seul suspect. Même sa mère propre mère ne le croit pas et le laisse se débrouiller seul avec les policiers. Seuls les parents de Brett lui apportent leur aide et l'hébergent chez eux. 

Au lycée, lui qui était jusque là transparent, est aussi devenu le thème de toutes les conversations ce dont il se serait bien passé. Jusqu’à Autumn, la meilleure amie de Callie, qui le menace de lui rouler dessus s'il s'approche à nouveau de sa copine. 

Mais, lorsque les expertises médico-légales démontrent que Vic n'est pas le coupable, l'étau se desserre quelque peu. Vic se rapproche d’Autumn et ensemble ils vont chercher qui, parmi les lycéens, a pu commettre un tel crime.

Ils y parviendront mais ce ne sera qu'au prix de la perte de l'innocence et du douloureux passage à l'âge adulte. 

Très beau roman initiatique qui traite d’un sujet, hélas, tragique et récurrent parmi les adolescents, celui du viol.


L’auteur, dont j’avais déjà lu un roman, Suicide Watch, traite de ce thème difficile d’un point de vue original, celui de l’accusé. Elle le fait avec beaucoup d’empathie et beaucoup d’humanité dans un style simple mais terriblement efficace. 

samedi 27 mai 2017

LITTERATURE : Kelley YORK "Suicide Watch"



Critique du livre « La rencontre du dernier espoir » par Kelley York (Pocket jeunesse, 2017) – Traduit de l’anglais. Titre original : « Suicide watch »


En faisant son jogging matinal, Vince est le témoin impuissant du suicide d'une inconnue. Lui-même, rejeté par ses parents, adopté sur le tard par Maggie, une vieille dame, est mal dans sa peau. Maggie morte, il doit quitter la maison où il habitait avec elle et se retrouve seul. Plus rien ne le rattachant à la vie, il envisage le suicide. Sur internet, il s'inscrit sur un forum intitulé "Suicide Watch". Contre toute attente, c'est là qu'il va trouver ses nouveaux amis, Adam, paumé comme lui, et Casper, une fille de leur âge condamnée par un cancer en phase terminale. Cette amitié va les rapprocher et les sauver. Une histoire émouvante, écrite sans pathos, dans une écriture sensible et simple qui saura vous toucher. Je recommande ce livre à tous les adolescents et plus encore à leurs parents, enseignants, éducateurs, qui ont affaire à des jeunes fragiles qui risqueraient de passer à l'acte.

Du même auteur, à lire aussi :


vendredi 26 mai 2017

DANSE/CIRQUE : Francis PERREAULT "Roue Cyr"



Diplômé de l'École nationale de cirque de Montréal, Francis Perreault, 22 ans, vient de rafler une médaille de bronze à la « roue Cyr duo » sous le plus grand chapiteau du monde au prestigieux « Festival mondial du cirque de demain » à Paris. 

Avec sa partenaire allemande, Lea Toran Jenner, qu’il a rencontrée à l'École nationale de cirque de Montréal, il forme le duo Unity qui a été approché par le Cirque du Soleil pour des collaborations futures. 

Pour Francis Perreault, c'est donc un grand rêve qui se concrétise : « La passion des arts et du cirque m'est apparue pour la première fois quand j'ai vu un spectacle du Cirque du Soleil, le spectacle Corteo. J'ai tout de suite su que c'est cela que je voulais faire dans la vie. Aller faire mes études à l'École nationale de cirque de Montréal (qui a une grande réputation internationale) seul à 15 ans fut ma première grande réalisation dans cette direction. Maintenant, d'avoir gagné un prix sur la plus prestigieuse scène de la plus grande compétition de cirque au monde au regard de milliers de spectateurs présents là-bas et à la télé européenne, c'est un deuxième très grand accomplissement personnel. Je suis fier d'avoir persévéré et d'avoir tenu bon à travers la dureté du travail exigé pour en arriver là où je suis maintenant. C'est vraiment beaucoup de travail. Mais, ça en valait la peine. Les portes sont maintenant grandes ouvertes pour l'avenir ».

MUSIQUE : Luka SULIC interprète Rachmaninov



 Avec Stjepan Hauser, Luka Šulić forme le célèbre duo de violoncellistes 2Cellos dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

lundi 15 mai 2017

DANSE : Nouvelle interprétation de Mr. Bojangles

Voici une nouvelle interprétation de Mr. Bojangles par JT (Church) and Robert (Roldan) dont j'ai déjà mis une magnifique vidéo ici (The Mirror).

 

COUP DE CŒUR MUSICAL : "BANG BANG" par KALEO



Bang Bang (Bang Bang)

I was five and he was six,
J'avais cinq ans et il en avait six
We rode on horses made of sticks.
Nous chevauchions des chevaux de bois.
He wore black and I wore white,
Il portait du noir, je portais du blanc
He would always win the fight.
Il gagnait toujours la bataille.
Bang Bang,
Bang Bang,
He shot me down
Il m'a tué
Bang Bang,
Bang Bang,
I hit the ground
Je suis tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
My baby shot me down.
Mon amour m'a tué.
Seasons came and changed the time,
Les saisons ont passé et les temps ont changé,
When i grew up i called him mine.
Quand j'ai grandi je l'ai appelé mien.
He would always laugh and say,
Il voulait toujours rire et parler,
Remember when we used to play.
Souviens-toi de nos jeux d’enfants
Bang Bang,
Bang Bang,
I shot you down
Je t'ai tué
Bang Bang,
Bang Bang,
You hit the ground
Tu es tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
I used to shoot you down.
J'avais l'habitude de te tuer
Music played and people sang,
La musique jouait et tout le monde chantait (que)
Just for me the churchbells rang.
Juste pour moi les cloches de l'église sonnaient.
Now he's gone,
Maintenant il est parti,
I dont know why.
Je ne sais pas pourquoi.
And till this day,
Et depuis ce jour,
Sometimes i cry.
Parfois je pleure.
He didn't even say goodbye,
Il ne m'a même pas dit au revoir,
He didn't take the time to lie.
Il n'a pas pris le temps de mentir.
Bang Bang,
Bang Bang,
He shot me down
Il m'a tué
Bang Bang,
Bang Bang,
I hit the ground
Je suis tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
My baby shot me down
Mon amour m'a tué

[Traduction : Roland Comte]

Histoire de cette chanson

Bang Bang (aussi connue sous le titre : My Baby Shot Me Down) fut à l’origine une chanson de Cher sortie en 1966 en tant que deuxième single de son deuxième album studio The Sonny Side of Cher. Elle avait été écrite par son mari Sonny Bono. La chanson connut un succès immédiat, d’abord aux États-Unis puis au Royaume-Uni. Cher sortit le single dans une nouvelle version en 1988.

Les reprises sont tellement nombreuses qu’il est difficile de les lister toutes. Dès 1966, les plus connues furent celles de Petula Clark, en Angleterre, et de Sheila et de Dalida en France et en Italie. Elle ne sortit jamais vraiment des mémoires mais c’est le film Kill Bill, en 2003, qui lui donna une nouvelle jeunesse. 

Cette nouvelle reprise par le groupe suédois Kaleo est empreinte d'une force remarquable qui donne à cette chanson tout son caractère tragique. 

mardi 9 mai 2017

LITTERATURE : "EN ATTENDANT BOJANGLES" D'OLIVIER BOURDEAUT


En attendant Bojangles est un roman français d'Olivier Bourdeaut paru le 7 janvier 2016 aux éditions Finitude.

Succès littéraire dès les premières semaines de sa publication, le livre a reçu par la suite de nombreux prix littéraires, dont le Prix France Télévisions, le Grand prix RTL-Lire et le Prix du roman des étudiants France Culture-Télérama.

Résumé

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. 
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours."

[Présentation de l’éditeur]

Le récit raconte l'histoire d'une famille improbable, un père, une mère un peu folle, et un enfant charmant et intelligent qui fait la fierté de ses parents, vite retiré de l’école. La famille vit une vie de bohème et reçoit beaucoup. Chacun invente des histoires, détourne les formules et les mots. Personne n'ouvre le courrier. Et Mr Bojangles est le morceau de musique fétiche de la mère, dans l'interprétation de Nina Simone. « Mes parents dansaient tout le temps, partout. »
Le roman alterne le récit du fils (ma mère, mon père) et le roman du père (notre fils). Le père n'a ni nom ni prénom, mais une généalogie bizarre. La mère change de prénom chaque jour, ou à chaque page, selon l'humeur du père. Le fils est partagé entre deux mondes incompatibles : « Je mentais à l'endroit chez moi et à l'envers à l'école, c'était compliqué pour moi, mais plus simple pour les autres ».

Les problèmes commencent vraiment quand les impôts viennent réclamer leur dû. Ce qui oblige la famille à vendre son grand appartement. La mère, que l’on croyait jusque-là seulement fantasque, commence à donner des signes de véritable folie. Avec le déménagement, sa folie s’accentue, entrecoupée de moments de lucidité de plus en plus rares. Désormais, elle vacille plus qu’elle ne danse, sur la voix de Nina Simone interprétant en boucle Mr. Bojangles, une histoire aussi triste et désespérée que celle de cette famille perdue qui se perd chaque jour un peu plus dans ses rêves qui virent au cauchemar. L’enfant, lucide, décrit ce naufrage final qui se clôt par le suicide de la mère dont on comprend qu’elle a cédé à sa folie.

Sur l’auteur :

« Retenez bien le nom de cet inconnu: Olivier Bourdeaut. A 35 ans, il sera bientôt fameux et son premier roman va faire un tabac. […] Dans une prose chantante, il fait sourire les larmes et pleurer l’allégresse. Il mérite le succès qui va fondre sur cette fable extravagante et bouleversante. »

Jérôme Garcin, L’Obs.

MUSIQUE : ROBBIE WILLIAM - "ANGELS"



Robbie William – Angels

I sit and wait
Je m'assois et j'attends
Does an angel contemplate my fate
Un ange imagine-t-il mon destin
And do they know
Et connaissent-ils
The places where we go
Les endroits où nous dirigent nos pas
When we're grey and old
Quand nous sommes grisonnants et vieux
'cos I have been told
Car on m'a dit
That salvation lets their wings unfold
Que le salut leur fait déployer leurs ailes
So when I'm lying in my bed
Alors quand je suis couché dans mon lit
Thoughts running through my head
Les pensées se bousculent dans ma tête
And I feel the love is dead
Et quand j'ai le sentiment que l'amour est mort
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
[Chorus]
[Refrain]
And through it all she offers me protection
Et à travers tout ça elle m'offre sa protection
A lot of love and affection
Beaucoup d'amour et d'affection
Whether I'm right or wrong
Que j'aie raison ou que j’aie tort
And down the waterfall
Et emporté par la chute d’eau
Wherever it may take me
Qu’importe où cela me mène
I know that life won't break me
Je sais que cette vie ne me brisera pas
When I come to call she won't forsake me
Quand je l'appellerai elle ne m'abandonnera pas
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
When I'm feeling weak
Quand je me sens faible
And my pain walks down a one way street
Et que ma douleur m’entraîne vers le bas
I look above
Je regarde vers le ciel
And I know I'll always be blessed with love
Et je sais que je serai toujours béni par l'amour
And as the feeling grows
Et alors que le sentiment grandit
She breathes flesh to my bones
Elle m’insuffle sa force
And when love is dead
Et quand l'amour est mort
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
[Chorus] (x2)
[Refrain] (x2)

[Traduction : Roland Comte]

lundi 8 mai 2017

MUSIQUE : NINA SIMONE "MR. BOJANGLES"



Nina Simone – Mr. Bojangles*

I knew a man Bojangles
Je connaissais un homme, il s’appelait Bojangles
And he danced for you
Et il dansait pour vous
In worn out shoes
Dans des chaussures hors d’âge
With silver hair, a ragged shirt
Cheveux gris, une chemise en loques
And baggy pants, the old soft show
Et des pantalons amples, c’était le spectacle habituel
He jumped so high, he jumped so high
Il sautait si haut, il sautait si haut
Then he lightly touched down
Puis il retombait doucement sur le sol

I met him in a cell in New Orleans
Je l’ai rencontré dans une cellule à la Nouvelle-Orléans
I was down and out
J’étais au fond du trou
He looked at me to be the eyes of age
Il m’a regarda avec le regard de ceux qui ont tout vu
As he spoke right out
Et il se mit aussitôt à parler
He talked of life, he talked of life
Il parla de la vie, de la vie
He laughed, slapped his leg a step
Il rit, il ébaucha un pas de danse

He said his name, Bojangles
Il me dit son nom, Bojangles
And he danced a lick across the cell
Puis il a traversé la cellule en dansant
He grabbed his pants
Il a remonté son pantalon
in fettered stance
entre deux couplets
Oh, he jumped up high
Oh, ce qu’il sautait haut
Then he clicked his heels
Puis il claqua des talons
He let go a laugh, he let go a laugh
Il laissa échapper un rire, il laissa échapper un rire
Shook back his clothes all around
Il secoua ses fringues autour de lui

Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, dance!
Mr. Bojangles, dansez !

He danced for those
Il dansait pour eux
At minstrel shows and county fairs
Aux spectacles de variétés et aux foires de comtés

Throughout the south
A travers tout le Sud
He spoke with tears of 15 years
Avec des larmes dans les yeux, Il parla des 15 années
How his dog and him traveled about
Pendant lesquelles son chien et lui avaient traversé le pays
His dog up and died, he up and died
Puis son chien est mort dans ses bras, il est mort dans ses bras
After 20 years he still grieves
Vingt ans après, il le pleure encore

He said I dance now
Il dit, je danse maintenant
At every chance in honky tonks
A chaque occasion, dans tous les tripots
For drink and tips
Pour un coup à boire, pour une aumône
But most of the time
Mais la plupart du temps
I spend behind these county bars
Je le passe derrière le comptoir
Cause I drinks a bit
Parce que j’ai trop bu

He shook his head
Il secoua la tête
And as he shook his head
Et il secoua la tête
I heard someone ask him
J’entendis quelqu’un lui demander
Please, please
S’il vous plaît, s’il vous plaît
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles,
Mr. Bojangles, dance!
Mr. Bojanglez, dansez !

* Pron. « bowdjàngles »

[La traduction est de moi] 

"Une chanson, comme un poème, a souvent une histoire. Ce titre, écrit par le musicien country Jerry Jeff Walker date de 1968, sur l’album éponyme. Il a été repris de nombreuses fois, par divers artistes, dont Elton John, Jamie Cullum, Cat Stevens, ou Robbie Williams. Cette interprétation de Nina Simone est particulièrement sensible et touchante.

Jerry Jeff Walker raconte qu’il a été inspiré par sa rencontre par un artiste de rue, dans une prison de La Nouvelle Orléans. Là, il a rencontré un vagabond qui se donnait lui-même le nom de Mr Bojangles, pour dissimuler sa véritable identité à la police. Réunis dans la même cellule, les deux hommes ont discuté des choses de la vie. Et puis Mr Bojangles s’est mis à parler de son chien mort et l’atmosphère est devenue lourde. Alors pour alléger l’ambiance, un des reclus a demandé quelque chose de plus drôle et Mr Bojangles a alors démontré son talent de danseur de claquettes. Une chanson était née…

Cette chanson a inspiré le titre du premier roman d’Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, sorti en janvier 2016 (Ed. Finitudes). Voici ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. 
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours. »

[Merci à Gwenaëlle sur le blog Glaz Mag, pour ce bel éclairage d’un titre énigmatique.]

dimanche 7 mai 2017

MUSIQUE : KALEO "WAY DOWN WE GO"I



Kaleo – Way down we go
Paroles et traduction de «Way Down We Go»
Vers le bas nous allons
Oh Father tell me, do we get what we deserve?
Oh père dis-moi, avons-nous ce que nous méritons?
Oh we get what we deserve
Oh nous avons ce que nous méritons
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go-o-o-o-o
Vers le bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons
You let your feet run wild
Tu as laissé tes pieds t’emmener où ils avaient envie d’aller
Time has come as we all oh, go down
Le temps est venu pour que nous, oh nous allions vers le bas 
Yeah but for the fall oh, my
Ouais mais pour la chute, oh mon dieu
Do you dare to look him right in the eyes?
Oseras-tu le regarder droit dans les yeux?
Cause they will run you down, down til the dark
Parce qu'ils vont te descendre, descendre jusqu'à t’enfermer dans le noir
Yes and they will run you down, down til you fall
Oui et ils t’entraîneront vers le bas, jusqu'à ta chute
And they will run you down, down til you go
Et ils vont t’entraîner vers la bas, jusqu'à la chute
Yeah so you can't crawl no more
Ouais ainsi tu ne pourras plus ramper
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go
Vers le bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Cause they will run you down, down til you fall
Parce qu'ils t’entraîneront vers le bas, jusqu'à ta chute
Way down we go
Vers le bas nous allons
(Instru)
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uh uhhhh uh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uh uhhhh
Oh bab-bab-yeah
Wow baby-a-aha
Baby
Bab, down we go

Bébé, vers le bas nous allons
Yeah
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons


Traduction par Visa https://www.lacoccinelle.net/ Traduction revue par mes soins.

Qui est Kaleo ?

Kaleo est un groupe Islandais de folk et rock, formé en 2012. Ses membres actuels sont Jökull Júlíusson (voix et guitare), Davíð Antonsson (percussions et voix), Daníel Ægir Kristjánsson (basse), et Rubin Pollock (guitare et voix).

Kaleo a sorti deux albums studio, Kaleo (2013) et A/B (2016), ainsi qu'un EP, Glasshouse (2013).

Histoire

La première apparition publique majeure du groupe était au festival Iceland Airwaves Music en novembre 2012. Le groupe a gagné en popularité après que leur chanson Vor í Vaglaskógi a été largement diffusée par la radio islandaise Rás 2 et est apparue dans la liste top 10 de la station. Cette chanson est également apparue dans le premier épisode de la série télévisée Trapped.

En 2014, le groupe attire l'attention quand leur single All the Pretty Girls dépasse les 23 millions d'écoutes sur Spotify.

Début 2015, Kaleo signe avec Atlantic Records et s'installe à Austin (Texas). Pendant l'année 2015, Kaleo attire l'attention aux États-Unis. Leur performance au South by Southwest (SXSW) en 2015 recueille les critiques positives de la presse. Ils apparaissent notamment dans la liste des « 40 groupes à écouter » de Esquire. All the Pretty Girls a atteint la neuvième place du classement des Chansons Adultes Alternatives de Billboard.

En août 2015, Kaleo sort le single Way Down We Go. La chanson apparaît dans la série Blindspot, dans la bande originale de FIFA 16, dans l'épisode final de la saison 5 finale de Suits, dans la bande annonce de la saison 4 de la série Orange Is the New Black ainsi que dans la bande annonce du film Logan sorti en 2017 . Aux États-Unis, la chanson atteint la 8e place du classement des Chansons Adultes Alternatives, et la 9e place des Hot Rock Songs.


[Extrait de l'article de Wikipedia qui leur est consacré]

jeudi 4 mai 2017

CARNET NOIR : "TOUTES CES CHOSES QU'ON NE S'EST PAS DITES"



Quatre jours avant de se marier avec Adam, Julia reçoit un coup de téléphone du secrétaire de son père, un important homme d'affaire qui ne lui a jamais consacré beaucoup de temps. Celui-ci ne pourra pas assister à la cérémonie car, pour une fois, son excuse est toute trouvée : il est mort. Après l'enterrement, Julia découvre que son père lui a réservé une surprise : le voyage le plus extraordinaire de sa vie et peut-être l'occasion de se dire enfin "Toutes ces choses qu'ils ne se sont pas dites."

J’en ai tiré cet extrait émouvant d’un père qui s’adresse à sa fille, que j’ai transcrit dans mon Carnet noir :

«Anthony à Julia : Sais-tu comme on a le mal de vivre le jour où les enfants s’en vont ? As-tu imaginé le goût de cette rupture ? Je vais te dire ce qui arrive. On est là comme un con sur le pas de sa porte à vous regarder partir, à se convaincre qu’il faut se réjouir de cet envol nécessaire, aimer l’insouciance qui nous pousse et nous dépossède de notre propre chair. Les portes refermées, il faut tout réapprendre ; à meubler les pièces vides, à ne plus guetter le bruit des pas, à oublier les craquements rassurants de l’escalier lorsque vous rentrez tard, et que l’on s’endormait enfin, tranquille, alors qu’il faut désormais chercher le sommeil, en vain, puisque vous ne rentrez plus. Tu vois (…) pourtant aucun père, aucune mère n’en tire une quelconque gloire. C’est cela aimer, et nous n’avons pas d’autre choix, puisque nous vous aimons. »  

Marc Lévy. Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites. Paris, Robert Laffont, 2008. Ce livre existe aussi en collection de poche (Editions Pocket).