"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

dimanche 18 juin 2017

LITTERATURE : Marc LEVY - LE VOLEUR D'OMBRES



Marc Lévy – Le voleur d’ombres

Avec le héros, nous revivons ces moments difficiles à l’école primaire où, nouveau venu dans une nouvelle classe, nous avons tous essayé de nous faire des amis. Comme dans toutes les classes, il y avait un caïd, dénommé Marquès, grand, costaud, qui voulait faire peser sa loi sur les plus faibles. Il y avait aussi Elisabeth, la plus jolie et la plus intelligente fille de la classe dont tous les garçons étaient amoureux. Et Luc, le fils du boulanger, qui devint le meilleur ami de notre héros pour la vie. 

Mais, depuis sa plus tendre enfance, celui-ci a un don : lorsqu’il marche sur l’ombre d’un autre, celle-ci lui révèle tout ce que ne disent pas les mots. Ainsi, il apprend par l’ombre de Marquès qu’elle est malheureuse avec son vrai propriétaire car Marquès lui-même est malheureux.

Il est rare que l’on ne perde pas de vue ses copains d’enfance, même lorsqu’il s’agit de son meilleur ami. Notre héros, lui, conservera le sien et, ensemble, ils monteront à Paris, feront des études médicales, partageront la même fille, jusqu’à ce que chacun trouve son chemin.


Magnifique roman, à la fois drôle, tendre, émouvant et empreint d’une dimension fantastique qui, à travers les rêves et les souvenirs de l’enfance, nous entraînera dans la quête d’identité de deux amis.   

Marc Lévy - Le voleur d'ombres, est le 11ème roman de l'auteur. Il est paru, comme tous les autres, chez Robert Laffont, en 2010. On peut aussi le trouver en édition de poche (coll. Pocket) 

vendredi 2 juin 2017

LITTERATURE : Kelley YORK "LE PIÈGE DE L'INNOCENCE"


Kelley York : Le piège de l’innocence (titre original : Modern monsters)

Vic Howard est jeune lycéen mal dans sa peau que tout le monde ignore. Son meilleur et seul ami est Brett, un garçon brillant, à qui l'avenir sourit. Les parents de Brett, des gens aisés (le père est avocat) témoignent à Vic, depuis son enfance, une attention que sa propre mère ne lui accorde pas.

Un week-end, Brett est invité à une fête organisée par des copains dans une maison au bord d’un lac. Comme il ne veut pas y aller seul, il convainc Vic de l’accompagner. Ce dernier n’est pas très emballé mais pour ne pas déplaire à Brett, il cède à ses instances.  Comme on pouvait s’y attendre, la soirée est très arrosée et on y fume des joints. Pendant la soirée, Vic remarque qu’une fille de son lycée, Callie, est malade d’avoir trop bu et, bien qu'il ne la connaisse que de vue, n'écoutant que son bon cœur, il la conduit dans une chambre pour qu’elle s’y repose. Puis Brett et lui quittent la fête.  

Les choses auraient pu en rester là si, le lendemain matin, la police ne sonnait pas chez Vic, pour lui annoncer que Callie l'accusait de l'avoir violée. Vic, qui est resté sobre pendant la soirée (c'est lui qui a pris le volant de la voiture de Brett au retour car celui-ci avait aussi trop bu), a beau affirmer qu'il est innocent, il est le seul suspect. Même sa mère propre mère ne le croit pas et le laisse se débrouiller seul avec les policiers. Seuls les parents de Brett lui apportent leur aide et l'hébergent chez eux. 

Au lycée, lui qui était jusque là transparent, est aussi devenu le thème de toutes les conversations ce dont il se serait bien passé. Jusqu’à Autumn, la meilleure amie de Callie, qui le menace de lui rouler dessus s'il s'approche à nouveau de sa copine. 

Mais, lorsque les expertises médico-légales démontrent que Vic n'est pas le coupable, l'étau se desserre quelque peu. Vic se rapproche d’Autumn et ensemble ils vont chercher qui, parmi les lycéens, a pu commettre un tel crime.

Ils y parviendront mais ce ne sera qu'au prix de la perte de l'innocence et du douloureux passage à l'âge adulte. 

Très beau roman initiatique qui traite d’un sujet, hélas, tragique et récurrent parmi les adolescents, celui du viol.


L’auteur, dont j’avais déjà lu un roman, Suicide Watch, traite de ce thème difficile d’un point de vue original, celui de l’accusé. Elle le fait avec beaucoup d’empathie et beaucoup d’humanité dans un style simple mais terriblement efficace.