"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

lundi 15 mai 2017

DANSE : Nouvelle interprétation de Mr. Bojangles

Voici une nouvelle interprétation de Mr. Bojangles par JT (Church) and Robert (Roldan) dont j'ai déjà mis une magnifique vidéo ici (The Mirror).

 

COUP DE COEUR MUSCIAL : "BANG BANG" par KALEO



Bang Bang (Bang Bang)

I was five and he was six,
J'avais cinq ans et il en avait six
We rode on horses made of sticks.
Nous chevauchions des chevaux de bois.
He wore black and I wore white,
Il portait du noir, je portais du blanc
He would always win the fight.
Il gagnait toujours la bataille.
Bang Bang,
Bang Bang,
He shot me down
Il m'a tué
Bang Bang,
Bang Bang,
I hit the ground
Je suis tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
My baby shot me down.
Mon amour m'a tué.
Seasons came and changed the time,
Les saisons ont passé et les temps ont changé,
When i grew up i called him mine.
Quand j'ai grandi je l'ai appelé mien.
He would always laugh and say,
Il voulait toujours rire et parler,
Remember when we used to play.
Souviens-toi de nos jeux d’enfants
Bang Bang,
Bang Bang,
I shot you down
Je t'ai tué
Bang Bang,
Bang Bang,
You hit the ground
Tu es tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
I used to shoot you down.
J'avais l'habitude de te tuer
Music played and people sang,
La musique jouait et tout le monde chantait (que)
Just for me the churchbells rang.
Juste pour moi les cloches de l'église sonnaient.
Now he's gone,
Maintenant il est parti,
I dont know why.
Je ne sais pas pourquoi.
And till this day,
Et depuis ce jour,
Sometimes i cry.
Parfois je pleure.
He didn't even say goodbye,
Il ne m'a même pas dit au revoir,
He didn't take the time to lie.
Il n'a pas pris le temps de mentir.
Bang Bang,
Bang Bang,
He shot me down
Il m'a tué
Bang Bang,
Bang Bang,
I hit the ground
Je suis tombé
Bang Bang,
Bang Bang,
That awfull sound
Cet affreux son
Bang Bang,
Bang Bang,
My baby shot me down
Mon amour m'a tué

[Traduction : Roland Comte]

Histoire de cette chanson

Bang Bang (aussi connue sous le titre : My Baby Shot Me Down) fut à l’origine une chanson de Cher sortie en 1966 en tant que deuxième single de son deuxième album studio The Sonny Side of Cher. Elle avait été écrite par son mari Sonny Bono. La chanson connut un succès immédiat, d’abord aux États-Unis puis au Royaume-Uni. Cher sortit le single dans une nouvelle version en 1988.

Les reprises sont tellement nombreuses qu’il est difficile de les lister toutes. Dès 1966, les plus connues furent celles de Petula Clark, en Angleterre, et de Sheila et de Dalida en France et en Italie. Elle ne sortit jamais vraiment des mémoires mais c’est le film Kill Bill, en 2003, qui lui donna une nouvelle jeunesse. 

Cette nouvelle reprise par le groupe suédois Kaleo est empreinte d'une force remarquable qui donne à cette chanson tout son caractère tragique. 

mardi 9 mai 2017

LITTERATURE : "EN ATTENDANT BOJANGLES" D'OLIVIER BOURDEAUT


En attendant Bojangles est un roman français d'Olivier Bourdeaut paru le 7 janvier 2016 aux éditions Finitude.

Succès littéraire dès les premières semaines de sa publication, le livre a reçu par la suite de nombreux prix littéraires, dont le Prix France Télévisions, le Grand prix RTL-Lire et le Prix du roman des étudiants France Culture-Télérama.

Résumé

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. 
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours."

[Présentation de l’éditeur]

Le récit raconte l'histoire d'une famille improbable, un père, une mère un peu folle, et un enfant charmant et intelligent qui fait la fierté de ses parents, vite retiré de l’école. La famille vit une vie de bohème et reçoit beaucoup. Chacun invente des histoires, détourne les formules et les mots. Personne n'ouvre le courrier. Et Mr Bojangles est le morceau de musique fétiche de la mère, dans l'interprétation de Nina Simone. « Mes parents dansaient tout le temps, partout. »
Le roman alterne le récit du fils (ma mère, mon père) et le roman du père (notre fils). Le père n'a ni nom ni prénom, mais une généalogie bizarre. La mère change de prénom chaque jour, ou à chaque page, selon l'humeur du père. Le fils est partagé entre deux mondes incompatibles : « Je mentais à l'endroit chez moi et à l'envers à l'école, c'était compliqué pour moi, mais plus simple pour les autres ».

Les problèmes commencent vraiment quand les impôts viennent réclamer leur dû. Ce qui oblige la famille à vendre son grand appartement. La mère, que l’on croyait jusque-là seulement fantasque, commence à donner des signes de véritable folie. Avec le déménagement, sa folie s’accentue, entrecoupée de moments de lucidité de plus en plus rares. Désormais, elle vacille plus qu’elle ne danse, sur la voix de Nina Simone interprétant en boucle Mr. Bojangles, une histoire aussi triste et désespérée que celle de cette famille perdue qui se perd chaque jour un peu plus dans ses rêves qui virent au cauchemar. L’enfant, lucide, décrit ce naufrage final qui se clôt par le suicide de la mère dont on comprend qu’elle a cédé à sa folie.

Sur l’auteur :

« Retenez bien le nom de cet inconnu: Olivier Bourdeaut. A 35 ans, il sera bientôt fameux et son premier roman va faire un tabac. […] Dans une prose chantante, il fait sourire les larmes et pleurer l’allégresse. Il mérite le succès qui va fondre sur cette fable extravagante et bouleversante. »

Jérôme Garcin, L’Obs.

MUSIQUE : ROBBIE WILLIAM - "ANGELS"



Robbie William – Angels

I sit and wait
Je m'assois et j'attends
Does an angel contemplate my fate
Un ange imagine-t-il mon destin
And do they know
Et connaissent-ils
The places where we go
Les endroits où nous dirigent nos pas
When we're grey and old
Quand nous sommes grisonnants et vieux
'cos I have been told
Car on m'a dit
That salvation lets their wings unfold
Que le salut leur fait déployer leurs ailes
So when I'm lying in my bed
Alors quand je suis couché dans mon lit
Thoughts running through my head
Les pensées se bousculent dans ma tête
And I feel the love is dead
Et quand j'ai le sentiment que l'amour est mort
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
[Chorus]
[Refrain]
And through it all she offers me protection
Et à travers tout ça elle m'offre sa protection
A lot of love and affection
Beaucoup d'amour et d'affection
Whether I'm right or wrong
Que j'aie raison ou que j’aie tort
And down the waterfall
Et emporté par la chute d’eau
Wherever it may take me
Qu’importe où cela me mène
I know that life won't break me
Je sais que cette vie ne me brisera pas
When I come to call she won't forsake me
Quand je l'appellerai elle ne m'abandonnera pas
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
When I'm feeling weak
Quand je me sens faible
And my pain walks down a one way street
Et que ma douleur m’entraîne vers le bas
I look above
Je regarde vers le ciel
And I know I'll always be blessed with love
Et je sais que je serai toujours béni par l'amour
And as the feeling grows
Et alors que le sentiment grandit
She breathes flesh to my bones
Elle m’insuffle sa force
And when love is dead
Et quand l'amour est mort
I'm loving angels instead
Je me tourne vers les anges
[Chorus] (x2)
[Refrain] (x2)

[Traduction : Roland Comte]

lundi 8 mai 2017

MUSIQUE : NINA SIMONE "MR. BOJANGLES"



Nina Simone – Mr. Bojangles*

I knew a man Bojangles
Je connaissais un homme, il s’appelait Bojangles
And he danced for you
Et il dansait pour vous
In worn out shoes
Dans des chaussures hors d’âge
With silver hair, a ragged shirt
Cheveux gris, une chemise en loques
And baggy pants, the old soft show
Et des pantalons amples, c’était le spectacle habituel
He jumped so high, he jumped so high
Il sautait si haut, il sautait si haut
Then he lightly touched down
Puis il retombait doucement sur le sol

I met him in a cell in New Orleans
Je l’ai rencontré dans une cellule à la Nouvelle-Orléans
I was down and out
J’étais au fond du trou
He looked at me to be the eyes of age
Il m’a regarda avec le regard de ceux qui ont tout vu
As he spoke right out
Et il se mit aussitôt à parler
He talked of life, he talked of life
Il parla de la vie, de la vie
He laughed, slapped his leg a step
Il rit, il ébaucha un pas de danse

He said his name, Bojangles
Il me dit son nom, Bojangles
And he danced a lick across the cell
Puis il a traversé la cellule en dansant
He grabbed his pants
Il a remonté son pantalon
in fettered stance
entre deux couplets
Oh, he jumped up high
Oh, ce qu’il sautait haut
Then he clicked his heels
Puis il claqua des talons
He let go a laugh, he let go a laugh
Il laissa échapper un rire, il laissa échapper un rire
Shook back his clothes all around
Il secoua ses fringues autour de lui

Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, dance!
Mr. Bojangles, dansez !

He danced for those
Il dansait pour eux
At minstrel shows and county fairs
Aux spectacles de variétés et aux foires de comtés

Throughout the south
A travers tout le Sud
He spoke with tears of 15 years
Avec des larmes dans les yeux, Il parla des 15 années
How his dog and him traveled about
Pendant lesquelles son chien et lui avaient traversé le pays
His dog up and died, he up and died
Puis son chien est mort dans ses bras, il est mort dans ses bras
After 20 years he still grieves
Vingt ans après, il le pleure encore

He said I dance now
Il dit, je danse maintenant
At every chance in honky tonks
A chaque occasion, dans tous les tripots
For drink and tips
Pour un coup à boire, pour une aumône
But most of the time
Mais la plupart du temps
I spend behind these county bars
Je le passe derrière le comptoir
Cause I drinks a bit
Parce que j’ai trop bu

He shook his head
Il secoua la tête
And as he shook his head
Et il secoua la tête
I heard someone ask him
J’entendis quelqu’un lui demander
Please, please
S’il vous plaît, s’il vous plaît
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles,
Mr. Bojangles, dance!
Mr. Bojanglez, dansez !

* Pron. « bowdjàngles »

[La traduction est de moi] 

"Une chanson, comme un poème, a souvent une histoire. Ce titre, écrit par le musicien country Jerry Jeff Walker date de 1968, sur l’album éponyme. Il a été repris de nombreuses fois, par divers artistes, dont Elton John, Jamie Cullum, Cat Stevens, ou Robbie Williams. Cette interprétation de Nina Simone est particulièrement sensible et touchante.

Jerry Jeff Walker raconte qu’il a été inspiré par sa rencontre par un artiste de rue, dans une prison de La Nouvelle Orléans. Là, il a rencontré un vagabond qui se donnait lui-même le nom de Mr Bojangles, pour dissimuler sa véritable identité à la police. Réunis dans la même cellule, les deux hommes ont discuté des choses de la vie. Et puis Mr Bojangles s’est mis à parler de son chien mort et l’atmosphère est devenue lourde. Alors pour alléger l’ambiance, un des reclus a demandé quelque chose de plus drôle et Mr Bojangles a alors démontré son talent de danseur de claquettes. Une chanson était née…

Cette chanson a inspiré le titre du premier roman d’Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, sorti en janvier 2016 (Ed. Finitudes). Voici ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. 
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours. »

[Merci à Gwenaëlle sur le blog Glaz Mag, pour ce bel éclairage d’un titre énigmatique.]

dimanche 7 mai 2017

MUSIQUE : KALEO "WAY DOWN WE GO"I



Kaleo – Way down we go
Paroles et traduction de «Way Down We Go»
Vers le bas nous allons
Oh Father tell me, do we get what we deserve?
Oh père dis-moi, avons-nous ce que nous méritons?
Oh we get what we deserve
Oh nous avons ce que nous méritons
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go-o-o-o-o
Vers le bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons
You let your feet run wild
Tu as laissé tes pieds t’emmener où ils avaient envie d’aller
Time has come as we all oh, go down
Le temps est venu pour que nous, oh nous allions vers le bas 
Yeah but for the fall oh, my
Ouais mais pour la chute, oh mon dieu
Do you dare to look him right in the eyes?
Oseras-tu le regarder droit dans les yeux?
Cause they will run you down, down til the dark
Parce qu'ils vont te descendre, descendre jusqu'à t’enfermer dans le noir
Yes and they will run you down, down til you fall
Oui et ils t’entraîneront vers le bas, jusqu'à ta chute
And they will run you down, down til you go
Et ils vont t’entraîner vers la bas, jusqu'à la chute
Yeah so you can't crawl no more
Ouais ainsi tu ne pourras plus ramper
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go
Vers le bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Cause they will run you down, down til you fall
Parce qu'ils t’entraîneront vers le bas, jusqu'à ta chute
Way down we go
Vers le bas nous allons
(Instru)
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uh uhhhh uh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uhh uhh uhh uhh uhh uhh uhh
Uh uhhhh
Oh bab-bab-yeah
Wow baby-a-aha
Baby
Bab, down we go

Bébé, vers le bas nous allons
Yeah
And way down we go-o-o-o-o
Et vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons
Say way down we go
Je dis vers le bas nous allons
Way down we go
En bas nous allons


Traduction par Visa https://www.lacoccinelle.net/ Traduction revue par mes soins.

Qui est Kaleo ?

Kaleo est un groupe Islandais de folk et rock, formé en 2012. Ses membres actuels sont Jökull Júlíusson (voix et guitare), Davíð Antonsson (percussions et voix), Daníel Ægir Kristjánsson (basse), et Rubin Pollock (guitare et voix).

Kaleo a sorti deux albums studio, Kaleo (2013) et A/B (2016), ainsi qu'un EP, Glasshouse (2013).

Histoire

La première apparition publique majeure du groupe était au festival Iceland Airwaves Music en novembre 2012. Le groupe a gagné en popularité après que leur chanson Vor í Vaglaskógi a été largement diffusée par la radio islandaise Rás 2 et est apparue dans la liste top 10 de la station. Cette chanson est également apparue dans le premier épisode de la série télévisée Trapped.

En 2014, le groupe attire l'attention quand leur single All the Pretty Girls dépasse les 23 millions d'écoutes sur Spotify.

Début 2015, Kaleo signe avec Atlantic Records et s'installe à Austin (Texas). Pendant l'année 2015, Kaleo attire l'attention aux États-Unis. Leur performance au South by Southwest (SXSW) en 2015 recueille les critiques positives de la presse. Ils apparaissent notamment dans la liste des « 40 groupes à écouter » de Esquire. All the Pretty Girls a atteint la neuvième place du classement des Chansons Adultes Alternatives de Billboard.

En août 2015, Kaleo sort le single Way Down We Go. La chanson apparaît dans la série Blindspot, dans la bande originale de FIFA 16, dans l'épisode final de la saison 5 finale de Suits, dans la bande annonce de la saison 4 de la série Orange Is the New Black ainsi que dans la bande annonce du film Logan sorti en 2017 . Aux États-Unis, la chanson atteint la 8e place du classement des Chansons Adultes Alternatives, et la 9e place des Hot Rock Songs.


[Extrait de l'article de Wikipedia qui leur est consacré]

jeudi 4 mai 2017

CARNET NOIR : "TOUTES CES CHOSES QU'ON NE S'EST PAS DITES"



Quatre jours avant de se marier avec Adam, Julia reçoit un coup de téléphone du secrétaire de son père, un important homme d'affaire qui ne lui a jamais consacré beaucoup de temps. Celui-ci ne pourra pas assister à la cérémonie car, pour une fois, son excuse est toute trouvée : il est mort. Après l'enterrement, Julia découvre que son père lui a réservé une surprise : le voyage le plus extraordinaire de sa vie et peut-être l'occasion de se dire enfin "Toutes ces choses qu'ils ne se sont pas dites."

J’en ai tiré cet extrait émouvant d’un père qui s’adresse à sa fille, que j’ai transcrit dans mon Carnet noir :

«Anthony à Julia : Sais-tu comme on a le mal de vivre le jour où les enfants s’en vont ? As-tu imaginé le goût de cette rupture ? Je vais te dire ce qui arrive. On est là comme un con sur le pas de sa porte à vous regarder partir, à se convaincre qu’il faut se réjouir de cet envol nécessaire, aimer l’insouciance qui nous pousse et nous dépossède de notre propre chair. Les portes refermées, il faut tout réapprendre ; à meubler les pièces vides, à ne plus guetter le bruit des pas, à oublier les craquements rassurants de l’escalier lorsque vous rentrez tard, et que l’on s’endormait enfin, tranquille, alors qu’il faut désormais chercher le sommeil, en vain, puisque vous ne rentrez plus. Tu vois (…) pourtant aucun père, aucune mère n’en tire une quelconque gloire. C’est cela aimer, et nous n’avons pas d’autre choix, puisque nous vous aimons. »  

Marc Lévy. Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites. Paris, Robert Laffont, 2008. Ce livre existe aussi en collection de poche (Editions Pocket).   


  

dimanche 16 avril 2017

COUP DE CŒUR MUSICAL : TOM ROSENTHAL "GOING TO BE WONDERFUL"



Voici encore une chanson illustrant une pub (pour la Bassin d'Arcachon), jolie balade pour le début du printemps et nettement moins sombre que "Take me to church" d'Hozier. J'espère que vous apprécierez... 


"Going To Be Wonderful" by Tom Rosenthal

I heard you say, meet you in the long grass
Je t’ai entendu dire, retrouvons-nous dans l’herbe haute
Something good at long last, and we're away
Quelque chose de bien qui dure, et nous serons au loin
Next to me, found you by the old tree, something we can both see
Près de moi, je te retrouverai à côté du vieil arbre, quelque chose que nous pouvons voir tous les deux
And we're away
Et nous serons au loin

Oh let's run away and not know where we're going to
Oh, partons courir sans savoir où nous allons   
Let's go for today and it's all going to be wonderful
Allons-y, ce sera magnifique

Oh oh oh oh
Oh, oh, oh

Far away, find us in the future, something in your nature
Loin, retrouve-nous dans le futur, quelque chose dans ta nature
And we're away
Et nous serons au loin

What d'you say, meet you by the seaside, somewhere we can both hide
And we're away
Qu’as-tu dit, je te retrouve au bord de la mer, quelque part où nous pourrons nous cacher tous les deux
Et nous serons au loin

Oh let's run away and not know where we're going to
Oh, partons courir sans savoir où nous allons   
Let's go for today and it's all going to be wonderful
Partons aujourd’hui et ce sera magnifique
Oh let's run away and not know where we're going to
Partons en courant sans savoir où nous allons

Let's go for today and it's all going to be fine
Partons aujourd’hui et tout ira bien

[Traduction de R. Comte]

samedi 15 avril 2017

COUP DE CŒUR MUSICAL : BEN HOWARD "PROMISE"



Paroles et traduction de « Promise » par Ben Howard

Promesse (je te promets)

And meet... me there, bundles of flowers,
Et viens me retrouver... là, des buissons de fleurs,
We wait through the hours of cold
Nous attendons des heures dans le froid
Winter shall howl at the walls,
L'hiver hurlera sur les murs,
Tearing down doors of time.
Abattant les portes du temps
Shelter.. as we go...
Refuge.. alors que nous allons
And promise me this:
Et promets-moi ceci :
You’ll wait for me only,
Tu n'attendras que moi,
Scared of the lonely arms.
Effrayée par les bras solitaires
Surface, far below these words
La surface, loin en dessous de ces mots
And maybe, just maybe I’ll come home
Et peut-être, simplement peut-être reviendrai-je à la maison
Who am I, darling, to you?
Qui suis-je, pour toi, ma chérie ?
Who am I?
Qui suis-je?
Gonna tell you stories of mine
Je vais te raconter mon histoire
Who am I?
Qui suis-je ?
Who am I, darling, to you?
Qui suis-je, pour toi, ma chérie ?
Who am I?
Qui suis-je ?
Gonna be a burden in time, lonely
Je vais être un fardeau dans le temps, solitaire
Who am I, to you?
Qui suis-je, pour toi ?
Who am I, darling, to you?
Qui suis-je, pour toi, ma chérie ?
Who am I?
Qui suis-je ?
Going to be a burden
Je vais être un fardeau
Who am I, darling, to you?
Qui suis-je, pour toi, ma chérie ?
Who am I?
Qui suis-je?
I come alone here (x2)
Je suis seul ici

[Traduction Roland Comte]

vendredi 14 avril 2017

COUP DE COEUR MUSICAL : HOZIER "TAKE ME TO CHURCH"


J'ai entendu cette chanson et cet artiste sur la publicité de la nouvelle Clio Renault. Les paroles proviennent de A-Z Lyrics. La traduction est de moi. Mais je vous avertis, les textes sont plutôt surréalistes et pas faciles à comprendre. Pae son inspiration religieuse, ils me font penser à quelques uns des textes les plus hermétiques de mon vénéré Leonard Cohen.

Qui est Hozier ?

Andrew Hozier-Byrne, dit Hozier, est un auteur-compositeur-interprète et musicien irlandais né le 17 mars 19901 à Bray, dans le Comté de Wicklow. À l'âge de quinze ans, Andrew Hozier-Byrne intègre un groupe de soul et apprend seul à jouer du piano et de la guitare. Après l'obtention de son diplôme de l'école St Gerard's School, il commence à étudier la musique au Trinity College, où il intègre le Trinity Orchestra. Il arrête néanmoins dès le milieu de sa première année afin d'enregistrer des démos pour Universal Music, avec pour but de se lancer dans une carrière solo. De 2008 à 2012, il fait partie du groupe Anúna et participe notamment à leur album Illuminations en chantant La Chanson de Mardi Gras, ainsi qu'à plusieurs représentations.

En juillet 2013, Hozier sort son premier EP intitulé Take Me to Church sur Bandcamp. Le single éponyme fait, à la fin septembre, l'objet d'un clip vidéo en noir et blanc où deux hommes doivent affronter les attaques homophobes reçues lors de la révélation de leur relation. Cette chanson rapporte plusieurs prix à Hozier, dont le Billboard Music Award de la meilleure chanson rock. En août 2014, Hozier se produit lors du festival Rock en Seine.

Le 19 septembre 2014, sort son premier album simplement intitulé Hozier qui reprend certaines chansons déjà présentes dans ses précédents EPs. Au mois de novembre, il interprète sa chanson Take Me to Church lors du défilé de Victoria's Secret, le Victoria's Secret Fashion Show 2014, qui est diffusé au mois de décembre. En avril 2015, il se produit lors du Coachella Festival puis en juin lors du Glastonbury Festival. En novembre, il participe au concert « 24 heures de réalité et la Terre en direct : le monde regarde » organisé par Al Gore dans le cadre de la COP21.


En février 2016, il sort le clip single Cherry Wine dont les bénéfices sont intégralement reversés à une vingtaine d'associations luttant contre les violences conjugales. Ce titre est suivi par Better Love, qui est présent dans la bande-originale du film Tarzan.

[Repris de l'article consacré au chanteur par Wikipedia]

Hozier - "Take Me To Church" (Conduis-moi à l’église)

My lover's got humour
Mon amour a de l’humour
She's the giggle at a funeral
Elle rigole aux funérailles
Knows everybody's disapproval
Même si elle sait qu’elle choque tout le monde
I should've worshipped her sooner
J’aurais dû l’adorer plus tôt

If the heavens ever did speak
Si un jour les cieux pouvaient parler
She's the last true mouthpiece
Elle serait leur seul vrai porte-parole
Every Sunday's getting more bleak
Chaque dimanche devient inexorablement plus sombre
A fresh poison each week
Un poison nouveau chaque semaine

"We were born sick," you heard them say it
« Nous sommes nés malades », vous les entendez dire

My church offers no absolutes
Mon église n’offre pas d’absolus
She tells me, "Worship in the bedroom."
Elle me dit « Adore dans ta chambre »
The only heaven I'll be sent to
Le seul ciel où j’irai
Is when I'm alone with you
C’est quand je suis seul avec toi

I was born sick
Je suis né malade
But I love it
Mais j’aime ça
Command me to be well
Ordonne-moi d’aller mieux
Aaay. Amen. Amen. Amen.
Ouais. Amen. Amen. Amen.

[Chorus 2x:]
Take me to church
Conduis-moi à l’église
I'll worship like a dog at the shrine of your lies
Je serai en adoration comme un chien devant l’autel de tes mensonges
I'll tell you my sins and you can sharpen your knife
Je te confesserai mes péchés et tu pourras aiguiser ton couteau
Offer me that deathless death
M’offrir cette mort sans la mort
Good God, let me give you my life
Bon dieu, laisse-moi te donner ma vie

If I'm a pagan of the good times
Si je suis un païen des temps heureux
My lover's the sunlight
Mon amour est la lumière du soleil
To keep the Goddess on my side
Pour garder la déesse de mon côté
She demands a sacrifice
Elle exige un sacrifice

Drain the whole sea
Vider la mer entière
Get something shiny
Trouver quelque chose qui brille
Something meaty for the main course
Quelque chose de charnu pour le plat principal
That's a fine-looking high horse
C’est un grand cheval à la belle robe
What you got in the stable?
Qu’as-tu trouvé dans l’étable ?
We've a lot of starving faithful
Nous avons tout un lot de fidèles affamés

That looks tasty
Ça semble délicieux
That looks plenty
Ça semble abondant
This is hungry work
Ça donne faim

[Chorus 2x:]
Take me to church
Conduis-moi à l’église
I'll worship like a dog at the shrine of your lies
Je serai en adoration comme un chien devant l’autel de tes mensonges
I'll tell you my sins so you can sharpen your knife
Je te confesserai mes péchés et tu pourras aiguiser ton couteau
Offer me my deathless death
M’offrir cette mort sans la mort
Good God, let me give you my life
Bon dieu, laisse-moi te donner ma vie

No Masters or Kings
Ni maîtres, ni rois
When the Ritual begins
Quand commence le rituel
There is no sweeter innocence than our gentle sin
Il n’y a pas d’innocence plus douce que tes gentils péchés

In the madness and soil of that sad earthly scene
Dans la folie et l’humus de cette triste scène d’ici-bas
Only then I am human
Il n’y a que là que je suis humain
Only then I am clean
Il n’y a que là que je sois propre
Ooh oh. Amen. Amen. Amen.
Oh, oh. Amen. Amen. Amen.

[Chorus 2x:]
Take me to church
I'll worship like a dog at the shrine of your lies
I'll tell you my sins and you can sharpen your knife
Offer me that deathless death
Good God, let me give you my life


lundi 10 avril 2017

COUP DE CŒUR MUSICAL : PART TIME FRIENDS "HERE WE ARE"


« Part-time friends » est un duo français formé de Pauline et Florent. Leur nom de scène signifie « ami à mi-temps » et fait référence à leur amitié houleuse faite de nombreuses disputes. Leur pop folk en anglais/français n’en est pas moins lumineuse pour autant. Leur premier album s’intitule « Fingers Crossed » (Les doigts croisés). leurs textes parlent d’amour, de blessures, d'espoir, de peurs. A découvrir !

Here we are

Nous y voilà
Silence
Ici nos âmes tutoient le ciel
Et nos hymnes éternels

Here we are
Voilà où nous en sommes
L'aube de nos dernières transes
Laisse un vide immense

Here we are
Voilà où nous en sommes
Je t'emmène une dernière fois suivre cette lumière qui ne s'éteint pas

Here we are
Voilà où nous en sommes
Something rise and fall
Quelque chose s'élève et retombe
We thought we never lost control
Nous pensions ne jamais perdre le contrôle

Here we are
Voilà où nous en sommes (x2)
Silence
Et si les vagues éteignent nos âmes
Dans l'étourdissant vacarme

Here we are
Voilà où nous en sommes
Dansent les milles visages
Dans ce si beau mirage

Here we are
Voilà où nous en sommes
Je t'emmène une dernière fois suivre cette lumière qui ne s'éteint pas

Here we are
Voilà où nous en sommes
Something rise and fall
Quelque chose s'élève et retombe
We thought we never lost control
Nous pensions ne jamais perdre le contrôle

Here we are Voilà où nous en sommes (x2)
Silence
Ici nos âmes tutoient le ciel
Et nos hymnes éternels
Silence
Et si les vagues éteignent nos âmes
Dans l'étourdissant vacarme
Je t'emmène une dernière fois suivre cette lumière qui ne s'éteint pas
Something rise and fall
Quelque chose s'élève et retombe
We thought we never lost control
Nous pensions ne jamais perdre le contrôle
Here we are Voilà où nous en sommes (x2)
Something rise and fall.
Quelque chose s'élève et retombe

Publié par Visan sur www.lacoccinelle.net


vendredi 31 mars 2017

COUP DE COEUR MUSICAL : THE MOTH AND THE FLAME by LES 2 LOVE ORCHESTRA

Voici une nouvelle découverte musicale. Cette chanson illustre un des derniers épisodes de la saison 2 de la génialissime série américaine Mr. Robot. On l'entend au moment ou Elliot retrouve Tyrell qu'il croyait avoir tué (épisode 12 - 2.9) 



Le groupe s'appelle Les deux love Orchestra (basé à Hollywood - Los Angeles) dont le chanteur est Bobby Wood. La chanson s'intitule  The moth and the flame (La flamme et le papillon). C'est une reprise d'un titre interprété par la chanteuse américaine Aimee Mann - connue pour la BO du film Magnolia, sur son album Lost in Space.

The moth and the flame – Les deux love orchestra

[VERSE 1]
The moth don't care when he sees the flame
Le papillon se fiche de la flamme
He might get burned, but he's in the game
Il peut se brûler, mais il est pris dans le jeu
And once he's in, he can't go back
Et quand il est dedans, il ne peut en sortir
He'll beat his wings till he burns them black
Il battra des ailes jusqu’à ce qu’il se les brûle

No, the moth don't care when he sees the flame
Non, le papillon se fiche de la flamme
No, the moth don't care when he sees the flame
Non, le papillon se fiche de la flamme

[VERSE 2]
The moth don't care if the flame is real
Le papillon se fiche de savoir si la flamme est réelle
'Cause flame and moth got a sweetheart deal
Car la flamme et le papillon s'attirent
And nothing fuels a good flirtation
Et rien ne vaut un bon flirt
Like need and anger and desperation
Comme le désir, la colère et le désespoir

No, the moth don't care if the flame is real
Non, le papillon se fiche de savoir si la flamme est réelle
No, the moth don't care if the flame is real
Non, le papillon se fiche de savoir si la flamme est réelle
[BRIDGE]
So come on, let's go, ready or not
Alors, viens, allons-y, que nous soyons prêts ou pas
'Cause there's a flame I know, hotter than hot
Car il est une flamme que je connais, plus brûlante que la chaleur
And with a fuse that's so thoroughly shot
Et avec une mèche allumée aussi soigneusement ( ?)
(Away)

[VERSE 3]
The moth don't care if the flame burns low
Le papillon se fiche de savoir si la flamme brûle bas
'Cause moth believes in an afterglow
Car le papillon croit en une rémanence  
And flames are never doused completely
Et les flammes n’ont jamais cessé de rougeoyer
All you really need is the love of heat
Tout ce que tu désires vraiment, c’est le désir de chaleur

No, the moth don't care if the flame burns low
Non, le papillon se fiche de savoir si la flamme brûle bas
No, the moth don't care if the flame burns low

Non, le papillon se fiche de savoir si la flamme brûle bas

[Je suis l'auteur de la traduction qui ne me satisfait pas entièrement - je suis à l'écoute de toute suggestion - R. Comte]

jeudi 23 février 2017

CARNET NOIR : LA MUSIQUE



"La musique peut se passer du monde, 
mais le monde ne peut pas se passer de musique." 

Goethe, cité par Charlotte dans le film Une promesse de Patrice Leconte (2014).  

COUP DE COEUR MUSICAL : 2CELLOS


Voici un nouveau coup de cœur musical. J'aime beaucoup le violoncelle. Parmi mes interprétations favorites, il y a bien entendu la merveilleuse suite pour violoncelle de Bach jouée par le grand violoncelliste catalan Pablo "Pau" Casals. Je possède un très vieux vinyl, qui craque beaucoup mais dont je ne me séparerai pour rien au monde, enregistré à Prades en 1950.  

2Cellos est un duo de jeunes violoncellistes slovène-croates, composé de Luka Šulić et de Stjepan Hauser. Le groupe est engagé auprès de Sony Masterworks depuis le 12 avril 2011, grâce notamment au succès de leur reprise de "Smooth Criminal" de Michael Jackson. 

Leurs débuts 

Les deux musiciens ont une formation de musique classique. Ils se rencontrent au cours d'un Master Class. Šulić, le plus jeune d'entre eux (1987), étudie à l'Académie de musique de Zagreb puis à la Royal Academy of Music, et Hauser (1986) à la Royal Northern College of Music, de Manchester. 

Considérés dans un premier temps comme des rivaux, cherchant la compétition à chaque concours, les deux garçons vont rapidement se lier d'amitié et mettre en commun leur savoir. 

La création de leur première vidéo, une reprise de Smooth Criminal de Michael Jackson, est motivée par une grande difficulté financière et surtout inspirée par un ami de Hauser, un directeur qui leur propose de s'essayer à la musique pop : U2, Nirvana, Coldplay, Sting. Ils apparaissent également dans la série culte Glee Saison 3 auprès de Santana Lopez et Sebastian dans l'épisode hommage à Michael Jackson

Discographie 

  • 2Cellos (2011) 
  • In2ition (2013) 
  • Celloverse (2015)
  •  Score (2017)
Disques édités par Sony Music.

[Source de cet article : Wikipedia]

lundi 20 février 2017

CARNET NOIR


"Beaucoup de grands chercheurs le savent : c'est en creusant longtemps un sujet précis et limité que, non seulement on fait les découvertes les plus importantes, mais aussi qu'on développe une méthode qui permettra de travailler ensuite tous les sujets. Voilà ce qu'il y a d'universel dans le singulier, chercher à tendre vers l'infini par l'exploration patiente du fini : voilà une leçon à méditer !"

Extrait de Zhu Xiao-Mei "La rivière et son secret" Paris, Robert Laffont, 2007. Ce   livre est une autobiographie d'une musicienne chinoise qui a vécu l'enfer de la "Révolution culturelle" maoïste avant de pouvoir entreprendre une carrière de pianiste internationale.

samedi 18 février 2017

MIKIS THEODORAKIS & MELINA MERCOURI "O DIKASTIS"


L'ÉTRANGÈRE
 Titre original: "O Dikastis"
(Paroles: Pierre Delanoë / Musique: M. Théodorakis, M. Eleftheriou, 1971)
Mélina Mercouri

Le rire des bourreaux est noir
L'innocent chante son espoir
Et l'adieu sur le quai d'un port oh oh oh oh
Avec la vie, avec la vie
Porte la mort
Monsieur le Juge porte la loi
Et la prison au bout des doigts
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
L'amour porte en lui le bonheur
Ou le chagrin selon les heures
Et la justice qui punit oh oh oh oh
 Avec la Mort, avec la Mort
Porte la Vie
Et la colombe va s'envoler
Sous le nez du serpent volé
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon cie
l Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel

Cette chanson a été écrite en 1971 et fait référence à la privation des droits civiques dont a été victime Melina Mercouri pendant la dictature militaire en Grèce (1967-1974). C’est aussi à cette période de sa vie qu’est consacré son livre autobiographique (qui est aussi une chanson) « Je suis née grecque ». Le livre, publié à Paris en 1971, devint un best-seller international et fut traduit dans une 30e de langues. Dans ce livre, Melina Mercouri crie sa douleur d’avoir dû quitter son pays et affirme que, née grecque, elle restera grecque jusqu’à la mort. Elle y dénie à tout régime politique le droit de la priver de sa nationalité. Après son exil, Melina Mercouri entama une tournée internationale et chanta en faveur de la liberté de son pays, sans cesser d’apporter son soutien à la résistance grecque.

En 1974, à la fin de la dictature, elle retourna en Grèce où elle entra en politique. D’abord députée au Parlement, elle accèda au poste de ministre de la Culture de 1981 à 1989. Durant son mandat, elle se battit sans succès pour la restitution des œuvres d'art volées par différents pays, en particulier les frises du Parthénon, illégalement transportés en Grande Bretagne par Lord Elgin en 1801-1802, et entreposés depuis au British Museum de Londres. En 1993, Melina Mercouri fut à nouveau nommée ministre de la Culture, poste qu’elle occupa jusqu’à sa mort en 1994, à New York. La Fondation Melina Mercouri continue aujourd’hui la lutte engagée par la comédienne-chanteuse pour la préservation des monuments grecs antiques.

CARNET NOIR : Jean D'ORMESSON


Extrait de mon "Carnet noir".

"Rompre avec les choses réelles, écrit Chateaubriand, ce n'est rien. Mais rompre avec les souvenirs !...
Le coeur se brise à la séparation des rêves." 

[Jean d'Ormesson. Je dirai malgré tout que cette vie fut belle. Paris, Gallimard, 2015]

jeudi 16 février 2017

CARNET NOIR : GERMAINE TILLION


Ces notes ont été prises en mars 2016. Je regardais une émission sur France 2 consacrée à Germaine Tillion et à Geneviève De Gaulle-Anthonioz.

"J'écoute Germaine Tillion parler. Je retrouve sa voix, ses expressions, sa simplicité, son humour même lorsqu'elle parle des horreurs qu'elle a vécues à Ravensbrück. J'ai la chance d'avoir connu une telle femme, un honneur d'avoir été reçu par elle dans son appartement de Saint-Mandé, là encore tout en simplicité. Elle m'a reçu avec amitié, m'a ouvert ses dossiers, montré ses photos, comme si j'étais quelqu'un de sa famille, un de ses petits-enfants." 

Nous sommes restés en correspondance presque jusqu'à sa mort, dans ce même appartement de Saint-Mandé le 19 avril 2008.

Voir aussi mon précédent post du 23 février 2014

 

MUSIQUE : "DÉPRESSION AU-DESSUS DU JARDIN"




Dépression au-dessus du jardin (Chanson de Serge Gainsbourg) 

Dépression au-dessus du jardin
Ton expression est au chagrin
Tu as lâché ma main
Comme si de rien
N'était de l'été c'est la fin
Les fleurs ont perdu leurs parfums
Qu'emporte un à un
Le temps assassin

Dépression au-dessus du jardin
J'ai l'impression que c'est la fin
Je te sens soudain
Tellement lointain
Tu t'es égaré en chemin
Tu essayes de me faire croire en vain
Que l'amour revien-
dra l'été prochain

dimanche 12 février 2017

CARNET NOIR : "L'HORIZON A L'ENVERS" de Marc LEVY


Je viens de lire L'horizon à l'envers de Marc Lévy, publié il y a un an (Robert Laffont, 2016). J'y relève certains passages.

" - Hope : Pourquoi me racontes-tu ça ?
" - Sam (son père) : Parce qu'il est des endroits, dans ce monde, où la mort emporte tant de gens que le temps du deuil ne dure pas plus d'un jour, parfois seulement une heure.Et puis, la mort est oubliée, parce qu'une autre lui succède et une autre encore, et si l'on ne donne pas tout ce que l'on a en soi pour survivre, c'est nous qu'elle emporte. C'est le quotidien de ceux qui subissent la guerre, de ceux qui meurent de faim ou sous les armes des tyrans, alors j'ai fini par penser que c'était un privilège que ta mère nous manque encore autant.
(...)
" - Josh : Je vais te confier quelque chose, Hope, quelque chose que je n'ai jamais dit, pas même à Luke. Je suis une imposture. Si tu savais tous les efforts que je fais pour ne pas devenir adulte. Je veux rester émerveillé comme quand j'avais douze ans (...)"
" - Josh : Je crois que l'on reconnaît parmi mille autres ceux qui aiment comme nous, ceux qui entretiennent l'espoir, ceux qui voient le monde avec la même innocence, ceux qui donnent d'eux-mêmes, mais pas de ceux qu'ils aiment." (p. 112)
Et encore :
"- Josh : La vie, la mort, ce n'est jamais qu'une question de temps." (p. 237)

vendredi 10 février 2017

MUSIQUE : BEN RICOUR "WHAT IF ?"

J'ai été touché par cette chanson interprétée en anglais par un chanteur français Ben Ricour, que l'on entendait au cours du téléfilm Box 27 passé sur France 2 le 1er février 2017.

mardi 7 février 2017

CARNET NOIR : ROMAN POLANSKI (SUITE...)



Les fameuses lettres Hollywood vues depuis Hollywood Bd. (Los Angeles)


Ce post fait suite à celui que j'ai publié hier sur Roman Polanski. 

Depuis que j'ai écrit ces notes (août 2016), j'ai fait deux très étranges rêves dans lesquels j'étais l'assistant de Roman Polanski sur un film qui se tournait dans un immense studio de cinéma. Il était prévu que bous visitions les studios d'Universal lors de notre voyage à Los Angeles au printemps 2016 mais je n'y suis pas allé. Pour bien faire, il aurait fallu visiter ceux de la Paramount, restés "dans leur jus" alors que ceux d'Universal sont devenus un vaste parc d'attraction qui n'a de "studio" que le nom. Du coup, quelques uns d'entre nous ont choisi d'aller visiter le Getty Center, immense musée moderne dessiné par l'architecte Richard Meier, qui se dresse tel un village toscan sur une colline au-dessus de la ville. Nous ne l'avons pas regretté.


Le Getty Center (Los Angeles)  

Mais cela pour vous dire que, du coup, je n'ai pas visité de studios. Néanmoins, dans ce rêve, je me trouvais dans un gigantesque hangar aussi grand qu'un hangar de construction d'avion et qu'il s'y tournait un film dirigé par Polanski. Quelque temps plus tard, j'ai refait ce même rêve où je voyais le hangar sous un autre angle. Curieusement, alors que dans la réalité je n'ai jamais mis les pieds dans un de ces studios, j'ai vu exactement ce que mon rêve m'avait montré à deux reprises lors du visionnage d'un documentaire à la télévision sur Los Angeles. Dans l'un de ces reportages, le spectateur était invité à pénétrer dans l'un de ces vastes hangars dans lesquels se tournent les films hollywoodiens. Etrange "carambolage" entre rêve et réalité...

lundi 6 février 2017

CARNET NOIR : ROMAN POLANSKI


J'ai appris comme tout le monde la polémique soulevée par la proposition faite à Roman Polanski de présider la 42ème édition des César.

L'annonce de son nom avait provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, notamment auprès des associations féministes, en raison d'une accusation de viol sur mineure remontant à 1977 pour laquelle un juge américain poursuit le célèbre réalisateur depuis près de 40 ans. Dieu sait que j'abhorre les violeurs mais il faut remettre les choses à leur place. Quand on regarde les faits, on se rend compte que le réalisateur a été piégé par une jeune fille en mal de notoriété qui n'avait rien d'une oie blanche. A l'époque, Polanski passa 42 jours en prison préventive, ce qui n'est pas rien, et plaida coupable (procédure de "Plea Bargain") avec, en contrepartie, la promesse du juge d'être libéré. Mais, se ravisant, ce même juge revint sur sa décision et, alors que Polanski était en Europe où il réside (Roman Polanski a la double nationalité française et polonaise), il lança contre lui un mandat d'arrêt international. On ne parle plus de l'affaire pendant des années, d'autant que la plaignante, après quelle ait reçu en 1993 500 000 dollars de dommages et intérêts, a retiré sa plainte et s'est engagée à ne plus jamais évoquer cette affaire.



Mais en 2009, un nouveau procureur voulant se faire de la publicité exhume l'affaire vieille de plusieurs dizaines d'années et réactive le mandat d'arrêt international. En septembre 2009, alors qu'il est invité à présider un festival de cinéma en Suisse, il est arrêté par la police à l'aéroport de Zurich, mis en prison, puis assigné à résidence. Un an plus tard, il est libéré après que les autorités suisses aient refusé son extradition. Le dernier rebondissement de cette affaire s'est joué récemment en Pologne où le tribunal a définitivement refusé d'extrader le réalisateur de 83 ans aux Etats-Unis comme l'avaient fait précédemment d'autres pays, comme la France, la Grande-Bretagne, le Canada, le Brésil, le Danemark, l'Allemagne, la Suède et la Thaïlande.

Est-ce à dire que Polanski ne s'est pas rendu coupable d'un viol commis il y a plus de 40 ans ? Sans doute que si... Mais l'invraisemblable acharnement de la justice américaine en est-il pour autant justifié ?  Je ne le pense pas. D'autant que, depuis cette époque, Polanski a mené une vie exemplaire : après le décès de sa première épouse Sharon Tate, dans les épouvantables conditions que l'on sait, il s'est remarié en 1989, avec l'actrice Emmanuelle Seigner, avec laquelle il a deux enfants.

C'est un grand réalisateur auquel on doit l'admirable Le Pianiste (Palme d'or 2002 à Cannes), qui, sans être totalement autobiographique, rappelle les conditions terribles dans lesquelles il s'est échappé du ghetto de Cracovie. Je vous conseille de lire sa volumineuse et passionnante autobiographie ressortie l'an dernier, et sobrement intitulée Roman (à prendre dans les deux sens, Roman, le prénom de Polanski mais aussi le mot "roman" car sa vie est un authentique et émouvant roman.)

Après ce long préambule, qu'il me paraissait nécessaire pour que mes lecteurs puissent se faire une idée de ce que je pense de Roman Polanski, je voudrais justement citer des extraits provenant de cette autobiographie;



 Au début de celle-ci, il écrit :

"Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, le frontière entre le réel et l'imaginaire a toujours été  désespérément brouillée. Il m'aura fallu presqu'une vie pour comprendre que c'était là la clé de mon existence même. Cela m'aura valu plus que ma part de chagrins, d'affrontements, de catastrophes et de déceptions. Mais j'ai vu s'ouvrir devant moi des portes qui, sans cela, seraient demeurées fermées à jamais. L'art et la poésie, la fantaisie et l'imaginaire m'ont toujours paru plus réels que les étroites limites du monde au sein duquel j'ai grandi (...) Très jeune, j'avais déjà l'impression d'être différent de ceux qui m'entouraient. Je vivais dans un monde à part qui n'appartenait qu'à moi parce qu'il était le fruit de mon imagination."  
         
Sans vouloir me comparer à lui (je n'ai pas son talent !), ni (heureusement) à la vie terrible et aux épreuves qu'il a eues à affronter, ces mots font écho à ce que j'ai moi aussi toujours ressenti. A tel point que j'aurais pu les écrire. Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours senti en décalage avec le monde qui m'entourait. J'ai toujours fait bonne figure, me satisfaisant de ce que j'avais. J'ai traversé la vie comme si elle n'avait été qu'une parenthèse, courte en vérité, car pas une seule fois dans mon existence, je n'ai vu le temps passer. A 68 ans, j'ai toujours l'impression d'en avoir 18. C'est d'ailleurs ainsi que, la plupart du temps, je me vois dans mes rêves et je me sens dans la vie. Je dois toujours calculer l'âge que j'ai. J'ai aussi l'impression de ne rien avoir accompli, en tout cas pas assez.    

CARNET NOIR : Nikola TESLA ET LE TEMPS


En reprenant mon carnet noir, dans lequel je note, au fur et à mesure qu'elles me viennent, mes pensées, des citations, souvent extraites des livre que je lis, des films que je vois ou des émissions que je regarde ou écoute, je relis ces notes prises en août 2016 au sujet de Nikola Tesla.  Ce génie, à l'origine de la découverte du courant alternatif, était né en 1856 dans ce qui était à l'époque l'Empire Austro-Hongrois et qui est actuellement la Croatie. Il a 28 ans lorsque, lors d'un séjour à Paris, en 1882, il est recruté par la société Edison-General Electric et part aux Etats-Unis pour lequel il met au point quantité d'inventions, dont Thomas Edison s'attribuera le mérite. Quelques années après (en 1886), fâché avec Edison qui l'exploite éhontément et est jaloux de son génie, il fonde sa propre société, la Tesla Electric Light and Manifacturing mais, en désaccord avec ses financeurs, il en démissionne et, ruiné, il devient terrassier dans les rues de New York. Un an plus tard, d'autres financiers, conscients du potentiel extraordinaire de son génie, lui apportent l'argent pour fonder une autre société à son nom, la Nikola Tesla Company... Nous nous arrêterons-là car sa vie est un tel roman que nous vous invitons à la découvrir par vous-mêmes. Disons qu'on peut le créditer de l'invention (et de la maîtrise) du courant alternatif, des énergies à haute-fréquence, de la télécommande, etc. A sa mort (en 1943, à New York, dans la déchéance et la misère), il disait avoir mis au point un système de transmissions d'énergie à très longue distance, de radars, peut-être même de laser... Il travaillait aussi sur l'énergie libre. C'était un être fascinant, dont, malgré de nombreux livres qui sont loin de rendre compte de toute la complexité de sa personnalité et de l'étendue de son génie.

Pour en revenir à mes notes, les voici : Je suis en train de lire un livre sur la vie de Nikola Tesla (...). J'avais vu, il y a quelque temps, une émission qui lui était consacrée et, en allant à la bibliothèque chercher quelques livres, nous sommes tombés sur un curieux ouvrage de Jean Echenoz, intitulé "Des éclairs" (Ed. de Minuit) qui était en fait une sorte de biographie romancée de Nikola Tesla. Chapitre 21, j'y ai relevé ce passage qui parle de la relation que nous avons au temps :

"Avec tout ça, qui est allé vite comme toute sa vie, Gregor [qui est le surnom par lequel l'auteur désigne Tesla] va sur ses 55 ans. On ne se rend jamais compte à quel point c'est rapide alors que les journées traînent en longueur et que les après-midi sont interminables. On se retrouve doté d'un certain âge sans avoir bien compris comment, même si comme Gregor, on consulte sa montre tout le temps, même si celle-là ne donne qu(une idée imparfaite, tendancieuse et, pour tout dire, fausse de celui-ci."      

Pour en savoir plus sur Nikola Tesla : Nikola Tesla sur Wikipedia 
Quelques livres :

- Nikola Tesla : "Mes inventions" Paris, Ed. Hadès, 2014
- John J. O'Neill et Cynthia Herpin : "Le génie prodigue, l'incroyable vie de Nikolas Tesla" Paris, Createspace independant publishing platform, 2015.  

LA PRESSE PARLE DE MOI...




Suite à une interview réalisée en décembre, le Dauphiné Libéré m'a consacré un article en tant que fondateur de Cévennes Terre de Lumière (article publié en janvier 2017). Je les en remercie.

Thomas AZIER - Winners



 J"avais déjà parlé de ce jeune musicien sur ce blog et publié deux de ses chansons (avec traduction par mes soins) : Talk to me (Parle moi) et Red eyes. Je n'ai pas encore réussi à transcrire le texte de cette chanson, publiée sur son dernier clip. Thomas Azier est né en 1987 aux Pays-Bas. Son site officiel : http://thomasazier.com/

samedi 4 février 2017

Fabien NATAF - Another Day (Clem Musique)




Fabien Nataf est un compositeur français qui écrit en anglais. Il a écrit la bande son de la série française "Clem" qui passe sur TF1. On entend en particulier cette chanson à l'occasion de l'enterrement de Julien, le premier amour de Clem et le père de Valentin (Vava).

Another time, another day
Un autre moment, un autre jour
The ???, don't want to stay
Le … , je ne veux pas rester
The flowers gone, I need to pray
Les fleurs fanées, je dois prier
Just to keep my heart away (?)
Juste pour garder mon coeur…
Why this darkness over me ?
Pourquoi cette ombre au-dessus de moi ?
Like an angel, I can't see
Comme un ange, je ne peux pas voir
I feel the same and you ???
Je pense la même choise et toi
Never hear again, never hear again
Ne plus (t’) endendre à nouveau, ne plus (t’)entendre

Another time, another day
Another time, another day
...
Je n'ai pas réussi à transcrire la totalité des paroles de cette chanson.  Je serais heureux si quelqu’un voulait me donner un coup de main…