"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

mardi 6 mai 2014

MUSIQUE : THE MAGNETIC FIELDS

Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas fait de découverte musicale. Mon dernier coup de coeur a été grâce au film "Dans la cour" de Pierre Salvadori avec Catherine Deneuve et Gustave Kervern. Le film ne m'a pas trop séduit mais j'ai été emballé par la musique du générique. J'ai mis pas mal de temps à pouvoir identifier les morceaux et l'interprète. J'y suis parvenu grâce au site Cinezick.fr, inconnu de moi jusqu'alors qui, en quelques clics, m'a donné la bonne réponse.

L'interprète s'appelle Stephin Merritt. C'est le leader d'un groupe américain de Boston intitulé d'un très beau nom "The magnetic fields" (Les champs magnétiques), emprunté, selon leur fiche Wikipédia, à André Breton !  Biern que la création de ce groupe remonte à 1989, je n'en avais jamais entendu parler avant aujourd'hui.

J'aime beaucoup la voix de baryton basse, qui rappelle étonnamment celle de Leonard Cohen (surtout dans la 2ème chanson) de Stephin Merritt.

Les deux titres qui figurent sur la BO du film sont "All my little words" et "Time enough for rocking when we're old".

Je n'ai hélas pas trouvé de vidéos officielles :


The Magnetic Fields : « All my little words »

You are a splendid butterfly
Tu es un papillon magnifique
It is your wings that make you beautiful
Ce sont tes ailes qui te rendent beau
And I could make you fly away
Et je pourrais te faire t’envoler
But I could never make you stay
Mais je ne pourrais jamais te forcer à rester
You said you were in love with me
Tu as dit que tu étais amoureux de moi
Both of us know that that's impossible
Tous les deux nous savons que cela est impossible
And I could make you rue the day
Et je pourrais te faire maudire le jour
But I could never make you stay
Mais je ne pourrais jamais de forcer à rester

Not for all the tea in China
Même pas pour tout le thé de Chine
Not if I could sing like a bird
Ni si je pouvais chanter comme un oiseau
Not for all North Carolina
Ni pour toute la Caroline du Nord
Not for all my little words
Ni pour tous mes petits mots
Not if I could write for you
Ni si j’écrivais pour toi
The sweetest song you ever heard
La plus douce chanson qui soit
It doesn't matter what I'll do
Peu importe ce que je pourrais faire
Not for all my little words
Aucun de mes petits mots n’y pourrait rien

Now that you've made me want to die
Maintenant que tu m’as donné envie de mourir
You tell me that you're unboyfriendable
Tu me dis que tu es un garçon que l’on ne peut aimer
And I could make you pay in pain
Et je pourrais te le faire payer
But I could never make you stay
Mais je ne pourrais jamais te forcer à rester



The Magnetic Fields : “Time enough for rocking when we’re old”

Nous aurons bien le temps de nous balancer lorsque nous serons vieux

There'll be time enough for rocking when we're old
Nous aurons tout notre temps pour nous balancer quand nous serons vieux
We can rock all day in rocking chairs of gold
Nous pourrons nous balancer tout le jour dans des rocking-chairs en or
But tonight I think I'd rather just go dancing
Mais, ce soir, ce que je veux, c’est juste aller danser
There'll be time enough for rocking when we're old, my love
Nous aurons tout notre temps pour nous balancer quand nous serons vieux, mon amour
There'll be time enough for talk in the nursing home Darling,
Nous aurons tout notre temps pour bavarder quand nous serons en maison de retraite, mon amour
Time enough to write an epic poem
Nous aurons tout le temps pour écrire un poème épique
But tonight I think I'd rather just go dancing
Mais ce soir, ce que je veux, c’est juste aller danser

There'll be time enough for talking in the home, my love
Nous aurons tout notre temps pour bavarder dans la maison, mon amour
There'll be time enough for sleeping when we're dead
Nous aurons tout notre temps pour dormir, lorsque nous serons morts
You will have a velvet pillow for your head
Tu auras un coussin de velours pour ta tête
But tonight I think I'd rather just go dancing
Mais, ce soir, ce que je veux, c’est juste aller danser
There'll be time enough for sleeping when we're dead, my love
Nous aurons tout notre temps pour dormir, lorsque nous serons morts
There'll be time for sex and drugs in Heaven when our pheromones are turned up to 11
Nous aurons bien le temps pour le sexe et les drogues quand nous ne serons plus attirés l’un par l’autre
But tonight I think I'd rather just go dancing

Mais, ce soir, ce que je veux, c’est aller danser
There'll be time enough for sex and drugs in Heaven, my love
Nous aurons tout notre temps pour le sexe et les drogues au Ciel, mon amour
And time enough for rocking when we're old

Et bien assez de temps pour nous balancer lorsque nous serons vieux 

[Traductions par Roland Comte]

vendredi 2 mai 2014

CARNET NOIR : LA MUSIQUE



Affiche de J.-M. Folon pour le film "Lily aime-moi"

"La musique peut se passer du monde,
mais le monde ne peut pas se passer de la musique."

(Cité par Charlotte, qui l'attribue à Goethe, dans le film "Une promesse" de Patrice Leconte)

Cette citation m'a frappé, d'autant plus qu'elle est utilisée par une pianiste qui joue régulièrement des morceaux classiques (que, bien qu'ils me soient connus, je n'ai pas encore réussi à identifier). En cherchant sur Internet, j'ai vu qu'elle avait souvent été reprise, sans forcément qu'elle soit attribuée à Goethe. C'est une phrase que prononce Patrick Dewaere, dans un film de Maurice Dugowson intitulé "Lily, aime-moi" (1975). Je ne connaissais pas ce film avant de le trouver mentionné sur Internet. J'ai appris que Patrick Dewaere y joue le rôle de Gaston, un boxeur, dont le nom de scène est Johnny Cask (allusion à Johnny Cash ?). La distribution de ce film est incroyable : à part Dewaere, un acteur dont le talent explosait à chacune de ses apparitions, le casting compte aussi Jean-Michel Folon, le dessinateur que j'adore, Juliette Gréco, Roland Dubillard (écrivain de l'absurde et auteur des fameux Diablogues), Roger Blin (le réalisateur de cinéma), Miou Miou, Rufus, etc. 
    

jeudi 1 mai 2014

CINEMA : UNE PROMESSE de Patrice Leconte


Je viens de voir le dernier film de Patrice Leconte, Une promesse, adapté d'une nouvelle de Srefan Zweig. Je ne m'attendais certes pas à apprécier un jour un film du réalisateur des Bronzés font du ski, et autres pitreries. Eh bien, si. Aussi surprenant que cela paraisse, ce film est un petit bijou ciselé comme une promesse, justement. Une magnifique surprise. Voir ma critique complète sur mon blog cinéma. 

CARNET NOIR : LA MEMOIRE


Parc de la maison d'Edmond Rostand à Cambo-les-Bains (pays basque) (photo R. Comte)

Je suis fasciné par la mémoire et les souvenirs ou plutôt la perte de mémoire, l'amnésie. Je suis en train de lire un livre dont le titre "The maze runner" (mot à mot Le coureur dans le labyrinthe) raconte l'histoire d'un adolescent, Thomas, qui se trouve propulsé dans une sorte d'arène géante entourée d'un labyrinthe. Aucun des jeunes gens qui sont arrivés là avant lui n'ont de souvenirs. Leur prénom est le seul élément dont ils se souviennent. Ils ne connaissent pas leur âge, ni leurs antécédents familiaux. Ils ne savent pas pourquoi ils sont enfermés dans cette enceinte ni ce qu'on attend d'eux.

Il s'agit d'une saga de science-fiction dont un film a été adapté, qui devrait sortir à l'automne. J'ai hâte de le voir. On l'a comparé, un peu hâtivement, à The Hunger Games. En réalité, les deux histoires, si elles mettent toutes les deux en scène des adolescents, sont très différentes. A part le fait que les héros de The maze runner sont enfermés dans une enceinte close de laquelle ils ne peuvent s'échapper qu'en affrontant les monstres qui se trouvent dans le labyrinthe, leur situation n'est pas aussi dramatique ni malsaine que dans The hunger games.

J'ai relevé cette phrase de Thomas :

"Thomas feel as if memories - real, solid memories - were right on the edge of his mind. But again, the essential parts were missing - names, places, events. It was maddening" (p. 61)

"Thomas avait l'impression que ses souvenirs - ses souvenirs réels, solides - étaient là, sur le bord de son esprit. Mais à nouveau les parties essentielles se dérobaient : des noms, des visages, des lieux. C'était à devenir fou."

J'ai souvent cette impression de déjà-vu. J'en ai déjà parlé à propos de L'arrière-pays, d'Yves Bonnefoy et des paysages qui se prolongent à l'infini comme dans les tableaux de Leonard de Vinci.