"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

lundi 31 décembre 2012

BONNE ANNÉE 2013 A TOUS MES LECTEURS !


Pour toutes et tous, mes souhaits les plus sincères de bonheur avec les vôtres, vos amis, votre famille... Je vous souhaite de belles rencontres esthétiques, musicales, en littérature, etc. J'espère aussi que cette année sera plus juste et plus humaine pour tous ceux qui souffrent de la misère, de l'injustice, partout en France et dans le monde.

dimanche 23 décembre 2012

LITTERATURE : "THE CASUAL VACANCY" BY J.K. ROWLING

J.K. Rowling présentant "The casual vacancy"

J'attendais avec impatience le nouveau roman de J. K. Rowling, l'auteur de la série Harry Potter, que j'ai dévorée en français puis, à partir des trois derniers opus, en anglais. Son roman, paru en septembre 2012, est totalement différent de l'univers fantastique de Harry Potter. Il traite de la vie dans un village anglais imaginaire du nom de Pagford, petite ville britannique typique, décrite comme sereine, presque idyllique, dominée par les ruines d'une abbaye du XIIème siècle, et habitée par une communauté aisée. Le roman commence par la mort par AVC de Barry Fairbrother, un conseiller paroissial engagé, dont le décès laisse "une place à prendre", traduction française de l'expression anglaise et du titre original "The casual vacancy".
Le roman est une satyre sociale sans concession de la société anglaise bien-pensante de Pagford qui ne supporte pas l'existence, aux limites immédiates de la commune, d'une banlieue populaire qui concentre les problèmes sociaux, chômage, drogue, violence, etc. Fort de ma pratique de lecture en anglais (je viens de lire coup sur coup six livres dans la langue originale), je ne pensais pas rencontrer autant de difficultés à lire ce livre. Est-ce dû au vocabulaire, qui fait constamment référence à la société anglaise actuelle, ou au style de l'auteur ? Ou bien peut-être au contenu, qui ne me passionne pas outre mesure... Je me suis beaucoup plus régalé avec PS, I love you, de l'auteur irlandais, Cecelia Ahern, qui décrit aussi une société contemporaine avec ses hauts et ses bas, mais qui le fait avec une empathie et un humour que je ne retrouve pas dans le roman de J. K. Rowling.
En outre, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve personnellement la couverture de ce bouquin parfaitement hideuse.

mercredi 19 décembre 2012

GUERRE ET PAIX

Magritte - Colombe

"He thought of Luxa's hand pressed into Ripred's paw. That's what it would take. People rejecting war. Not one or two. But all of them. Saying it was an unacceptable way to solve their differences. By the look of things, the human race had a lot of evolving to do before that happened. Maybe it was impossible. But maybe it wasn't (...) If you had hope, maybe you could find the way to make things change. Because if you thought about it, there were so many reasons to try." 

Gregor the Overlander, in "Gregor and the code of claw" by Suzanne Collins (New York, Scholastic Inc., 2007)

"Il se rappela Luxa pressant dans sa main la patte de Ripred. C'est ce qu'il retiendrait. Les gens rejetant la guerre. Pas une seule, ou deux. Mais toutes. Dire que c'était une solution inacceptable pour trouver une solution à leurs différences. A ce qu'il semblait, la race humaine devrait encore beaucoup évoluer avant que cela n'arrive. Peut-être, après tout, que cela était impossible. Mais peut-être que non. Si vous avez de l'espoir, peut-être que vous trouverez le moyen de faire changer les choses. Car, si vous y pensez vraiment, vous trouverez des milliers de raisons pour au moins essayer."

[Essai de traduction par Roland Comte]

Cette citation conclut la pentalogie de Gregor, the Overlander, une série de cinq livres de jeunesse écrits par Suzanne Collins, l'auteur du best-seller The Hunger Games, une trilogie de science fiction dont le premier volume a été adapté au cinéma. Le deuxième volume est en cours d'adaptation et devrait sortir en 2013.  

mardi 18 décembre 2012

L'ESPOIR PAR LA MUSIQUE : LE LANDFILL HARMONIC ORQUESTRA

Regardez ce magnifique reportage sur un orchestre symphonique créé pour enseigner la musique classique à des enfants et des adolescents du bidonville de Cateura au Paraguay. L'orchestre s'appelle Landfill Harmonic Orquestra. Les instruments (violons, violoncelles, etc.) sont fabriqués à partir d'objets récupérés dans les ordures. On pourrait suggérer à certains évadés fiscaux qui ne savent pas quoi faire de leur fortune d'aider ces enfants à acheter de vrais instruments. ils pourront peut-être alors se regarder en face dans leurs glaces entourées de cadre dorés. Ça, c'est du vrai et beau "développement durable", expression qui me révolte de plus en plus tellement on la met actuellement à toutes les sauces.



Merci à Tee Cane d'avoir fait connaître cette belle action sur Facebook. Si vous voulez en savoir plus sur le Landfill Harmonic, rendez-vous ICI. 

Vous pouvez aussi aller sur le site de Matador Networks (en anglais). 

mercredi 12 décembre 2012

DÉCÈS DE RAVI SHANKAR

Ravi Shankar et sa fille Anoushka

Ravi Shankar, maître du sitar indien, vient de mourir à San Diego en Californie où il vivait. Il avait 92 ans. C'est avec nostalgie que je parle de lui car, lorsque je faisais mes études à Grenoble, je l'ai beaucoup écouté.  Son souvenir est indissociable, pour moi, de ces années de fac où nous écoutions aussi beaucoup Leonard Cohen,  Alan Stivell,Simon and Garfunkel, Joan Baez, etc. 

Pour en savoir plus, voir l'article qui lui est consacré sur Wikipedia (en français)  ou en anglais (version plus complète).  





mardi 11 décembre 2012

MUSIQUE : COLDPLAY "THE SCIENTIST"

Voici encore une vidéo d'un groupe que j'aime beaucoup. La chanson s'intitule "The scientist".




The Scientist (Le Savant)
Come up to meet you, tell you I'm sorry
Je suis venu te voir, te dire que je suis désolé
You don't know how lovely you are
Tu ne sais à quel point tu es adorable
I had to find you, tell you I need you
Il fallait que je te voie, que je te dise que j'ai besoin de toi
Tell you I set you apart
Que je te dise que tu es un être à part
Tell me your secrets, and ask me your questions
Confie- moi tes secrets, et pose-moi tes questions
Oh let's go back to the start
Oh reprenons à zéro
Running in circles, coming in tails
Tourner en rond, aller à l’aventure
Heads are a science apart
La pensée est une science à part

[Chorus/[Refrain]

Nobody said it was easy
Personne n'a dit que c'était facile
Oh it's such a shame for us to part
Oh quel dommage que nous nous séparions
Nobody said it was easy
Personne n'a dit que c'était facile
No one ever said it would be so hard
Personne n'a jamais dit que ce serait aussi difficile
Oh take me back to the start
Oh ramène-moi au début de notre histoire
I was just guessing at numbers and figures
Je ne faisais que deviner des chiffres et des nombres
Pulling your puzzles apart
Qu'essayer de percer ton mystère
Questions of science, science and progress
Les questions de science, de science et de progrès
Do no speak as loud as my heart
Ne parlent pas aussi fort que mon cœur
Tell me you love me, come back and haunt me
Dis-moi que tu m'aimes, reviens et hante-moi
Oh and I rush to the start
Oh et je cours vers la case départ
Running in circles, chasing our tails
Tourner en rond, aller à l’aventure
Coming back as we are
Revenir à ce que nous sommes vraiment

[Chorus/Refrain]

Oh ooh ooh ooh ooh ohh ( x4 )

FLASH MOB : PLACE A LA POESIE !


Portrait de J. B. Yeats par son père (reproduction libre de droits Wikipédia)

Voici un poème du grand poète irlandais John Butler Yeats (1865-1939), "Une terrible beauté", dit sur l'esplanade de La Part Dieu lors de la Biennale de Lyon 2011.

FLASH MOB : ENCORE UN SUPERBE FLASH MOB A VIENNE (Autriche)


Voici encore un superbe flash mob très réussi à la Westbanhof (gare principale de Vienne). Vous aurez reconnu un extrait des Carmina Burana de Carl Orff, ici magnifiquement interprétés par des musiciens autrichiens.

lundi 10 décembre 2012

MUSIQUE : KEANE "THIS IS THE LAST TIME"

J'ai déjà mis en ligne quelques clips-vidéo de ce groupe anglais formé en 1997.



Keane – This is the last time

This is the last time
C'est la dernière fois
That I will say these words
Que je dirai ces mots
I remember the first time
Je me rappelle la première fois
The first of many lies
Le premier de beaucoup de mensonges
Sweep it into the corner
Balaye le dans un coin
Or hide it under the bed
Ou cache le sous le lit
Say these things they go away
Dis que ces choses s'en iront
But they never do
Mais ce ne sera jamais le cas
Something I wasn't sure of
Quelque chose dont je n'étais pas sûr
But I was in the middle of
Mais que j’avais sur le bout de la langue
Something I forget now
Quelque chose que j'oublie maintenant
But I've seen too little of
Mais dont j'ai vu trop peu

The last time
La dernière fois
You fall on me for anything you like
Tu me blâmes pour tout ce que tu aimes
Your one last line
Ta toute dernière limite
You fall on me for anything you like
Tu me blâmes pour tout ce que tu aimes
And years make everything allright
Et les années font que tout s’arrange
You fall on me for anything you like
Tu me blâmes pour tout ce que tu aimes
And I no I don't mind
Et je sais que ça ne me fait rien

This is the last time
C'est la dernière fois
That I will show my face
Que je me montrerai
One last tender lie
Un dernier tendre mensonge
And then I'm out of this place
Et ensuite je me tirerai
So tread it into the carpet
Alors enfouis-le sous le tapis
Or hide it under the stairs
Ou cache sous l'escalier
Say that some things never die
Dis que ces choses ne mourront jamais
Well I tried and I tried
Enfin j'ai essayé et essayé

Something I wasn't sure of
Quelque chose dont je n'étais pas sûr
But I was in the middle of
Mais que j’avais sur le bout de la langue
Something I forget now
Quelque chose que j'ai oublié maintenant
But I've seen too little of
Mais dont j'ai vu trop peu

[Refrain X 2]

dimanche 9 décembre 2012

ANTONY & THE JOHNSONS : "RIVER OF SORROW"

Voici encore un clip vidéo de cet extraordinaire chanteur atypique qu'est Anthony Hegarty avec une belle chorégraphie classique.





MUSIQUE : SIMON & GARFUNKEL "THE SOUND OF SILENCE"

Nostalgie, nostalgie... Voici une chanson que j'ai beaucoup écoutée pendant mes études en fac : "The sound of silence" (Le son du silence) par le duo Simon and Garfunkel. Ici enregistré à Central Park à New York en 1981.



Cette chanson date de 1964 et a été enregistrée sur leur 2ème album, The sounds of silence, reprenant le titre original, avec un "s". Le 11 septembre 2011, pour le Xème anniversaire des attentats de New York,  Paul Simon La réinterpréta seul, à la guitare acoustique, sur le site de Ground Zero.


Pochette de l'album original "The sounds of silence" (1965)

Comme vous pourrez en juger, les paroles en sont assez énigmatiques :

 The sound of silence by Simon and Garfunkel
Hello darkness, my old friend,
Salut, obscurité, ma vieille amie,
I've come to talk with you again
Je suis venu discuter encore une fois avec toi
Because a vision softly creeping,
A cause d’une vision sui s’est doucement insinuée en moi,
Left its seeds while I was sleeping
Qui a semé ses graines durant mon sommeil
And the vision that was planted in my brain, still remains
Et la vision plantée dans mon cerveau demeure encore
Within the sound of silence
A l'intérieurdu son du silence

In restless dreams I walked alone,
Dans mes rêves agités je marchais seul,
Narrow streets of cobblestone
Des rues étroites et pavées
'Neath the halo of a street lamp,
Sous le halo d'un réverbère,
I turned my collar to the cold and damp
Je relevai mon col contre le froid et l'humidité
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light,
Quand mes yeux furent éblouis par l'éclat de la lumière d'un néon,
That split the night and touched the sound of silence
Qui déchira la nuit et atteignit le son du silence

And in the naked light I saw,
Et dans cette lumière pure je vis,
Ten thousand people, maybe more
Dix mille personnes, peut-être plus
People talking without speaking,
Des personnes  discutant sans parler,
People hearing without listening
Des personnes  entendant sans écouter
People writing songs that voices never share,
Des personnes  écrivant des chansons qu'aucune voix ne partagerait jamais,
And no one dared disturb the sound of silence
Et personne n'osait déranger le son du silence

Fools, said I, you do not know,
Idiots, dis-je, vous ignorez,
Silence, like a cancer, grows
Que le silence, tel un cancer, grandit
Hear my words that I might teach you,
Ecoutez mes paroles pour que je puisse vous apprendre,
Take my arms that I might reach you
Prenez mes bras pour que je puisse vous atteindre
But my words, like silent raindrops fell,
Mais mes paroles tombaient comme  des gouttes de pluie silencieuses,
And echoed in the wells of silence
Et résonnaient dans les puits du silence

And the people bowed and prayed
Et les gens s'inclinaient et priaient
To the neon god they made
Devant le dieu de néon qu'ils avaient créé
And the sign flashed out its warning
Et le panneau s’illumina d’avertissements
In the words that it was forming
A travers les mots qu'il  formait
And the sign said : the words of the prophets
Et le signe disait  : les mots des prophètes
Are written on the subway walls
Sont écrits sur les murs des souterrains
And tenement halls,
Et des halls d'immeubles,
And whispered in the sounds of silence
Et sont murmurés à travers les sons du silence 

[Traduit par mes soins] 

Comme vous pourrez en juger, les paroles en sont assez énigmatiques. Selon ce que dit Paul Simon, lors d'une interview, les premières paroles lui furent inspirées car il avait l'habitude à l'époque pour composer de s'enfermer dans le noir dans la salle de bains, seul avec sa guitare, car il aimait la réverbération des sons sur les carreaux de faïence. La chanson a été écrite quelques jours après l'assassinat de Kennedy. Lors de sa sortie, la chanson fut un échec commercial et faillit même entraîner l'éclatement du duo. Il fallut attendre qu'elle soit choisie pour le bande originale du film The Graduate (Le lauréat), avec Dustin Hoffman (1967) pour qu'elle devienne un succès mondial.

[Renseignements tirés de la version anglaise de l'article The sound of silence, sur Wikipedia.]  

FLASH MOB : ET MAINTENANT DANSONS !



Crakowie (Pologne) 29/04/2011

J'aime particulièrement le premier morceau qui démarre cette vidéo (le reste moins). Il s'agit de "In this shirt" par The irrepressibles, dont j'ai déjà parlé ici.

FLASH MOB : BOLERO DE RAVEL A COPENHAGUE

Et voici encore un bel exemple : Le boléro de Ravel interprété à la gare centrale de Copenhague.


samedi 8 décembre 2012

OPERA : LA TRAVIATA DE VERDI (FLASH MOB)

On désigne ce genre d'évènements, apparemment improvisés, du terme anglais de "flashmob" (mot à mot : "mobilisation éclair"). En d'autres temps, on aurait appelé cela des "happenings". On désigne aussi ce genre de manifestations, qui peuvent être spontanés mais sont le plus souvent minutieusement organisés, sous le nom de "foule éclair". Cela peut prendre la forme d'un concert, d'un récital de poésie ou de théâtre ou, comme ici, d'un extrait d'opéra. Internet a permis le succès de ce type de manifestation qui, grâce à Youtube ou Dailymotion, sont désormais instantanément connus et repris dans le monde entier Pour en savoir plus : voir l'article flash mob sur Wikipedia).  
La scène se déroule au grand magasin d'Amsterdam De Bijenkorf, l'équivalent néerlandais de nos BHV, Printemps ou Galeries Lafayette à Paris ou de Harrod's à Londres.
Voir aussi, à Sabadell en Catalogne, le flash mob de la IXème symphonie de Beethoven (03/08/2012).



Merci à Danielle B. B. de m'avoir fait connaître cet évènement.

ARCHITECTURE : HOMMAGE A OSCAR NIEMEYER

(AP Photo/Ricardo Moraes, File)

Je viens d'apprendre que le grand architecte brésilien Oscar Niemeyer était mort le 6 décembre dernier à l'âge de 104 ans. J'ai déjà dit ici que lorsque j'étais enfant, l'un des métiers que j'aurais voulu faire était celui d'architecte. A part  Frank Lloyd Wright et Le Corbusier, l'un des architectes qui m'avait le plus inspiré était Oscar Niemeyer et son oeuvre majeure, Brasilia.


Oscar Niemeyer , architecte engagé et hédoniste par Geneviève WELCOMME (la-Croix.com 6/12/2012)

« Par l’effet conjugué d’un immense talent et d’une vitalité exceptionnelles, Oscar Niemeyer laisse une œuvre considérable, plusieurs centaines d’ouvrages dans le monde dont une vingtaine est encore en cours de réalisation dans divers pays. On se souvient de Brasilia, bien sûr, dont il réalisa les principaux monuments publics (inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco en 1987), mais aussi, en France, de la maison de la culture du Havre (inscrite en 2005), du siège du Parti communiste français à Paris, de la Bourse du travail de Bobigny.
Parmi les innombrables bâtiments que d’autres pays lui ont confiés, Oscar Niemeyer se disait particulièrement fier du siège des Éditions Mondadori près de Milan (1968-1975), une version moderne du temple grec selon ses propres dires, ou de l’université algérienne de Constantine (1969-1977), en forme d’ailes d’oiseau.
Prodigue, se renouvelant sans cesse, privilégiant le jeu des formes, leur sensualité et leur musicalité intrinsèque, Oscar Niemeyer ne fut le chantre d’aucun dogme, d’aucun parti pris formel et il parlait de son art comme un dessinateur amoureux : « Ce n’est pas l’angle droit qui m’attire, ni la ligne droite, dure, inflexible, créée par l’homme. Ce qui m’attire, c’est la courbe libre et sensuelle, la courbe que je rencontre dans les montagnes de mon pays, dans le cours sinueux de ses fleuves, dans la vague de la mer, dans le corps de la femme préférée. »  C’est pourtant de Le Corbusier, dont on met volontiers en avant la rigueur, voire l’austérité, que l’architecte brésilien reçut ses premières leçons.

Bâtiment du Congrès national (Brasilia)

UNE CAPACITÉ D'INNOVER HORS DU COMMUN

En 1929, l’année même où Oscar Niemeyer s’inscrit à l’école d’architecture de Rio de Janeiro, l’architecte franco-suisse y donne une série de conférences. Quelques années plus tard, sous la direction de Lucio Costa, tête de file de la nouvelle génération d’architectes brésiliens, Niemeyer et Le Corbusier travailleront ensemble sur le projet du nouveau ministère de l’éducation et de la santé du Brésil, bâtiment qui deviendra une icône du « style international » caractérisant les grandes réalisations des Trente Glorieuses. Ils se retrouveront en 1947 pour la conception du bâtiment de l’ONU à New York. Si un univers culturel sépare les deux architectes, ils ont en commun une capacité d’innover hors du commun et une audace constructive – notamment dans l’usage du béton – encore rare à l’époque.
La première grande commande publique que reçoit Oscar Niemeyer, en 1940, et qui lance véritablement sa carrière, vient de Juscelino Kubitschek, alors maire de Belo Horizonte, capitale de l’État du Minas Gerais. Sur les bords d’un lac artificiel, dans le quartier de Pampulha, l’architecte conçoit un yacht-club, une salle de bal, un casino et la merveilleuse église Saint-François-d’Assise aux volumes rythmés comme une succession de vagues habillées d’azulejos bleus. Un monument hardi, aux courbes déliées, dont la réussite et le sentiment de plénitude qui s’en dégage expriment l’une des convictions de l’architecte : « Je suis pour les choses innovantes et belles dont l’audace et l’esprit créatif peuvent surprendre et émouvoir  (1). »

Brasilia

 LA SENSUALITÉ DES COURBES

Élu président de la République en 1956, Kubitschek se tournera de nouveau vers Niemeyer pour la création ex-nihilo de la future capitale du pays au cœur des terres. Le film L’Homme de Rio  de Philipe de Broca (avec Jean-Paul Belmondo) donne une petite idée de la démesure du projet que fut Brasilia et de l’engagement qu’il exigea. Niemeyer y prit sa part, sans doute la meilleure, en posant quelques grandioses sculptures (la cathédrale, le Parlement, le Palais des Congrès, la Cour suprême…) sans subir les contraintes d’un plan d’urbanisme autrement ardu à mettre en place et dont se chargea son confrère, Lucio Costa.
Sculpter l’espace à la manière d’un artiste. C’est ainsi qu’Oscar Niemeyer aimait présenter son travail : par les traits amples et libres d’un dessin jeté sur le papier. Louant la sensualité des courbes, la liberté des espaces vides, l’importance vitale de la lumière, Niemeyer l’hédoniste arrime l’architecture au bonheur des sensations premières. Et relègue d’autant plus volontiers la part complexe de ses projets dans « la salle des machines », loin des visiteurs, qu’il peut s’appuyer sur une équipe d’excellents ingénieurs (une belle tradition brésilienne). Libre de forger ainsi sa légende : « Ma mère m’a raconté que, tout petit, je dessinais dans le ciel avec mon index.  (…) Contempler les nuages a toujours constitué ma distraction favorite. »

Maison de la culture du Havre

UN HOMME ENGAGÉ DANS LE COMMUNISME

Ces évocations délibérément aériennes, voire ascensionnelles, expriment également le caractère idéaliste d’un homme répétant inlassablement que le combat contre la pauvreté et l’oppression sont la priorité politique absolue. Enfant de la bourgeoisie carioca, il s’engagea dans le communisme (il reçut le prix Lénine en 1963 et fut l’ami de Fidel Castro, Pablo Neruda, Salvador Allende), ce qui lui valut quelques années d’exil en France grâce au soutien d’André Malraux, après la prise de pouvoir des militaires dans son pays.

Palacio da Alvorada (Brasilia)

Ses convictions politiques restèrent cependant en retrait de son travail : Niemeyer œuvra peu pour les pauvres ou le recul des favelas même si, en 2009, fut inauguré un centre culturel pour les jeunes dans la favela de Niterói, dessiné « sans honoraires » par l’architecte. Travailleur infatigable, avouant, le jour de ses 100 ans, son étonnement « d’être toujours là »,  Oscar Niemeyer, qui surprenait ses visiteurs par sa vitalité, disait aussi volontiers : « Je me sens en paix avec moi-même parce que je crois en ce que je propose. »

(1) Les citations d’Oscar Niemeyer sont extraites de Niemeyer paroles d’architecte (de Jean Petit, Éd. Fidia).

Plus de photos sur Culture Box (France Télévisions)

lundi 19 novembre 2012

CARNET NOIR : "PS, I LOVE YOU"


Rien à voir avec le PS (Parti socialiste) mais avec la formule latine "post scriptum". PS, I love you est un livre écrit par un auteur irlandais, Cecelia Ahern, devenu un bestseller mondial dont on a tiré un film dont je parle dans mon blog cinéma.

Sur un ton léger, voire humoristique, "PS, I love you" parle d'un sujet grave, celui de la mort d'un être aimé.  Après sept ans d'un mariage heureux, la narratrice a perdu son mari, Gerry, d'un cancer du cerveau. Avant de mourir, celui-ci lui a secrètement écrit des messages enfermés dans des enveloppes, qu'elle ne devra ouvrir qu'au fur et à mesure de l'écoulement des mois. Ces messages, en la forçant à lutter contre sa dépression, lui permettront de reprendre pied et de continuer à vivre sans lui.

Je viens de terminer de lire l'édition originale. Le livre est aussi disponible en traduction française.

Voici une citation que j'ai transcrite dans mon Carnet noir.

"She had been given a wonderful gift : life. Sometimes, it was cruelly taken away too soon, but it's what you did with it that counted, not how long it lasted."

"Elle avait eu un magnifique cadeau : la vie. Quelquefois, elle vous était cruellement reprise trop tôt, mais ce n'est pas sa durée qui compte mais ce que vous en faites."

Cecelia Ahern - PS, I love you.   

jeudi 15 novembre 2012

CARNET NOIR : LA VIE/LA MORT


Entendu sur France-Inter, l'interview de la soprano Nathalie Dessay  dans l'excellente émission de Rebecca Manzoni Eklectic du 20/10/2012 :

"Ce qui fait mourir les gens, ce sont les contradictions avec lesquelles ils ne peuvent pas vivre."

MUSIQUE : NOISERV

VIDEO : UN BEAU MOMENT D'EMOTION

Je pense que cette vidéo ne vous laissera pas indifférent. Je l'ai découverte grâce à mon amie Andrée-Laure, de Nice. La musique qui accompagne cette vidéo est de Noiserv 

mercredi 14 novembre 2012

CARNET NOIR : LE FUTUR, BONHEUR ET LE RÊVE


Dessin de Moebius

Voici une citation extraite de mon Carnet noir. Il s'agit d'une réflexion que se fait Gregor, le héros de la série de livres fantastiques "Gregor the outlander" (Gregor d'Outre-monde) de Suzanne Collins, l'auteur de The Hunger Games, vers la fin de sa première aventure dans les sous-sols de New York :

"Even if times got bad, he would never again deny himself the possibility that the future might be happy even  if the present was painful. He would allow himself dreams."  

"Même si les choses tournaient mal, il ne refuserait plus pour lui-même la possibilité que le futur puisse être heureux, même si le présent était douloureux. Il s'autoriserait à rêver."
[Traduction de Roland Comte]   


lundi 12 novembre 2012

CINEMA : MISE A JOUR DE MON BLOG CINEMA

Je vous informe de la mise à jour de mon blog cinéma Cinérock07

Parmi les derniers films traités, je vous recommande particulièrement :


- Will Hunting de Gus Van Sant (1997) avec Matt Damon et Robin Williams

- I am Sam (Sam, je suis Sam) de Jessie Nelson (2001) avec une prestation extraordinaire de Sean Penn en autiste qui se bat pour récupérer la garde de sa fille.

- Les saveurs du Palais, film français récent de Christian Vincent avec Catherine Frot et Jean d'Ormesson,  inspiré de l'histoire vraie de la cuisinière Danièle Mazet-Delpeuch, restée deux ans à l'Elysée comme cuisinière privée de François Mitterand.

samedi 3 novembre 2012

LA VIE, LA MORT...


"Ce que je sais, c'est qu'en fin de compte, peu de choses séparent la vie de la mort. Il n'y a qu'une seule chose : l'éternité."

Mick St. John dans "Moonlight" (S. 1/épisode 12)  

mardi 30 octobre 2012

MUSIC : BASTILLE SINGS "FLAWS"

En surfant à la recherche de sons qui me plaisent sur Deezer et You Tube, j'ai découvert ce groupe : Bastille qui interprète une chanson intitulée "Flaws" (Défauts).




lundi 29 octobre 2012

MUSIQUE DE FILM : GREAT EXPECTATIONS

En faisant une recherche sur le compositeur Patrick Doyle qui composa beaucoup de musiques de films, je tombe sur cet extrait d'un film méconnu, que j'ai découvert par hasard, et qui est un film magnifique (De grandes espérances/Great expectations d'Alfonso Cuaron, avec Gwyneth Paltrow et Ethan Hawke voir mon blog ICI )
Je ne résiste pas à vous mettre cette vidéo tirée du film :

 

vendredi 26 octobre 2012

DANSE : BOLERO DE RAVEL DE BEJART

C'est un correspondant sur Facebook qui a mis en ligne une interprétation par Sylvie Guillem du Boléro de Ravel dans la chorégraphie de Maurice Béjart, qui m'a donné envie de revoir ce même ballet interprété par Jorge Donn. Je l'avais vu dans les années 70 au festival d'Avignon dans la grande cour du palais des Papes et l'émotion avait été immense. Je n'ai jamais rien vu de tel en danse depuis et n'ai jamais oublié ce moment extraordinaire. Cet immense danseur est mort du sida en 1992 à l'âge de 45 ans.

jeudi 25 octobre 2012

MUSIQUE : GREEN DAY INTERPRETANT "WORKING CLASS HERO"

J'ai parlé de l'interprétation par Green Day de "Working class hero", dans le cadre du concert organisé en 2007 pour venir en aide aux victimes de la guerre civile au Darfour qui dure au Soudan depuis 2003, voici la vidéo correspondant. Des témoignages émouvants de soudanais victimes de la guerre s'intercalent dans le clip, lui donnant une dimension encore plus universelle que ne l'avait imaginé John Lennon.



- Le conflit a fait au moins 300 000 morts
- 2,7 millions de déplacés (dont 230 000 se sont réfugiés au Tchad)
- les populations civiles impuissantes sont la proie des milices armées des janjawids qui massacrent sans distinction jusqu'aux enfants.


mercredi 24 octobre 2012

MUSIQUE : JOHN LENNON "WORKING CLASS HERO"

Merci à mon amie Maryse2Rivières de m'avoir fait connaître cette chanson de John Lennon et ce clip vidéo. Elle avait remarqué que l'on y voit brièvement le livre de J.D. Salinger "The catcher in the rye" dont j'ai plusieurs fois parlé dans ce blog. Mais j'ai beaucoup aimé cette chanson, que je ne connaissais pas, et ce clip au montage particulièrement doué qui mêle images de l'enfance de Lennon, en passant par la période de leur gloire universelle, jusqu'à sa mort tragique, assassiné par un déséquilibré devant la porte de son immeuble à New-York, le 8 décembre 1980. Le clip a été réalisé pour le 70ème anniversaire de la naissance de John Lennon.



Paroles/Lyrics


Working class hero

As soon as you're born they make you feel small
Dès que tu seras né, ils te rabaisseront
By giving you no time instead of it all
En ne te donnant pas le temps de vivre
Till the pain is so big you feel nothing at all
Jusqu'à ce que la peine te submerge à tel point que tu ne ressentiras plus rien
A working class hero is something to be
Un héros de la classe populaire est quelque chose en devenir
A working class hero is something to be

They hurt you at home and they hit you at school
Ils te blesseront à la maison et ils te briseront à l'école
They hate you if you're clever and they despise a fool
Ils te haïront si tu es intelligent et ils te traiteront de fou
Till you're so fucking crazy you can't follow their rules
Jusqu'à ce que tu deviennes un tel putain de cinglé que tu ne pourras même plus suivre leurs règles
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

When they've tortured and scared you for twenty odd years
Quand ils t'auront torturé et effrayé pendant vingt affreuses années
Then they expect you to pick a career
Ils attendront de toi que tu fasses carrière
When you can't really function you're so full of fear
Alors que tu ne pourras même plus fonctionner tant tu seras pétri de peurs
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

Keep you doped with religion and sex and TV
Ils te garderont dépendant de la religion, du sexe et de la télé
And you think you're so clever and classless and free
Et tu te croiras si intelligent, si affranchi des classes et si libre
But you're still fucking peasants as far as I can see
Mais tu resteras un putain de manant, autant que je puisse en juger
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

There's room at the top they are telling you still
Ils te feront croire que ce bureau au sommet est pour toi
But first you must learn how to smile as you kill
Mais avant d'y arriver, il te faudra apprendre à sourire pendant que tu commettras des meurtres
If you want to be like the folks on the hill
Si tu veux devenir comme eux et grimper au sommet de la colline
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

If you want to be a hero well just follow me
Si tu veux être un héros, il te suffit de me suivre
If you want to be a hero well just follow me

[Thanks to Musique-ados pour les paroles]

J'ai passé deux bonnes heures à tenter de traduire les paroles de cette chanson et, comme toujours, j'ai buté sur la difficulté de passer de l'anglais au français. Pour arriver à rendre les idées de l'anglais, exprimées en quelques mots, nous devons, nous, Français, faire de lourdes périphrases, qui ne s'accordent plus du tout au rythme de la musique. Dans certains cas, je ne suis d'ailleurs malheureusement pas parvenu à traduire les mots de Lennon. J'ai alors improvisé en mettant à la place les idées qu'ils me suggéraient quitte à en trahir un peu le sens.

L'article de Wikipedia consacré à ce texte nous apprend qu'il s'agit de "l'une des chansons les plus cinglantes et les plus ouvertement politiques de Lennon (qui) explore les thèmes de l'aliénation et du statut social, de l'enfance à l'âge adulte." La chanson exprimait aussi la défiance que Lennon vouait aux religions, quelles qu'elles soient, les considérant comme l'un des plus dangereux outils de manipulation du peuple.  Lors de sa sortie, la chanson a aussi fait scandale dans les pays anglo-saxons et elle a même un temps été interdite de diffusion car elle comportait deux fois le mot "fucking". Sur le disque, ils ont été remplacés par des tirets et, en Australie, les mots honnis ont été purement et simplement censurés. 

Dans la première version de ce post, je m'interrogeais sur l'apparition, dans la vidéo, du chef d'oeuvre de J.-D. Salinger, "The catcher in the rye". Je comprends maintenant mieux l'allusion. Si "The catcher in the rye" a été le livre-culte d'une génération (et qu'il le restera), c'est parce qu'il dépeint l'inadaptation d'un jeune homme au moule dans lequel veut le couler la société, et la violence avec laquelle il réagit à cet avenir qu'on veut lui imposer. Le livre contient aussi beaucoup d'amour : cet amour que le jeune héros voudrait pouvoir manifester aux enfants innocents qui ne savent pas ce qui les attend au-delà du champ de seigle (la falaise). Lui qui a grandi et a fait le deuil de son enfance, lui qui a renoncé à l'avenir radieux auquel il se croyait promis, il voudrait à jamais rester ce gardien (the catcher in the rye = l'attrapeur dans les seigles), cet éternel veilleur qui reste sur le rebord de la falaise pour attraper les petits avant qu'ils ne tombent dans le vide, comme lui y est tombé.
 
La chanson et le livre traitent du même sujet : la révolte contre une société pétrie de principes auxquels les puissants qui les ont édictés ne se conforment pas. Après coup, je pense que, si la chanson a été interdite, ce n'est pas parce qu'elle contenait deux fois le mot "fucking" (qui, pris dans le contexte, n'a rien de vraiment choquant) mais parce qu'elle remet en question, d'une manière cinglante, toutes les bases de la société britannique : son traditionalisme ridicule, sa fausse bienséance, son système éducatif sclérosé, et surtout, Ô crime suprême, la religion  ! Le thème de cette chanson désabusée sur l'enfance et le mal-être n'est pas non plus si éloigné de ce qui est dénoncé par l'album des Pink FloydThe wall, et par le terrifiant film qu'en a tiré Alan Parker (Cf. mon blog ciné.)

Cette chanson a été reprise, entre autres, par Marianne Faithfull, David Bowie, Noir désir et, en dernier par Green Day (2007) sur la compilation Instant Karma : The campaign to save Darfur.

samedi 20 octobre 2012

LITTERATURE FANTASTIQUE : GARTH NIX


Vous ai-je déjà parlé ici de Garth Nix et de trilogie fantastique de l'Ancien Royaume, Sabriel ? Cette trilogie se compose de :

- vol. 1 : Sabriel (publié en 2003)
- vol. 2 : Liraël (2004)
- vol.3 : Abhorsen (2004)

Elle est suivie d'un recueil de nouvelles, dont la première donne son titre au recueil: "Across the wall, a tale of the Abhorsen and other stories" (Au-delà du mur, un conte de l'Abhorsen et autres histoires).

Une suite est annoncée pour 2013 : Clariel mais personne (sauf l'auteur) ne sait encore si elle paraîtra.

L'histoire que raconte cette trilogie se passe dans un monde qui, géographiquement, pourrait être la Grande-Bretagne, à une époque imaginaire entre le début du XXe siècle et le Moyen-âge. Le continent est coupé en deux, d'est en ouest, par un mur (réminiscence du Mur d'Hadrien ?) au-delà duquel se trouve l'Ancien royaume (The Old Kingdom), régi par les règles de la magie. Au début du premier roman, l'héroïne, Sabriel, est une jeune fille venue de l'Ancien Royaume qui fait ses études secondaires dans un pensionnat pour jeunes filles situé en Ancelstierre, au sud du mur. Elle est la fille d'un grand magicien, Abhorsen, et avec son arrivée vers l'âge adulte, ses pouvoirs se révèlent et elle doit franchir le mur, pour délivrer son père et l'Ancien Royaume, victimes de la magie noire et de la mort, et y rétablir la royauté légitime.

J'avais découvert cet auteur dans une librairie de la chaîne Waterstone, lors d'un voyage à Londres où le jeune vendeur très sympathique et compétent auquel je m'étais adressé, et à qui j'avais demandé de me conseiller des livres "dans l'esprit" d'Harry Potter, m'avait immédiatement orienté vers des auteurs dont je n'avais à l'époque jamais entendu parler : Neil Gaiman (Neverwhere) et Garth Nix. Je lui en ai été reconnaissant car ce genre de littérature est peu représenté en France.

Dans Across the wall, l'un des héros secondaires de la Trilogie, Nicholas Sayre, un adolescent originaire d'Ancelstierre, devenu ami avec Sameth, le jeune fils de Sabriel, qui vit dans l'Ancien Royaume, entreprend le dangereux voyage au-delà du mur par fidélité à son ami. Nicholas 'Nick' est un personnage attachant qui résiste aux tentatives des pouvoirs maléfiques de s'emparer de sa personne grâce à son inaltérable courage et à sa pureté. La Trilogie ne lui fait cependant (pour l'instant) qu'une place mineure que j'aimerais bien voir développer.

J'aime beaucoup ce genre de littérature qui plonge ses racines dans le vieux fond celtique (ou peut-être antérieur) qui m'a toujours fasciné. J'aimerais avoir le talent et la patience d'écrire des ouvrages dans cet esprit si proche du monde du rêve.

MUSIQUE : LAWRENCE ARABIA



Lawrence Arabia est (évidemment) un pseudo. Le chanteur, australien, s'appelle en réalité James Milne. Il en est à son 3ème disque et je l'ai découvert grâce à Télérama (n°3269 du 05/09/2012) qui lui consacre un  article. Je n'ai pas trouvé grand chose sur lui sur You Tube, si ce n'est deux ou trois morceaux, dont celui-ci. La chanson s'appelle "The listening times". Je n'en ai pas encore cherché les paroles.

samedi 13 octobre 2012

MUSIC : COLDPLAY "TALK"

LE PRIX NOBEL DE LA PAIX ATTRIBUE A L'EUROPE


Après la première surprise passée, tout le monde semble se féliciter que le prix Nobel de la Paix 2012 ait, cette année, été attribué à l'Union européenne. Pas moi !
On se demande ce qui est passé par la tête des jurés du comité Nobel d'attribuer leur prix à une institution comme l'Europe qui, à part de très timides tentatives en faveur de la paix dans le monde, n'a pas réussi à faire cesser le conflit syrien, qui devrait empêcher de dormir tout humaniste, ou mettre fin à la misère grandissante de ses propres peuples, elle qui est, avec les Etats-Unis, l'entité économique la plus riche et la plus puissante de la planète.
Certes, l'Europe est  en paix depuis plus d'un demi siècle, mais c'est oublier un peu vite qu'elle est restée impassible devant l'épouvantable conflit yougoslave qui s'est déroulé, pendant près de 10 ans, à ses portes, ne protestant que très mollement devant les massacres, viols, tortures commis par l'armée serbe et ses milices qui ont donné libre cours à leurs instincts les plus barbares. Qu'ont fait alors les chefs d'état et la diplomatie européens pour mettre fin à cette situation inadmissible ? Il a fallu que ce soit l'Otan, sans mandat explicite de l'ONU, qui prenne les choses en main.
La paix désigne "un état de calme et de tranquillité qui se traduit par une absence de perturbation, d'agitation ou de conflit" [Wikipedia : art. Paix] Peut-on dire que l'Union européenne qui, avec ses plans de rigueur, sacrifie ses classes laborieuses, au profit d'une financiarisation de l'économie, mérite le prix Nobel de la Paix? Il est peu vraisemblable qu'avec l'adoption de mesures d'économies drastiques adoptées par tous les pays européens (et pas seulement en Espagne, en Italie et en Grèce !), la situation de paix sociale que nous connaissons se prolonge longtemps. Il est logique de penser que l'accroissement des inégalités, la perte des acquis sociaux, la dégradation des systèmes de retraite et de santé, la misère grandissante du peuple, va entraîner partout en Europe des conflits de plus en plus graves qui mettront à mal la paix relative que ce continent connaît depuis plus de 60 ans.
Par le passé, le prix Nobel de la Paix a parfois été attribué à des personnalité décriées comme Henry Kissinger (1973), Anouar El-Sadate et Menahem Beghin (1978), Yasser Arafat, Shimon Peres et Yitzhak Rabin (1994) ou encore l'AIEA et son directeur Mohamed ElBaradei (2005), totalement incapables d'empêcher la nucléarisation de l'Iran. On pouvait rester réservé sur l'attribution du prix Nobel de la Paix à un président en exercice, Barak Obama, fut-il le premier président noir américain de l'histoire qui, malgré tout le capital de sympathie dont il dispose, a lamentablement échoué dans la plupart de ses engagements (mettre fin aux guerres en Irak, Afghanistan, fermeture du camp d'exception de Guantanamo, suppression de la peine de mort et instauration d'un système de santé universel dans son pays.)
Une autre personnalité ou une institution plus méritante que l'Europe eut été mieux choisie. Il n'en manque pourtant pas qui oeuvrent dans l'obscurité et l'anonymat pour venir en aide aux plus démunis, essayer de réparer les dégâts de la guerre et instaurer un monde meilleur.
Le Comité Nobel devrait désormais sérieusement s'interroger sur ses choix à venir s'il ne veut pas totalement se décridibiliser et  rendre ses choix contestables. 

mardi 9 octobre 2012

MUSIQUE : MIKA "UNDERWATER"

 

Underwater

C'EST LA RENTREE LITTERAIRE

Photo Charles Platiau - Reuters (illustrant un art. de Libération) 

C'est la rentrée littéraire. Selon le dossier que consacre France Inter à la rentrée 2012, c'est 646 romans français et étrangers que vont, cette année, recevoir les libraires. Qu'est-ce que je suis content de ne plus être libraire !!! Je l'ai été pendant 20 ans. J'ai aimé ce métier, j'ai essayé de le faire sérieusement et avec conscience, essayant de lire le maximum de livres, de conseiller au mieux mes clients (dont beaucoup sont devenus des amis) mais, lorsque j'ai quitté la librairie, fin 2006, cela a pour moi été un soulagement tant le système m'était devenu insupportable. Cette inflation de livres, ce "turn-over" dément qui faisait que, si un livre ne s'était pas vendu au cours de sa première semaine d'exposition, on devait le remettre en rayon, puis en cartons, en attendant de pouvoir le retourner et, à ce moment là (il m'est même arrivé de devoir rouvrir des cartons prêts à être repris par le transporteur) se l'entendre réclamer car l'éditeur avait réussi à faire parler de lui dans une quelconque émission de radio, de télé, ou que le client avait lu une critique favorable dans une revue...
Cela était devenu tragique. Non à cause, comme on le lit souvent, de la baisse de qualité de la filière dans son ensemble (de l'auteur qui ne sait plus écrire, aux correcteurs, qui pour des raisons budgétaires, n'existent plus, qu'aux imprimeurs ou à ceux qui se prétendent éditeurs et ne le sont pas...) mais au système qui tourne en roue libre et est dominé par une seule chose, désormais, le FRIC, comme hélas, pour presque tout le reste de notre société.
Cela me faisait toujours beaucoup rire quand les "prix littéraires" étaient décernés. Tous les libraires savent que trois maisons dominent le marché : Gallimard-Grasset et Le Seuil. Dans le métier, on les surnomme "Galligraseuil" (Gallimard-Grasset-Le Seuil). Et, pour ne pas pleurer, je riais quand les commentateurs s'extasiaient que"pour une fois, le prix x ou y ait été décerné aux... éditions de Minuit" - qui font partie intégrante des éditions du Seuil (C'est un exemple, cela aurait pu être aux éditions Quai Voltaire qui, elles, font partie du groupe Gallimard).  
Mais ces réflexions étaient encore valables lorsque j'ai quitté le monde de la librairie car, maintenant, avec l'entrée des financiers dans le jeu tordu de l'édition, cela doit être encore plus glauque et la qualité littéraire des auteurs ne doit plus avoir grand chose à faire avec le chiffre de leurs ventes.
Actuellement, l'édition est liée au grand capital qui place autant ses billes dans le monde de l'industrie, de la pharmacie, ou de la sidérurgie (la liste n'est pas limitative).
En outre, il faut aussi compter sur le passage au numérique. Est-ce un bien, un mal ? Je ne sais pas. La numérisation par Google des livres épuisés tombés dans le domaine public est, à mon avis, une bonne chose car certains ouvrages étaient devenus inaccessibles. Les chercheurs comme moi ne peuvent que saluer cette initiative.
La lecture sur tablettes numériques peut aussi rendre de grands services aux mal-voyants puisqu'une fois le livre téléchargé on peut en agrandir les caractères et les lire plus facilement.
Quant au reste : je reste fidèle au papier car rien ne remplacera jamais (du moins pour moi) le fait de pouvoir tenir un livre, en tourner les pages,  revenir sur un passage, l'annoter... (bien que tout cela soit aussi possible sur les tablettes numériques).
Tout cela pour vous dire que je ne regrette pas, non vraiment pas, de ne plus être libraire et de ne plus entendre mes clients (même les plus cultivés, les mieux intentionnés) me réclamer "le dernier Besson, le dernier Amélie Nothomb, etc." Cela aurait fini par un meurtre !

dimanche 16 septembre 2012

"INDIGNADOS" UN FILM DE TONY GATLIF (2012)


Voici un extrait du film de Tony Gatlif "Indignados" sorti en mars 2012 et consacré au mouvement des Indignés.



Vous pouvez aussi voir l'article que je consacre à ce film sur mon blog cinéma ICI.

jeudi 13 septembre 2012

"INDIGNEZ-VOUS" FILM-REPORTAGE DE TONY GATLIF


Hier soir, Arte programmait le magnifique film de Tony Gatlif  "Indignez-vous" (Los indignados), reportage sur tous les mouvements citoyens qui ont eu lieu dans le monde entier et qui ont été inspirés par le petit livre révolutionnaire de Stéphane Hessel. Le film n'est pas qu'un simple documentaire. Il alterne les images des manifestants (Plaza del Sol, Athènes, occupy Wall Street, etc.), des images d'archives (l'exode pendant la deuxième guerre mondiale, démantèlement de camps de gitans...), alternées avec des extraits de son livre lus par Stéphane Hessel lui-même, repris par de jeunes manifestants. L'ensemble est soutenu par une belle musique, à la fois lancinante et entraînante, composée par Delphine Mantoulet qui avait composé la musique du film Liberté) et Valentin Dahmani, , qui rendent ce film particulièrement émouvant.
A voir encore pendant une semaine en replay gratuit sur Arte+7 
N'attendez pas !
 
http://videos.arte.tv/fr/videos/indignez-vous--6905466.html

Pour en savoir plus : http://www.arte.tv/fr/le-paradoxe-du-cinema-face-a-l-actualite/6272020,CmC=6272524.html

mercredi 12 septembre 2012

MUSIQUE : QUEEN/FREDDY MERCURY "SHOW MUST GO ON" OFFICIAL CLIP

Une grande voix. Un talent extraordinaire. Des paroles d'une lucidité désabusée. Un clip déjanté à l'image de ce qu'était Freddie Mercury, disparu en novembre 1991, un mois seulement après la sortie de cette chanson, à l'âge de 45 ans. L'un des plus grands succès de Queen.




Queen : Show must go on ! (Merci à Sings365.com pour les lyrics/Traduction par Roland Comte) 


Empty spaces - what are we living for?
Espaces vides – pourquoi vivons nous?
Abandoned places - I guess we know the score.
Lieux abandonnés – je parie que nous connaissons le score.
On and on!
Toujours et toujours!
Does anybody know what we are looking for?
Est-ce que quelqu’un sait ce que nous cherchons?

Another hero - another mindless crime.
Un autre héros – un autre crime stupide.
Behind the curtain, in the pantomime.
Derrière le rideau, en pleine pantomime.
Hold the line!
Tenez bon!
Does anybody want to take it anymore?
Est-ce que quelqu’un veut  prendre la suite?
The Show must go on!
Le spectacle doit continuer:
The Show must go on!Yeah!
Le spectacle doit continuer, ouais !
Inside my heart is breaking,
A l’intérieur, mon cœur se brise
My make-up may be flaking,
Mon maquillage se craquèle,

But my smile, still, stays on!
Mais mon sourire est toujours éclatant!

Whatever happens, I'll leave it all to chance.
Quoiqu’il arrive, je laisse la porte ouverte à la chance
Another heartache - another failed romance.
Une autre peine de cœur – une autre romance ratée.
On and on...
Toujours et toujours…
Does anybody know what we are living for?
Est-ce que quelqu’un sait pourquoi on vit?
I guess i'm learning
Je parie que j’apprends
I must be warmer now.
Je dois avoir plus chaud maintenant.
I'll soon be turning, round the corner now.
Je vais bientôt prendre le tournant.
Outside the dawn is breaking,
Au-dehors, l’aube se lève
But inside in the dark I'm aching to be free!
Mais à l’intérieur, c’est la nuit et je souffre pour être libre
The Show must go on!
Le spectacle doit continuer
The Show must go on! Yeah,yeah!
Le spectacle doit continuer, ouais, ouais !
Ooh! Inside my heart is breaking!
Oh, à l’intérieur, mon cœur se brise
My make-up may be flaking...
Mon maquillage se craquèle
But my smile, still, stays on!
Mais mon sourire est toujours aussi éclatant
Yeah! oh oh oh
My soul is painted like the wings of butterflies,
Mon esprit est peint comme les ailes des papillons,
Fairy tales of yesterday, will grow but never die,
Contes de fées du temps jadis grandiront mais ne mourront jamais
I can fly, my friends!
Je peux voler, mes amis

The Show must go on! Yeah!
Le spectacle doit continuer
The Show must go on!
Le spectacle doit continuer
I'll face it with a grin!
J’y ferai face avec le sourire
I'm never giving in!
Je ne déclarerai jamais forfait!
On with the show!
Poursuivons le spectacle!

mardi 11 septembre 2012

CLIP MUSICAL : PINK FLOYD "ANOTHER BRICK IN THE WALL"

Cela ne fera que la 3ème fois que je publierai ce clip extrait du film The wall. Il faut de la ténacité car EMI, détenteur des droits, a supprimé les vidéos mises précédemment en ligne sur You Tube. Regardez ce clip, chaque détail compte, quant aux paroles et à la musique, elles sont purement géniales. Donc, pour la énième, je persiste et signe. Profitez-en tant qu'il est visible !!! J'ai rarement vu et entendu quelque chose de plus corrosif et de plus révolutionnaire. Sur le film voir ma critique sur Le blog ciné CinéRock07.



Lyrics/Paroles (Traduites par Roland Comte) 


The wall (Roger Waters/Pink Floyd)

You!
Hé, toi!
You! Yes, you!
Toi! Oui, toi!
Stand still, laddie!
Tiens toi tranquille, jeune homme!
When we grew up and went to school
Quand on grandit et qu’on va à l’école
Then when certain teachers who would hurt the children anyway they could
Et quand certains professeurs qui veulent blesser les enfants par tous les moyens possibles 
By pouring their derision upon anything we did
En traitant par la dérision tout ce qu'ils font
Exposing every weakness
En exposant chacune de leurs faiblesses
However carefully hidden by kids
Même les plus secrètes que cachent les enfants
What have we here, laddie?
Qu’avons-nous là, jeune homme ?
Mysterious scribblings?  A secret code?
Des griffonnages mystérieux? Un code secret?
No. Poems, no less
Non, des poèmes, rien de moins que des poèmes
Poems, everybody!
Des poèmes, Messieurs !
The lad here reckons himself a poet.
Ce garçon-là  se croit poète
“Money, get back. I’m allright, Jack.
“Argent, reviens. Je vais bien, Jack.
“Keep your hands off my stack.
“Bas les pattes, c'est à moi.
“New car, caviar, four-star dream.
“Une nouvelle voiture, du caviar, un rêve quatre-étoiles
“Think, I’ll buy me a football team.”
“Pense un peu, je m’achèterai une équipe de football. »
Absolute rubbish, laddie!
Foutaises, mon garcon!
Get on with your work
Fais plutôt ton travail
Repeat after me:
Répète après moi:
An acre is the area of a rectangle…
Un acre est la surface d’un rectangle …
Whose length is one furlong…
Dont la longueur est un furlong…
And whose width is one chain.
Et la largeur est une chaîne…
But in this town it was well known
Mais dans cette ville on sait très bien que
When they got home at night their fat and psychopathic wifes
Quand ils rentrent chez eux le soir retrouver leurs grosses femmes névrosées
Would thrash them within inches of their lives
Ils les rouent de coup chaque jour de leur vie

We don’t need no education
On n’a pas besoin d’éducation
We don’t need no thought control
On n’a pas besoin que l’on contrôle nos pensées
Teacher, leave us kids alone
Eh, les profs, fichez la paix aux gamins
Hey, teacher, leave them kids alone
Eh, les profs, fichez-leur la paix
All in all it’s just another brick in the wall
Tout compte fait, c’est juste une autre brique dans le mur

Wrong! Do it again!
Faux, recommence !
All in all it’s just another brick in the wall
Tout compte fait, c’est juste une autre brique dans le mur
We don’t need no education
On n’a pas besoin d’éducation
If you don’t eat your meat, you can’t have pudding!
Si tu ne manges pas ta viande, tu n’auras pas de pudding!
We don’t need no thought control
On n’a pas besoin que l’on contrôle nos pensées
How can you have any pudding if you don’t eat your meat?
Comment pourrais-tu  avoir du pudding si tu ne manges pas ta viande ?
No dark sarcasm in the classroom
Pas de noir sarcasme  dans la classe

You! Yes, you, laddie!
Hé, toi! Oui, toi, jeune homme!
Poems, everybody. The lad here reckons himself a poet.
Des poèmes, Messieurs. Ce garçon se croit poète.
Teachers, leave them kids alone
Eh, les profs, fichez- la paix aux gamins
Hey, teachers
Hé, les profs
All in all it’s just another brick in the wall
Tout compte fait, c’est juste une autre brique dans le mur
All in all it’s just another brick in the wall
Tout compte fait, c’est juste une autre brique dans le mur
We don’t need no education
Nous n’avons pas besoin d’éducation
No dark sarcasm in the classroom
Pas de noir sarcasme  dans la classe

Again! An acre is the area of a rectangle…
Encore. Un acre est  égal  à la surface d’un rectangle…
Whose length is one furlong…
Dont la longueur est un furlong
And whose width is one chain.
Et la largeur est égale à une chaîne.

Mother, do you think they’ll drop the bomb?
Mère, pense-tu qu’ils vont lâcher la bombe?
Mother, do you think they’ll like the song?
Mère, pense-tu qu’ils vont aimer la chanson ?
Mother, do you think they’ll try to break my balls?
Mère, pense-tu qu’ils vont me casser les couilles?
Mother, should I build a wall?
Mère, dois-je construire un mur ?
Mother, should I run for president?
Mère, dois-je me présenter comme président?
Mother, should I trust the government?
Mère, dois-je croire le gouvernement?
Mother, will they put me in the firing line?
Mère, me mettront-ils sur la ligne de feu?
Mother, am I really dying?
Mère, suis-je réellement en train de mourir?

Hush, now, baby, baby don’t you cry
Chut, maintenant, bébé, bébé ne pleure pas
Mama’s gonna make all your nightmares come true
Maman va rendre tous tes cauchemars réels
Mama’s gonna put all her fears into you
Maman va instiller toutes ses peurs en toi
Mama’s gonna keep you under her wing
Maman va te garder sous son aile
She won’t let you fly but she might let you sing
Elle ne te laissera pas t’envoler mais elle te laissera chanter
Mama’s gonna keep baby cosy and warm
Maman gardera son bébé douillet et au chaud  
Ooooh, babe
Oh, mon bébé
Ooooh, babe
Oh, mon bébé
Ooooh, babe, of course Mama’s gonna help build the wall
Oh, mon bébé, bien sûr que Maman t’aidera à constuire le mur
Hello. Hello. Is there anybody in there?
Hello, hello. Y a-t-il quelqu’un là-dedans?
Do you remember me?
Vous souvenez-vous de moi?