"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

samedi 27 août 2011

DECES DE MATTHIEU MOURARET


J'ai été bouleversé lorsque j'ai appris, par une de mes élèves, le décès de Matthieu Mouraret, ancien élève du collège Le Portalet où j'ai enseigné 5 ans. Il avait été l'un des piliers de l'Atelier Théâtre que j'ai animé de 2009 à 2011 avec Bérangère Issartel et Line Artès. Matthieu était un garçon adorable, doué d'immenses qualités humaines, gentil, serviable et qui semblait être heureux.
Nous avions été enchantés de savoir que, malgré une lourde charge de travail, il continuait à faire du théâtre au Lycée Marcel Gimond. Nous nous étions revus à plusieurs occasions, dans le cadre des réunions Réseau au théâtre de Privas où, encore cette année, il nous avait fait plier de rire dans un sketch comique des plus réussis. Il incarnait aussi le duc de Joyeuse lors des visites théâtralisées de cette ville où il était, comme partout, énormément apprécié.

En 2009, il avait incarné avec un talent remarqué le Créon d'Antigone dans le cadre de l'Atelier théâtre du Portalet. Bien qu'il ne soit plus au collège, il avait aussi eu la gentillesse de venir filmer le spectacle de l'an dernier "Le songe d'une nuit d'été" et celui de cette année "La guerre de Troie n'aura pas lieu".

Matthieu nous a quittés dans sa 17ème année. Nous qui l'avons connu sommes tous sous le coup de l'émotion. Personnellement, je ressens une tristesse infinie pour la perte d'un garçon à l'avenir prometteur et le sentiment d'un gâchis. Pourquoi ?

Au revoir, Matthieu, notre super acteur et incomparable ami. Tu resteras à jamais dans nos coeurs et, mardi, lors de ton enterrement, nous aurons tous du mal à retenir nos larmes.

Si vous voulez laisser un témoignage, vous pouvez le faire sur la page Facebook de Matthieu Mouraret..  http://www.facebook.com/profile.php?id=1575711190 
Voir aussi sur le Facebook "Les amis du collège Le Portalet" la galerie photos hommage à Matthieu Mouraret

jeudi 25 août 2011

FILM "LE JARDIN DES FINZI CONTINI" DE VITTORIO DE SICA (1970)



Le film "Le jardin des Finzi Contini" est adapté d'un court roman, ou d'une longue nouvelle, de l'écrivain italien antifasciste Giorgio BASSANI, publié en 1962. Il raconte les relations entre jeunes gens de la bonne société  juive de Ferrare, dans les années 30, au début du fascisme. Le film a remporté l'Ours d'or à Berlin en 1971 et l'Oscar du meilleur film étranger l'année suivante.

Bassani n'a pas été associé au scénario et a critiqué le film car, selon lui, il était trop éloigné de son roman, ce qui n'est pas faux : le livre commence plus tôt que le film et raconte les brèves rencontres entre Micol et son frère Alberto, les enfants de la famille Finzi-Contini, à la synagogue et lors des examens qu'ils viennent passer en candidats libres au collège de la ville, avec les autres écoliers de Ferrare. Cette partie est quasi absente du film, sauf sous la forme de courts flashes-back, difficiles à comprendre pour qui n'a pas lu le livre. Le film, lui, ne commence vraiment qu'au début de l'été 1938, alors que les lois raciales promulguées par Mussolini interdisent aux jeunes gens juifs d'utiliser les courts de tennis publics de Ferrare. A Ferrare, tout le monde connaît les Finzi-Contini, grands bourgeois retranchés derrière les murs de leur  immense parc (qui joue un bien plus grand rôle dans le livre que dans le film, où il n'apparaît que comme un vague décor). La famille Finzi-Contini possédant son propre court, elle ouvre l'accès de son parc, jusqu'alors interdit, aux amis de leurs enfants et leur permet de venir s'y entraîner. Au cours des mois qui suivent, les visites du héros, Giorgio (qui n'est autre que l'auteur du livre), vont se faire quotidiennes et l'amour va naître entre lui et le belle Micol (interprétée dans le film par Dominique Sanda, alors au faîte de sa splendeur et de sa jeunesse) alors que son frère Alberto (Helmut Berger) meurt doucement d'une maladie non précisée. Dans le film, l'amour de Giorgio pour Micol, qui ne le considère que comme un ami, et le fait qu'il découvre qu'elle le "trompe" avec le meilleur ami de son frère, Malnate, un garçon plus âgé, plus mûr (qu'elle a d'abord repoussé), est mis en évidence, alors que ces relations sont simplement suggérées dans le livre, ce qui a sans doute déplu à Bassani, dont l'écriture, tout en finesse, s'accorde mal avec la lecture qu'en a fait Vittorio de Sica.  
En Italie, le régime fasciste multiplie les mesures vexatoires contre les juifs mais la famille Finzi-Contini, pilier de l'’aristocratie de Ferrare depuis des générations, refuse de croire qu'elle puisse être menacée alors que, hors des murs, le pire se prépare…. 
Le film se clôt sur la description de l'arrestation de la famille Finzi-Contini et du père de Giorgio, et leur rassemblement dans les locaux de l'école de Ferrare avant d'être déportés, ce que le livre laisse seulement entendre.
Le film a reçu, dès sa sortie, un accueil chaleureux. Il faut dire que son réalisateur n'était pas n'imprte qui puisqu'il s'agissait de Vittorio de Sica, alors au sommet de sa gloire. Certains critiques l'ont cependant trouvé d'un romanttisme extrême, à la limite de la mièvrerie et de la sensiblerie, ce qui ne se justifie qu'en partie, à la fin du film, avec le décès d'Alberto, presqu'immédiatement suivi de l'arrestation de la famille Finzi-Contini et de son enfermement dans l'école, concluant sur une note beaucoup plus sombre.
Dernière remarque. Certains pourraient rechigner à revoir un film qui a près de 30 ans. Ce serait dommage car c'est une oeuvre qui, à la différence de beaucoup, n'a pas pris une ride. Ses héros sont toujours et resteront à jamais jeunes et beaux et les terribles évènements qu'ils rappellent seront, toujours, hélas, d'actualité (il n'est que de voir ce qui s'est passé, il y a moins de 10 ans, en ex-Yougoslavie). Il a en outre été entièrement restauré en 2007 et on peut le trouver en DVD.  Mais, avant tout, lisez le livre qui apporte des dimensions qui n'apparaissent pas dans le film.
Je terminerai sur la musique de ce film dont le générique nous dit qu'elle a été composée par Bill Conti et Manuel de Sica, le fils de Vittorio, mais il n'est nulle part fait mention du chant que l'on entend à la fin, alors que les Juifs, enfermés dans l'école, attendent d'être emmenés. La scène est très touchante : Micol, consolant sa grand-mère qui a perdu l'esprit regarde par la fenêtre de son ancienne salle de classe et son regard se porte, au-delà des remparts et du château de Ferrare, vers le parc de sa famille. A ce moment là commence un chant funèbre en hébreu qui se poursuit sur le générique de fin. Ni le titre ni l'auteur de ce chant ne sont pourtant crédités dans ce même générique.

Avec l'aide de nombreux internautes, en particulier ceux du site Trouve ta musique (remerciements particuliers à  tigrealionne, Bouchon et Finzi), que je vous recommande si vous ne parvenez pas à identifier une musique que vous avez entendue. J'ai mis plus d'un an à savoir ce qu'était ce chant et j'y suis enfin parvenu : il s'agit en effet du "Chant des morts - ou aux morts - d'Auschwitz" (En hébreu "El Male Ra-hamin"), composé et interprété par un musicien juif, avant d'être exécuté en 1941. Il a été réenregistré par Jordi Savall sur un double album d'une qualité exceptionnelle intitulé "Jérusalem, la ville des deux paix" (A écouter sur Qobuz.com) 
      

samedi 20 août 2011

GREGORY LEMARCHAL "SOS D'UN TERRIEN EN DETRESSE"


Lemarchal Grégory - SOS d'un terrien en détresse... par myworldmusic


CINEMA : ARIA DE L'OPERA LA WALLY DU FILM "DIVA" (1981)


Cette vidéo, que j'avais mise en ligne dans un post du 12/10/2008, n'était plus accessible peut-être parce que le réalisateur du film, Jean-Jacques Beineix, fait partie des 32 signataires de la "pétition des cinéastes pro-Hadopi" parue dans Le Monde. Je ne remets pas cette vidéo pour lui mais pour la magnifique interprétation par la grande cantatrice Wilhelmenia Wiggins Fernandez de cet aria tirée de l'opéra La Wally d'Alfredo Catalani.

jeudi 18 août 2011

MIKE OLDFIELD "SONGS OF A DISTANT EARTH"

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Merci à miladyamaranth pour ce montage. La vidéo que j'avais mise sur ce blog le 11/05/2008 ayant été désactivée, en voici une autre.

Chants de la terre lointaine (Songs of a distant earth)

C'est le titre d'un des plus beaux romans de SF écrit par Arthur C. Clarke, l'auteur de 2001 d'Odyssée de l'espace, hélas décédé en 2008, scientifique, écrivain et philosophe. Ce livre se passe sur Thalassa, une lointaine colonie de la Terre, qui a évolué harmonieusement pendant des millénaires jusqu'à ce qu'une mission terrienne, en partance pour Sagan II (un hommage au grand astronome Carl Sagan), y fasse une escale. C'est un magnifique livre, empreint de poésie et de philosophie dont je vous recommande la lecture. Le musicien Mike Oldfield a écrit une oeuvre inspirée par ce livre et dédiée à Clarke.

Cet album commence par une citation de la Genèse (Genesis, en anglais), l'un des textes les plus beaux et les plus poétiques qui soient. J'ai utilisé ce texte lors d'un spectacle que j'avais réalisé avec les élèves au Lycée Tomas Morales, à la Grande Canarie, en 1979.

Genesis 1:1-4

"In the Beginning
"God created the heaven and the earth
"And the earth was withouth form and void
"And darkness was upon the face of the deep
"And the spirit of God moved over the face of the waters
"And God said "Let there be light" and there was light.

(Text from Genesis 1:1-4 pronounced by Bill Anders in company with the astronauts James Lovell and Frank Borman on board of Apollo 8 on Christmas 1968 - texte prononcé par Bill Anders et les astronautes James Lovell et Frank Borman à Noël 1968, sur le vol Apollo 8)

La Genèse 1:1-4


"Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre
"Et la terre était déserte et vide
"Les ténèbres couvraient la surface de l'abîme
"Et l'esprit de Dieu planait sur les eaux
"Et Dieu dit : "Que la lumière soit!"
"Et la lumière fut.
"Et Dieu vit que la lumière était bonne."

« Chants de la Terre Lointaine » est l’un des livres les plus aboutis d'Arthur C. Clarke. Je voudrais retranscrire ici une citation recopiée dans mon Carnet bleu :

"Toutes les religions sont fondamentalement immorales, parce que les superstitions qu'elles répandent font plus de mal que de bien." [Lucrèce, auteur latin cité par A.C. Clarke, dans "Chants de la terre lointaine"]

Plus loin, sur le chagrin et l'amour :

"Peu de temps après la mort de son frère bien-aîmé [Kumar], elle [Mirissa Leonidas] m'a demandé 'quelle est l'utilité du chagrin? Est-ce qu'il exerce une fonction biologique?' Comme c'est singulier que je n'aie jamais réfléchi sérieusement à cela! On peut imaginer une espèce intelligente qui fonctionnerait parfaitement si l'on se rappelait les morts sans émotion, si toutefois on se les rappelait. Ce serait une société absolument inhumaine, mais elle serait au moins aussi réussie que les termites et les fourmis l'étaient sur la terre.


"Le chagrin serait-il un sous-produit accidentel - ou même pathologique - de l'amour qui a, bien entendu, une fonction biologique indiscutable? C'est une pensée bizarre et troublante. C'est cependant nos émotions qui font de nous des humains; qui voudrait y renoncer, même en sachant que chaque nouvel amour est encore un otage entre les mains de ces terroristes jumeaux, le Temps et le Destin ?"

mercredi 17 août 2011

MUSIQUE DU FILM "THE TALENTED MR RIPLEY" (Tu Vuo' Fa l'Americano)



Ce film, "The talented Mr. Ripley" (Le talentueux Mr. Ripley), adapté par Anthony Minghella d'un roman de Patricia Highsmith est un de mes films préférés. La scène se passe dans les années 50 dans un bar de la côte amalfitaine où Dickie Greenleeff (Jude Law) entraîne Tom Ripley (Matt Damon). Dans cette chanson "Tu vuo far l'Americano" (Tu veux faire l'Américain, qui fait référence à la période qui se passe juste après la libération de l'Italie par les troupes américaines), ce sont les véritables voix des deux acteurs américains qui se mêlent à celles du prestigieux orchestre de jazz, The Guy Barker International Orchestra.

Le post avait été publié le 11/05/2008 et la vidéo supprimée. Je la rétablis ici.

mardi 16 août 2011

LITTERATURE : ARMISTEAD MAUPIN "UNE VOIX DANS LA NUIT"


J'avais lu, comme tout le monde en son temps, "Chroniques de San Francisco" d'Armistead Maupin, mais, quelle que soit la qualité littéraire que j'avais  trouvé à ces romans, en particulier à travers ses évocations de San Francisco, ainsi que les idées généreuses de leur auteur sur l'homosexualité, j'avais fini par être lassé par la répétitivité  de la série (c'est souvent, hélas, le cas avec une saga et là, il s'agit de de 8 bouquins ! Je m'aperçois que j'ai en fait laissé tomber au 6ème...) et les invraisemblances un peu "too much", même pour de la fiction. Je viens de terminer un autre livre du même auteur, que m'a prêté mon amie Maryse2Rivières : "Une voix dans la nuit". Sous une présentation de polar, c'est un livre assez particulier, que, si l'on utilise le jargon des critiques, on pourrait donner en exemple pour ce que l'on appelle une "mise en abyme" littéraire.

"Une voix dans la nuit" conte l'histoire d'une amitié téléphonique entre un écrivain homosexuel à succès, Gabriel Noone, et un garçon de 13 ans, Pete, auteur d'un livre autobiographique où il raconte son enfance misérable aux mains de parents qui l'ont prostitué à des pédophiles. Pete, recueillie par une femme du nom de Donna, est en train de mourir du sida, dans un endroit tenu secret à l'autre bout des Etats-Unis. Admirateur de Gabriel et de ses émissions radiophoniques qu'il écoute de sa chambre d'hôpital, il lui a envoyé son manuscrit pour qu'il en écrive la préface. Le manuscrit est excellent. Une relation téléphonique s'instaure entre le jeune Pete et Gabriel mais, quand ce dernier veut lui rendre visite, les choses se gâtent et Gabriel finit par avoir un doute sur l'existence même du garçon. Une idée se fait jour dans l'esprit de Gabriel : et si le garçon n'existait pas, si tout n'était qu'une invention de sa "mère adoptive" Donna ? Pour le lecteur le mystère restera entier.

Malgré son thème des plus glauques et ses excès, ce bouquin est magnifique. Et, à moins que vous n'ayez l'esprit trop étroit pour être choqué par l'homosexualité (ce que j'espère, vous n'êtes pas !), je vous en recommande la lecture car il contient une véritable leçon de vie.

Je terminerai par une citation. C'est Pete qui parle :

"Ce qui fait la richesse du coeur, c'est l'amour qu'on donne, pas celui qu'on reçoit. L'important, c'est d'aimer. Etre aimé, c'est à la portée de n'importe qui. (...)
Après m'avoir adopté, ma mère (Donna) m'a aimé pendant des mois sans que je sois capable de lui rendre son amour. Et ce n'est qu'en apprenant à le faire que je suis enfin devenu humain. Tout ça se passe à l'intérieur, tu vois. On doit le faire soi-même, on peut pas compter sur les autres. Personne n'a jamais été sauvé par l'amour de quelqu'un d'autre."  [Pete à Gabriel]

Une voix dans la nuit est publié aux éditions de l'Olivier et, en collection de poche, en point, chez Le Seuil.

ART CONTEMPORAIN : MARIO PRASSINOS

Photo originale de Roland Comte

Mon goût pour l'art contemporain ne date pas d'hier. Voici un carton d'invitation que je viens de retrouver, servant de marque-page à un de mes livres d'art. Il a longtemps figuré sur les étagères de ma bibliothèque et  a fini par bien s'abîmer. Il s'agit d'un carton, sous forme de triptyque avec, d'un côté, le texte de l'invitation au vernissage, et de l'autre, ce dessin de Mario Prassinos. L'exposition "Travaux en noir et blanc" avait lieu dans l'ancien Couvent royal de Saint-Maximin (Var). La date n'y figure pas mais, grâce à Internet (décidément, ceux qui ne l'utilisent pas ne savent pas ce qu'ils perdent !), je l'ai retrouvée : c'était en juin 1974. J'avais dû y être invité à travers le groupe de yoga à l'Université de Grenoble, dirigé par Luigi Ciccione, dont je faisais partie à l'époque. Après la mort de Luigi, de qui j'étais très proche, je suis resté plusieurs années en contact avec certaines personnes de ce groupe puis le temps nous a séparés. Si certains tombent sur ce blog et s'ils veulent me recontacter, que cette invitation au vernissage de l'exposition Prassinos leur serve de sésame.

lundi 15 août 2011

Aaron U-turn ( Lily) Clip officiel



Un autre post (celui du 12/05/2008) avait été supprimé. Le revoici. Cette magnifique chanson a été choisie pour être la bande originale du film "Je vais bien, ne t'en fais pas" de Philippe Lioret.


J'ai entendu "U-Turn" d'AaRON, par hasard. J'ai acheté le CD car j'ai immédiatement accroché avec ce morceau. Je ne savais rien d'autre sur ce groupe - ni même qu'il était français ! car il chante en anglais) et encore moins que U-Turn avait servi de BOF (bande originale du film) à "Je vais bien, ne t'en fais pas" de Philippe Lioret, sorti à l'automne 2006.

Pour ce film, voir sur mon blog cinéma Cinérock07.  

J'ai eu envie de traduire le texte de l'anglais au français. En le faisant, j'ai aussi eu envie d'en savoir plus sur ces musiciens et voici ce que je viens de trouver :

"Les vices et vertus d'AaRON"

Rencontre avec un tandem français qui navigue dans les eaux troubles de la mélancolie trip-hop.

"AaRON, pour Artificial Animals Riding On Neverland." Soit des «animaux artificiels qui chevauchent des pays imaginaires». Mais c'est aussi un nom qui figure sur plusieurs toiles de Basquiat, un peintre qui avait pris la ville pour terrain de jeux (...). Moins onirique mais pas moins énigmatique, AaRON est un captivant duo pop français composé de Simon Buret (chant, paroles) et Olivier Coursier (piano, programmations, guitares). Pas révolutionnaire pour autant mais suffisamment intriguant grâce à leurs airs qui naviguent en eaux troubles. AaRON a connu une destinée qui tient du conte de fées contemporain. De celle que l'industrie du disque adore citer pour prouver que les groupes indépendants peuvent défier les lois du marketing en tout temps. Et plus particulièrement en ces jours de concentration accélérée du marché. «Il pourrait y avoir eu une méchante sorcière dans notre histoire. Mais aucune n'a pointé le bout de son nez. Entre nous, le rapport a été fusionnel. AaRON, c'est d'abord une véritable amitié musicale, une rencontre rare autour de sensibilités communes.» En mars dernier, quelques jours seulement après leur premier concert qui leur a provoqué «des sensations aussi intenses que magiques grâce à l'énergie circulaire qui s'est soudain propagée dans leurs cœurs et dans la salle», les deux larrons d'AaRON étaient en promotion à Genève. Décontractés, en noir de la tête aux pieds, ils devisent calmement une fois encore sur la genèse de leur succès. L'histoire d'AaRON, au même titre que son répertoire liminaire en forme de passerelle vers l'imaginaire, devrait longtemps encore fonctionner comme une machine à fantasmes. Au Paléo Festival, en la matière, Simon et Olivier, 26 et 30 ans, gueules d'anges, ne pouvaient mieux tomber. En quelques mois, le répertoire essentiellement anglophone d'Artificial Animals Riding On Neverland s'est écoulé à quelque 150000 copies. Le festival vaudois pourrait encore accélérer cette succes story débutée grâce à «U-Turn (Lili)», chanson séditieuse figurant sur la bande-son du film "Je vais bien, ne t'en fais pas" de Philippe Loiret (plus d'un million de spectateurs). Et qui résume à merveille l'esprit d'un tandem évoquant les heures sombres de la mélancolie trip-hop. Une vie rêvée en tout cas pour ces visages émaciés, profils de mannequins, qui ont su tisser une redoutable unité entre sentiments, musiques et textes chagrins. «La fin d'une relation amoureuse a débouché sur une histoire d'amitié, c'est quand même merveilleux, explique Simon Buret, qui s'est nourri de sa désillusion sentimentale entre autres pour alimenter les textes.» Avant de poursuivre: «La mélancolie que dégage notre projet ne ressemble en revanche pas à de la tristesse absolue. C'est plutôt la transcription d'obsessions, de rages intérieures. Notre palette instrumentale devait, comme dans la musique classique, l'opéra ou les BO cinématographiques, refléter une émotion et un sentiment précis.» (...) Noctambule et venimeux, les morceaux accidentés qui se dévoilent ainsi derrière une pochette mettant en scène une sirène androgyne échouée sur une falaise accueillent donc des histoires de cœur tout aussi cabossées. Charriées d'une voix sombre et typée qui semble détachée, elles parlent surtout d'une profonde solitude, de mensonges, de trahisons, de faux-semblants. Rarement de paradis, à moins qu'il ne soit artificiel. (...) La dramaturgie qui sous-tend la moindre inflexion d'AaRON ressemble, elle, sur scène, à des beautés crépusculaires, enluminées par instants par un violoncelle et un jeu d'ombres et lumières. Simon Buret est habituellement comédien. Ce qui contribue à imposer une présence, un climat de série noire. Bienvenue dans le cocon vicié d'AaRON."
© Olivier Horner - Le Temps, 2007 - Mercredi 25 juillet 2007 - Rubrique: Culture .

Je vous invite à méditer cette phrase qui clôt la dernière de l'album d'AaRon : 

"...always keep in mind that life is a great thing, everything hard has its positive side, don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." soit, en français : "... garde toujours à l'esprit que la vie est une grande chose, tous les mauvais coups du sort ont un aspect positif, ne t'attache pas à la réalité quotidienne, permets-toi de rêver, aies foi en tes rêves les plus fous."

C'est une philosophie qui m'agrée. Aussi, j'ai repris une partie de cette phrase pour mettre en exergue de mon blog.

U-TURN (Lili)

Lili, take another walk out of your fake world

please put all the drugs out of your hand

you'll see that you can breathe without no back up

so much stuff you got to understand

for every step in any walk
any town of any thought

i'll be your guide

for every street of any scene

any place you've never been

i'll be your guide

Lili, you know there's still a place for people like us

the same blood runs in every hand

you see its not the wings that make the angel

just have to move the bats out of your head

for every step in any walkany town of any thought

i'll be your guide

for every street of any scene

any place you've never been

i'll be your guide

Lili, easy as a kiss we'll find an answer

put all your fears back in the shade

don't become a ghost without no colour

cause you're the best paint life ever made

Merci (thanks to) : http://musique.ados.fr/AaRON/U-Turn-Lili-t109573.html pour le texte en anglais.

Ma fidèle "conseillère en anglais", Marie-Cécile Oubrier m'a proposé quelques améliorations que j'ai intégrées dans ma traduction.


Fais demi-tour ! Lili

Fais un pas hors de ton monde artificiel

S'il te plaît, laisse tomber toutes ces drogues

Tu verras que tu peux t'en passer

Y'a tant de trucs que tu dois comprendre

A chaque pas que tu feras,

Dans chaque ville où tu iras,

A chaque pensée que tu auras,

Je serais là

Dans chaque rue où tu iras,

Dans chaque endroit

Où tu te rendras,

Je serai là

Lili, tu sais, il y a toujours une place pour les gens comme nous,

Le même sang coule dans nos veines

Tu sais, ce ne sont pas les ailes qui font les anges (1)

Chasse ces idées noires de ta tête

A chaque pas que tu feras

Dans chaque rue où tu iras

A chaque pensée que tu auras,

Je serai là

Dans chaque rue de chaque endroit

Dans tous les lieux où tu iras

Je serai là

Lili, nous trouverons la réponse aussi aisément qu'un baiser

Rejette toutes tes peurs loin dans l'obscurité

Ne deviens pas un fantôme incolore

Car tu es la plus belle oeuvre d'art que la vie ait jamais faite

(1) Je sais que la bonne traduction serait : "L'habit ne fait pas le moine" mais je garde la traduction mot-à-mot de l'anglais car je la trouve beaucoup plus poétique et adaptée au sens de la chanson.

[Merci pour son aide et ses conseils à Marie-Cécile Oubrier]

Sting - Englishman In New York



Continuant avec mes mises à jour de clips vidéos supprimés, voici celui de la chanson de Sting "An englishman in New-York) (post supprimé du 21/05/2008)

J'en profite pour regrouper plusieurs posts, dont celui concernant les paroles de la chanson et mon essai de traduction ainsi que les commentaires reçus sur cette traduction :


Voici, en souvenir d'un voyage scolaire à Londres, en avril 2007, avec mon collègue Pierre-Philippe, les paroles de "Englishman in New-York" de Sting.

"Englishman In New York"

I don't drink coffee

I take tea my dear

I like my toast done on one side

And you can hear it in my accent when I talk

I'm an Englishman in New York

See me walking down Fifth Avenue

A walking cane here at my side

I take it everywhere I walk

I'm an Englishman in New York

I'm an alien I'm a legal alien

I'm an Englishman in New York

I'm an alien I'm a legal alien

I'm an Englishman in New York

If, "Manners maketh man" as someone said

Then he's the hero of the day

It takes a man to suffer ignorance and smile

Be yourself no matter what they say

I'm an alien I'm a legal alien

I'm an Englishman in New York

I'm an alien I'm a legal alien

I'm an Englishman in New York

Modesty, propriety can lead to notoriety

You could end up as the only one

Gentleness, sobriety are rare in this society

At night a candle's brighter than the sun

Takes more than combat gear to make a man

Takes more than a license for a gun

Confront your enemies, avoid them when you can

A gentleman will walk but never runIf, "Manners maketh man" as someone said

Then he's the hero of the day

It takes a man to suffer ignorance and smile

Be yourself no matter what they say

I'm an alien I'm a legal alien

I'm an Englishman in New York

I'm an alien I'm a legal alien

I'm an Englishman in New York

Traduction proposée (toujours avec l'aide de Marie-Cécile Oubrier qui m'a suggéré quelques corrections)

Je ne bois pas de café, je prends du thé, mon cher
J’aime que mes toasts soient bien grillés
Et vous pouvez l’entendre à mon accent quand je parle
Je suis un Anglais à New York
Regardez-moi descendre la 5e avenue
En m’appuyant sur ma cane
Je la prends avec moi où que j’aille
Je suis un Anglais à New York
Je suis un étranger
Je suis un étranger en situation régulière
Je suis un Anglais à New York
Si « les manières font l’homme », comme l’a dit quelqu’un
Alors, il est le héros du jour
Il faut être un homme pour supporter l’ignorance et la moquerie
Soyez vous-même quoiqu’ils en disent
Je suis un étranger
Je suis un étranger en situation régulière
Je suis un Anglais à New-York
La modestie, la correction peuvent conduire à la notoriété
Vous pourriez finir par devenir l’unique
La gentillesse, la modération sont des qualités rares dans cette société
Lorsque la nuit est tombée, la flamme d’une bougie brille plus que le soleil
Il faut plus qu’une tenue de combat pour faire un homme
Il faut plus qu’un permis de port d’arme pour avoir un revolver
Faites face à vos ennemis, évitez-les quand vous pouvez
Un gentleman marchera mais ne se mettra jamais à courir
Si « les manières font l’homme », comme l'a dit quelqu'un
Alors, il est le héros du jour
Cela est dur pour un homme de supporter l’ignorance et la moquerie
Soyez vous-même quoiqu’ils en disent
Je suis un étranger
Un étranger en situation légale
Je suis un Anglais à New-York

dimanche 14 août 2011

ART : LE PLAFOND DE BRAQUE AU LOUVRE


Braque : Les oiseaux (1882)

L'idée de faire illustrer des plafonds de musées par des peintres contemporains n'est pas nouvelle. Je vous ai parlé, dans un post précédent, des "boucliers" peints par le peintre américain Cy Twombly pour la salle des antiquités grecques. Braque l'avait précédé puisqu'à la demande d'André Cornu, alors secrétaire aux beaux-arts, il avait réalisée les Oiseaux pour venir orner l'ancienne antichambre du roi au Louvre, et prendre place dans les caissons de bois sculpté et doré en 1557 par le menuisier Scibec de Carpi. L'inauguration avait eu lieu en 1953. Je n'ai pas eu le temps de chercher dans les archives comment cette initiative avait alors été accueillie mais je doute qu'il n'y ait pas eu de protestations... 

"Toute ma vie, ma grande préoccupation a été de peindre l'espace" disait Braque.   

J'ai réalisé cette photo lors de mon voyage à Paris, au printemps 2010, avec les élèves de latin du Collège le Portalet et ma collègue Line Artès. 

KEANE - SHE HAS NO TIME (OFFICIAL VIDEO)



Ce clip vidéo avait été mis en ligne le 21/05/2008 et n'était plus actif. Je profite de ce dépoussiérage pour regrouper deux posts, celui avec les paroles en anglais ainsi que mon essai de traduction.


Keane : « She says she has no time »

You think your days are uneventful
And no one ever thinks about you
She goes her own way
She goes her own way
You say your days are ordinary
And no one ever thinks about you
But we're all the same
And she can hardly breathe without you
She says she has no time for you now
She says she has no time
Think about the lonely people
Then think about the day she found you
Or lie to yourself
And see it all dissolve around you
She says she has no time
For you now
She says she has no time
For you now
She says she has no time
Lonely people tumble downwards
My heart opens to you
When she says
She says she has no time
For you now
She says she has no time
For you now
She says she has no time


Voici la traduction du texte que je propose. Je me suis aidé de celle de Zoldickun : http://www.zoldi.org/article-70040.html...
Merci aussi à Marie-Cécile Oubrier qui, comme pour les autres textes traduits de l'anglais, a bien voulu m'apporter son concours et me faire quelques suggestions.

 Tu penses que ta vie est ennuyeuse et que personne ne pense jamais à toi.
 Elle vit sa vie. Elle vit sa vie !
 Tu penses que tes journées sont banales et que personne ne pense jamais à toi.
 Mais nous sommes tous pareils et elle ne peut pas se passer de toi.
 Elle dit qu'elle n'a pas de temps pour toi maintenant.
 Elle dit qu'elle n'a pas de temps...

Pense aux gens seuls, puis pense au jour où elle t'a trouvé.
Ou mens-toi à toi-même et regarde tout se défaire autour de toi.
Elle dit qu'elle n'a pas de temps pour toi maintenant.
Elle dit qu'elle n'a pas de temps pour toi maintenant.
Elle dit qu'elle n'a pas le temps...

Les gens seuls se laissent couler.
Mon cœur s'ouvre à toi.
Quand elle dit,
Elle dit qu'elle n'a pas de temps pour toi maintenant.
Elle dit qu'elle n'a pas de temps pour toi maintenant.
Elle dit qu'elle n’a pas de temps...

 Chanson écrite par Tom Chaplin (chanteur de Keane) 



samedi 13 août 2011

ARTHUR LE PIGEON VOUS FAIT PLEIN DE CALINS

Arthur dans une de ses positions favorites

INDOCHINE - J'ai demandé à la lune (clip officiel)



Remise en ligne d'un clip vidéo publié le 15/06/2008 et supprimé.
Indochine : "J'ai demandé à la lune"


J’ai demandé à la lune
Et le soleil ne le sait pas
Je lui ai montré mes brûlures
Et la lune s’est moquée de moi
Et comme le ciel n’avait pas fière allure
Et que je ne guérissais pas
Je me suis dit quelle infortune
Et la lune s’est moquée de moi

J’ai demandé à la lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m’a dit "j’ai pas l’habitude de m’occuper des cas comme ça"
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c’était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas

Je n’ai pas grand chose à te dire
Et pas grand chose pour te faire rire
Car j’imagine toujours le pire
Et le meilleur me fait souffrir

J’ai demandé à la lune
Si tu voulais encore de moi
Elle m’a dit "j’ai pas l’habitude de m’occuper des cas comme ça"
Et toi et moi
On était tellement sûr
Et on se disait quelques fois
Que c’était juste une aventure
Et que ça ne durerait pas


Merci à : http://www.paroles-musique.com/

ISABELLE ADJANI INTERPRETANT "PULL MARINE" DE SERGE GAINSBOURG



"Pull marine", est une chanson co-écrite par Serge Gainsbourg et Isabelle Adjani et interprétée par elle-même.  La chanson faisait partie du premier album de l'actrice, qui comptait onze chansons. Sur ces onze, Serge Gainsbourg et Isabelle Adjani en ont co-écrit sept, et Gainsbourg en a composé toutes les musiques. 


Isabelle Adjani avait déjà chanté un texte de Gainsbourg, Rocking chair, lors du Distel show de Maritie et Gilbert Carpentier en 1974.  

La musique présente des similitudes avec celle de Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve, chanson de Jane Birkin présente sur l'album Baby Alone in Babylone, que Gainsbourg écrivit à la même période. Jane Birkin raconte à ce sujet : « Lorsque je suis retournée rue de Verneuil pour écouter les premières mélodies qu'il avait composées pour moi après notre rupture, tout le monde m'y attendait : Philippe, Bambou et Charlotte, qui avaient tous noté à l'aide d'étoiles les airs que Serge leur avait soumis. C'était à moi de choisir. Je me rassurais en soulevant les feuilles pour voir les notes des autres. Il y avait une mélodie que je trouvais magnifique, celle de Bleu marine. Serge m'a dit "Ah non, celle-là est pour Adjani !"»

Pull marine est le premier titre extrait de l'album sorti en 45 tours et qui fut un des principaux tubes de l'année 1983 : la chanson passa en boucle à la radio et le 45 tours se vendit à 600.000 exemplaires. Depuis 1984, plus d'un million d'exemplaires ont été écoulés.

Le clip a été réalisé par Luc Besson (qui n’avait que 25 ans à l’époque) et produit par Bernard Tapie qui se piquait alors de faire une carrière musicale. Le coût du clip atteignit des records (plusd'un million de francs) et est un véritable court-métrage scénarisé. De nombreuses images symboliques sont utilisées, jouant notamment entre le bleu de la piscine et celui des yeux de l'actrice. Il présente Isabelle Adjani en pleine scène de ménage avec un jeune homme, joué par l’acteur américain Douglas Wolfe (mort à l'âge de 33 ans). Il a été tourné à la piscine de l'Arche Guédon à Torcy. On reconnaît le complexe sportif lors du clip. Diffusé de très nombreuses fois à la télévision, il n'est pas rare de le voir encore de nos jours. Il a obtenu la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip 1984.

Au cours du clip, on voit, accroché au mur, un tableau de Roland Cat représentant une vue de Paris inondé avec des baleines passant devant l'arc de Triomphe. Dans les années 70, ce peintre, né en 1943 s'est fait connaître par ses peintures hyperréalistes représentant des vues d'un Paris sous la mer. Dans ces années-là, j'avais vu certaines de ses peintures dans une galerie des Champs Elysées et j'avais été fasciné par ces vues de Paris qui allaient dans le sens de certains de mes rêves où les parties basses de la France étaient immergées suite à la fonte accélérée des glaciers.   

Noir Désir - Le Vent Nous Portera


Reprise d'un post du 8 janvier 2008 où je n'avais publié que les paroles de cette chanson. Voici le clip qui l'illustre.

J'ai évidemment hésité à reprendre ce post qu'à l'époque j'avais mis en ligne sans autre commentaire. Cette chanson représente beaucoup de choses pour moi. Elle a été un tube impressionnant qui a permis à l'album "Des visages et des figures" du groupe Noir désir de se vendre à plus d'un million d'exemplaires. L'album est sorti le 11 septembre 2001, le jour des attentats contre les tours du World Trade Center. J'étais en train d'écouter cette chanson lorsque nous avons vu en direct sur Internet, que nous venions alors d'installer, les avions s'écraser dans les Twin Towers à New York. C'était tellement surréaliste que, dans un premier temps, nous n'en avons pas cru nos yeux. Il y avait avec nous des amis dont les enfants habitaient New York. Nous avons regardé et écouté en boucle ces images terribles avec, en fond sonore, la musique de la chanson de Noir Désir qui continuait à tourner.

Pour moi ce titre, malgré son ton a priori enjoué, est indissociable de ces souvenirs inoubliables et terrifiants.

En retravaillant sur ce post, j'ai eu envie d'approfondir les choses. Selon l'article que lui consacre Wikipedia, la chanson évoque l'histoire de deux personnes inséparables, dont les souvenirs s'envoleront à jamais.

Le clip original qui l'accompagne, réalisé par Alexandre Courtes et Martin Fougerol*, met en scène une femme (Rebecca Hampton, devenue une vedette de la télévision française depuis qu'elle incarne le rôle de Céline Frémont dans la série de France 3 "Plus belle la vie") sur une plage avec son fils qui joue dans le sable. Elle lit, lui construit un château de sable. Soudain, une tempête se lève et tout est emporté. L'enfant se retrouve seul à contempler la mer. La réalisation est très léchée mais le thème qu'elle soulève est celui de la disparition de sa mère vue par les yeux de l'enfant. Selon Wikipedia, le clip a été tourné avec deux fins différentes. L'une, moins sombre que l'autre, dans laquelle l'enfant retrouve sa mère. Malheureusement, je n'ai trouvé que la plus noire des deux.

L'auteur de ce titre est Bertrand Cantat dont personne n'ignore qu'il a aussi été mêlé à un fait divers terrible, la mort de sa compagne, l'actrice Marie Trintignant, en juillet 2003, pour laquelle il a été reconnu coupable et condamné.

Libéré en 2010, Bertrand Cantat est remonté sur scène en octobre 2010 mais le groupe s'est définitivement séparé. Bertrand Cantat a collaboré au spectacle de Wajdi Mouawad "Le cycle des femmes : Trois histoires de Sophocle" qui devait être présenté au dernier Festival d'Avignon puis à Montréal mais, devant le tollé soulevé par sa présence à Avignon, il a renoncé à être présent.

Un dernier drame a marqué la vie de Bertrand Cantat : le suicide, le 10 janvier 2010, de son ex-femme, Krysztina Rady, alors qu'après la fin de sa peine, il était revenu vivre dans leur maison de Bordeaux. Brillante intellectuelle hongroise et mère de leurs deux enfants, elle l'avait constamment soutenu pendant son procès et son incarcération. On ne connaît pas pour l'instant les raisons de son suicide.

* Il y a une erreur que j'ai corrigée sur l'article de Wikipédia consacré à ce clip. En effet, l'article indique que le clip a été réalisé par Alexandre Courtes et Jacques Veneruso (au lieu de Martin Fougerol).  


Youssou N'Dour featuring Neneh Cherry - 7 Seconds




Reprise d'un post du 19/02/2008 où je n'avais mis que les paroles. Voici ici en plus la vidéo qui correspond. Dès que j'en aurai le temps, je tâcherai de vous proposer aussi une traduction.

Youssou N’Dour & Neneh Cherry : Seven seconds

Boul ma sene, boul ma guiss madi re nga fokni mane
Khamouma li neka thi sama souf ak thi guinaw
Beugouma kouma khol oaldine yaw li neka si yaw
mo ne si man, li ne si mane moye dilene diapale

Roughneck and rudeness,
We should be using, on the ones who practice wicked charms
For the sword and the stone
Bad to the bone
Battle is not over
Even when it's won
And when a child is born into this world
It has no concept
Of the tone the skin is living in
It's not a second
7 seconds away
Just as long as I stay
I'll be waiting
It's not a second
7 seconds away
Just as long as I stay
I'll be waiting, I'll be waiting
I'll be waiting

J'assume les raisons qui nous poussent à changer tout,
J'aimerais qu'on oublie leur couleur pour qu'ils espèrent
Beaucoup de sentiments de race qui font qu'ils désespèrent
Je veux les portes grandement ouvertes,
Des amis pour parler de leur peine, de leur joie
Pour qu'ils leur filent des infos qui ne divisent pas
Changer

7 seconds away
Just as long as I stay
I'll be waiting
It's not a second
7 seconds away
Just as long as I stay
I'll be waiting
I'll be waiting
I'll be waiting

And when a child is born into this world
It has no concept
Of the tone the skin is living in
And there's a million voices
And there's a million voices
To tell you what she should be thinking
So you better sober up for just a second

7 seconds away
Just as long as I stay
I'll be waiting
It's not a second
7 seconds away
Just as long as I stay
I'll be waiting
It's not a second
7 seconds away
Just as long as I stay
I'll be waiting

Paroles et Musique: Neneh Cherry, Youssou N'Dour, Cameron McVey, J. Sharp 1994

"The guide / Man"© Columbia

Merci à : http://www.paroles.net/chanson/41760.2

HOMMAGE A PAVAROTTI (REPRISE D'UN POST DU 08/09/2007)



En septembre 2007, Luciano Pavarotti venait de mourir à l'âge de 71 ans.
Je ne suis pas un grand fan d'opéra,  mais j'aimais beaucoup son interprétation en duo avec U2 de  "Miss Sarajevo" que je venais d'entendre à la radio et j'avais mis une vidéo de ce concert sur mon blog. Depuis, la vidéo a été supprimée. Voici donc un nouveau post, un peu plus étoffé, en hommage à cette grande voix qui nous a quittés.

Luciano Pavarotti était né à Modène en 1935. Fidèle à sa ville, il y est mort le 6 septembre 2007. 
Souvent cité comme le plus grand et le plus populaire chanteur d'opéra depuis Caruso, il a chanté les plus grands airs, notamment Verdi et Puccini mais également collaboré avec des artistes venus de divers univers musicaux, du jazz, du rock ou de la variété.

En plus de quarante ans de carrière, il a contribué à populariser la musique classique au cours de nombreux concerts, particulièrement lors des représentations des "Trois ténors" avec Placido Domingo et Jose Carreras).

C'était aussi un homme engagé, qui répondait présent chaque fois qu'on lui demandait de participer à un concert destiné à recueillir des fonds pour des causes aussi diverses que les enfants dans la guerre, les réfugiés, ou le sida.

En 1998, les Nations Unies lui demandèrent de devenir l'un de leurs ambassadeurs de la paix.

Chaque année, il organisait, dans sa ville de Modène, un grand concert intitulé "Pavarotti and friends" où il invitait les plus grands chanteurs de variété, de Bon Jovi à Bryan Adams, de George Michael à Queen, de Céline Dion à Elton John... et bien sûr Bono de U2 et Sting, dont il était un ami très proche. Il fut très affecté par la mort de la princesse Diana et, bien que pressenti pour chanter à ses funérailles, il refusa de peur d'être submergé par l'émotion.

Il fut particulièrement actif pendant la guerre de Bosnie, faisant de multiples tentatives pour faire arrêter ce massacre indigne et, après la fin du conflit, il fonda dans la ville martyr de Mostar "The Pavarotti Music Center" pour aider les jeunes musiciens bosniaques. Sarajevo le fit citoyen d'honneur en 2006, peu avant qu'on ne lui décèle le cancer du pancréas qui devait l'emporter moins d'un an après.

Outre sa voix extraordinaire, Pavarotti était un homme immensément généreux et bon.

Si vous souhaitez mieux le connaître, je vous renvoie à l'article qui lui est consacré sur wikipedia en français
l'article en anglais étant plus développé en particulier en ce qui concerne son action humanitaire (humanitarianism).

Ciao Luciano !



Paroles de Miss Sarajevo par U2 :

Is there a time for keeping your distance
A time to turn your eyes away
Is there a time for keeping your head down
For getting on with your day
Is there a time for kohl and lipstick
A time for cutting hair
Is there a time for high street shopping
To find the right dress to wear
Here she comes
Heads turn around
Here she comes
To take her crown
Is there a time to run for cover
A time for kiss and tell
Is there a time for different colours
Different names you find it hard to spell
Is there a time for first communion
A time for East 17
Is there a time to turn to Mecca
Is there time to be a beauty queen
Here she comes
Beauty plays the clown
Here she comes
Surreal in her crown


Dici che il fiume
Trova la via al mare
E come il fiume
Giungerai a me
Oltre i confini
E le terre assetate
Dici che come fiume
Come fiume...
L'amore giunger
L'amore...
E non so più pregare
E nell'amore non so più sperare
E quell'amore non so più aspettare

You say that the river
Finds the way to the sea
And like the river
You shall come to me
Beyond the borders
And the thirsty lands
You say that as a river
Like a river...
Love shall come Love...
And I'm not able to pray anymore
And I cannot hope in love anymore
And I cannot wait for that love anymore
Is there a time for tying ribbons
A time for Christmas trees
Is there a time for laying tables
And the night is set to freeze

Merci pour le texte des paroles en anglais et en italien à :http://www1.france-jeunes.net/paroles

J'ai trouvé la traduction suivante sur le site : http://www.u2achtung.com/ que je remercie.

Je ne pense pas faire mieux, aussi, je vous la soumets avec seulement quelques petites modifications de mon cru.


Y-a-t-il un temps pour prendre ses distances
Un temps pour détourner son regard
Y-a-t-il un temps pour garder la tête baissée
Pour continuer sa journée
Y-a-t-il un temps pour le khôl et le rouge à lèvres
Un temps pour se faire couper les cheveux
Y-a-t-il un temps pour faire du shopping dans les grandes artères
Pour trouver la robe idéale
La voila
Toutes les têtes se retournent
La voila
Pour prendre sa couronne
Y-a-t-il un temps pour courir se mettre à l’abri
Un temps pour embrasser et parler
Y-a-t-il un temps pour des couleurs différentes
Des noms différents que tu trouves difficile à épeler
Y-a-t-il un temps pour la première communion
Un temps pour East 17
Y-a-t-il un temps pour se tourner vers La Mecque
Y-a-t-il un temps pour être une reine de beauté
La voila
La beauté fait le clown
La voila
Irréelle avec sa couronne
En italien :
Dis lui que le fleuve trouve son chemin vers la mer
Dis lui que le fleuve trouve son chemin vers la mer
Et comme le fleuve tu viendras vers moi
Au-delà des frontières
Et les terrains assoiffés
Dis lui que comme le fleuve
L’amour arrive
L’amour ........
Et je ne sais plus prier
Et en l'amour je ne sais plus espérer
Et en cet amour je ne sais plus attendre
Y-a-t-il un temps pour faire des cadeaux
Un temps pour les arbres de Noël
Y-a-t-il un temps pour mettre la table
La nuit va être glaciale.

Tiken Jah Fakoly " Africain a Paris "



Disposant d'un peu plus de temps en ce moment, j'en profite pour "débroussailler" un peu mon blog. Je m'aperçois que beaucoup de vidéos que j'y avais mis ont été soit "retirées par leur utilisateur" soit... en fait ne fionctionnent plus. Donc, je vais tâcher de retrouver des vidéos qui fonctionnent et supprimer les anciens posts qui ne sont plus d'actualité. Attendez-vous donc à quelques modifications dans les jours qui viennent.

Je commence par ce post qui datait du 2/12/2007. Il concerne un chanteur africain appelé Tiken Jah Fakoly qui a fait une remix de la chanson de Sting "Englishman in New-York". Il en a conservé la musique mais les paroles sont inspirées de la situation faites aux sans-papiers en France. Je l'avais trouvée émouvante. Dans mon post de 2007, je n'avais pas mis de vidéo car, à l'époque, je ne savais pas les inclure. La voici.

vendredi 12 août 2011

DES NOUVELLES D'ARTHUR, LE PIGEON


Des nouvelles d’Arthur  (août 2011)

Beaucoup d’entre vous me demandent des nouvelles d’Arthur. Arthur va bien. Il mange, il boit, fait ses exercices de rééducation, est d'une confiance sans bornes et d'une affection débordante… Ses blessures (les plus profondes, au niveau du bréchet) guérissent, grâce aux soins quotidiens que nous continuons à lui prodiguer. Mais ce qu’il ne retrouvera certainement jamais, c’est l’usage de son bassin. Ses pattes fonctionnent mais son arrière train est de travers et ne lui permet pas de se tenir debout ou de se réceptionner complètement. Lorsqu’il est au sol, il se traîne. Par contre, il a le plein usage de ses ailes et nous passons plusieurs heures par jour à le faire s’exercer pour qu’il ne s’ankylose pas (c'est lui qui demande, pas nous...)  Le reste du temps, il le passe dans son panier ou sur le canapé. Il est toujours parfaitement propre, allant même jusqu’à quitter son panier lorsqu’il y a fait caca dedans.

Un fait qu’il faut que je vous raconte pour vous montrer combien cet animal est intelligent. Avant-hier, je passais à proximité de lui qui était étalé sur le canapé du salon, avec un verre d’eau dans la main. En me voyant, il a émis un de ses petits « cui » si touchants et il s’est dressé comme il a pu sur ses pattes. Je me suis approché et lui ai montré le verre d’eau. C’était bien cela. Il avait soif et il me l’a fait comprendre. Je suis donc allé chercher son propre bol et je le lui ai présenté. Il a bu plusieurs longues goulées. Il m’a refait le même coup hier. Cette fois, j’ai compris.

Alors, je vous pose une question : qui, de l’être humain ou de l’animal a démontré qu’il était le plus intelligent des deux ? Je vous laisse répondre à cette question.       

Petite leçon d'Europe par Jean Gabin dans "Le président"



Ce film "Le président" est d'Henri Verneuil et date de 1961. Il n'a, hélas, pas pris une ride, si ce n'est que les choses sont encore pires... Et qu'il serait difficile à notre époque de trouver autant de députés présents lors d'une session de l'Assemblée nationale.
En tout cas, quel acteur que Jean Gabin !

Bernard Blier est M. Chalamon et les dialogues sont, bien entendu, de Michel Audiard d'après un roman de Georges Simenon.
Merci à Max Bouschon qui m'a fait connaître cet extrait que je ne connaissais pas.

jeudi 11 août 2011


J'ai pris cette photo du plafond de la salle des Antiquités grecques du Musée du Louvre en mai 2010. J'ai, depuis, appris qu'il s'agissait d'une décoration peinte par l'artiste américain Cy Twombly, décédé en juillet 2011, s'intitulant tout simplement "The Ceiling" (Le plafond). Sur un fond bleu flottent des disques, évoquant des boucliers grecs, alternés avec des cartouches blancs dans lesquels sont inscrits, en caractères grecs, les noms de Praxitèle, Myron, Polyclète, Phidias, Cephisodote, Lysippe et Scopas. L'oeuvre est dédicacée "A la mémoire de Gilbert de Botton" car elle a été financée par la fondation de sa veuve, Janet Wolton de Botton, héritière de l'une des plus grosses fortunes du Royaume-Uni [Télérama, n°3143, 7 avril 2010].