"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

lundi 5 février 2018

The Show Must Go On Improvisation (St Lazare)

 

Je connaissais déjà Carl-le-pianiste que j'avais découvert sur Youtube (au 1er plan sur la photo). Dans cette vidéo, il est aux côtés de Mattias Plot. Cela se passe sur les quais de la gare St. Lazare à Paris grâce à une initiative de la SNCF (Pianos en gares) qui met des pianos à disposition des passagers dans différentes gares françaises afin que les musiciens amateurs puissent donner des concerts improvisés. Je trouve que ces deux jeunes sont fabuleux ! 

Vous pouvez voir d'autres vidéos de leurs exploits sur YouTube :

- Mattias Plot 
- Carl le Pianiste

Harry STYLES - SIGN OF THE TIMES



Clip superbe pour quelqu'un qui, comme moi, ai toujours rêvé de voler !

samedi 13 janvier 2018

MUSIC/MUSIQUE : "DAKOTA" par Robert Francis



“Dakota” by Robert Francis

Robert Francis est un guitariste et chanteur américain, né le 25 septembre 1987 à Los Angeles, en Californie. Cette chanson fait partie de son premier album : Un premier album, One By One, sorti en 2007. J’aime beaucoup la mélodie et, comme à mon habitude, je me suis essayé à en traduire les paroles mais, dans ce cas précis, je dois reconnaître que je reste assez décontenancé par le sens de celles-ci et je vous demande votre indulgence et éventuellement votre concours.

Light shines off rivers flowing through, 
La lumière se reflète sur le flot des rivières,
Every part of me wanting every part of you
Chaque parcelle de moi recherche chaque parcelle de toi
Soft and simple veins make a stain, 
Des veines souples font une tache ( ?)
Or find a dream
Ou trouvent un rêve
If I was the one, maybe I could feel your pain. 
Si j’étais le premier, peut-être ressentirai-je ta peine.

And the water boils while the night is on fire 
Et l’eau bouillonne dans la nuit en feu
I patiently wait like a bird on a wire.
J’attends patiemment comme un oiseau sur le fil.
Your dreams are made of fear while sleep surrounds us
Tes rêves sont faits de peur pendant que le sommeil nous enveloppe
Tunnels changing lanes oh summarize your pain inside a school bus
Les tunnels changent de direction Oh s’accumule ta peine dans le bus scolaire
Summer fall, October ends,
L’été s'achève, nous sommes fin Octobre
Shadows, odds and ends, 
Les ombres, le sort et la fin,
Winter won't pretend
L’hiver ne fera pas semblant

Oh I know I'll see you again
Oh Je sais que je te reverrai
The wind blows you and me,
Le vent souffle sur toi et moi
Catching teardrops in the leaves
Attrapant des larmes dans les feuilles
Oh I don't believe that every night I feel you breathe
Oh, je ne crois pas que chaque nuit je t’entendes respirer

And the tension boils like sailors close to home, 
Et la tension bouillonne comme un marin qui s'approche du port
Time is black, but you assume I'll be alone
Le temps est sombre, mais tu supposes que je serai seul
Fate does tempt itself a game of cat and mouse, 
Le sort s’essaie au jeu du chat et de la souris
It soon will find us
Il nous trouvera bientôt

And anything we need,
Et tout ce dont nous avons besoin
God knows the devil could precede
Dieu sait que le diable pourrait précéder ( ?)
In denying us
En nous refusant (?)

J'avais déjà mis en ligne en 2010 une vidéo de cet artiste interprétant l'un de ses plus grands succès Junebug. après l'avoir entendu dans l'émission Taratata, mais celle-ci avait été supprimée.

jeudi 14 décembre 2017

LITTERATURE : WONDERSTRUCK/LE MUSEE DES MERVEILLES de Brian SELZNICK



S'il est un livre qui doit bien figurer sur ce blog, c'est celui-là !

Brian Selznick est l’auteur de L’Invention d’Hugo Cabret, que nous avons découvert grâce au magnifique film Hugo Cabret réalisé par Martin Scorsese (2011), véritable ode aux débuts du cinéma et empreint d’une inventivité et d’une poésie rares.

Le titre original anglais du Musée des merveilles est Wonderstruck, mot intraduisible qui fait référence à la fois à la foudre et à l’émerveillement, joliment traduit (pour une fois !) par Le musée des merveilles qui a donné lieu, lui aussi, à un film.

Dans l’attente de voir le film, j’ai lu le livre. Ce livre inclassable et irracontable, mêlant dessins crayonnés dans l’esprit manga et texte, nous présente le parcours croisé de deux enfants sourds, nés à des époques différentes, que le destin fait se rencontrer au Musée d’histoire naturelle de New York. 

Une épopée poétique qui vous emmènera, à travers le temps et l'espace, du Minesotta à New York, dans les coulisses fabuleuses des musées.
       
Dans le même esprit, je vous recommande :

- L’invention d’Hugo Cabret de B. Selznick
- La voleuse de livres (The book thief) de Markus Zusack - le livre est bien meilleur que le film
- La trilogie « A la croisée des mondes » précédée de « La Belle Sauvage » (récemment paru) de Philip Pullman

Adaptations au cinéma :

- Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
La voleuse de livres de Brian Percival (2013)
Les animaux fantastiques de David Yates (2016) - d'après un scénario de J. K. Rowling
Le musée des merveilles de Todd Haynes (2017)

On peut voir aussi :

- L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet (2013)

LITTERATURE : "LA BELLE SAUVAGE" de Philip PULLMAN



« La Belle Sauvage » est le titre du 1er volume d'une nouvelle trilogie qui s’insère dans la fameuse trilogie « A la croisée des mondes » de Philip Pullman. Le titre français n’est pas très parlant, pas plus que la couverture, une barque ballotée par les flots. Le titre anglais l’est encore moins (« The book dust », mot-à-mot, « Le livre de la poussière »), que ne comprendront que ceux qui ont déjà une approche de l’univers fantastique de l’auteur britannique. En réalité, ce livre, publié en 2017, soit 17 ans après la publication du dernier tome d’A la croisée des Mondes, Le miroir d’ambre (2000), est ce que les anglo-saxons appellent un « prequel », et se place avant le début des Royaumes du Nord (1995).    


« La Belle Sauvage » est le nom d'une barque appartenant à Malcolm, un garçon de 11 ans, fils d’aubergistes d’Oxford, qui est l’un des héros du livre. La seconde héroïne étant Alice (16 ans), servante de l’auberge. L’auberge se trouve à Oxford (du moins l'Oxford imaginaire de Philip Pullman). Ce sont Malcolm et Alice qui sauvent Lyra, alors tout bébé, des griffes de Mme Coulter et l'amènent, pour la protéger, à Jordan Collège où elle passera toute son enfance. Le livre est passionnant, bien que passablement long sur la fin, où les deux héros et bébé Lyra, à bord de la Belle Sauvage, sont ballotés sur les flots déchaînés de la Tamise en crue, d'Oxford jusqu'aux portes de Londres. On y entend pour la 1ère fois parler de l'aléthiomètre, de Lord Asriel et de la terrifiante Mme Coulter. Mais ne comprendront vraiment ce livre et ne l'apprécierons que ceux qui ont déjà lu les précédents. Espérons que la publication des deux volumes à venir de cette nouvelle trilogie ne prennent pas autant de temps que ce qui s'est écoulé entre Le miroir d'ambre et La Belle sauvage ! (mais il est vrai que, pour Pullman, le temps ne compte pas). 

jeudi 7 décembre 2017

Jean d'ORMESSON EST MORT


J'aimais bien Jean d'Ormesson, comme on aime bien un vieil ami un peu original, que l'on admire même si on ne partage pas toutes ses idées. Ce qui était le cas. Je suis viscéralement de gauche et d'Ormesson était de droite. Je ne l'ai pas connu, si ce n'est à travers ses livres (que j'ai peu lus) mais surtout à travers ses interviews que je ne ratais jamais lorsque je tombais dessus. C'était un être d'une telle culture, d'une telle intelligence et portant sur tout un regard si profondément joyeux et optimiste que l'on ne pouvait que l'aimer. Et par-dessus tout, il avait un tel humour que, dans sa bouche, même les choses les plus graves étaient allégées.

Par de nombreux côtés (si ce n'est pour ses convictions politiques, diamétralement opposées), il me faisait penser à un autre personnage exceptionnel, Stéphane Hessel. Tous deux étaient des êtres exquis, d'une culture sans bornes, curieux de tout, ce qu'au siècle des Lumières, on qualifiait d'honnêtes hommes.

Il y a peu d'êtres de ce genre. Ils sont précieux. Et, lorsqu'ils s'en vont, ils laissent un grand vide.   

"Une certaine légèreté demande plus d'efforts que la pesanteur, les leçons de morale, la gravité, l'ennui qui s'en dégage. Mais elle est liée aussi à une certaine grâce, au charme, au plaisir."

(Entretien avec Pascale Frey, 1994)

mardi 31 octobre 2017

HOMMAGE A LEONARD COHEN



Voici près d'un an (le 7 novembre 2016) que le grand Leonard Cohen quittait ce monde à l'âge de 82 ans quelques jours seulement après avoir sorti son 14ème et dernier album, intitulé "You want it darker" (Tu le veux plus noir). Leaving the table (Quitter la table) est le 4ème titre de l'album et c'est aussi un adieu. La photo illustrant ce clip est la dernière à avoir été prise de lui sur la terrasse de sa maison à Los Angeles. 

Leaving the Table 

I’m leaving the table
Je quitte la table
I’m out of the game
Je suis hors du jeu
I don’t know the people
Je ne connais personne
In your picture frame
Sur ta photo
If I ever loved you, oh no, no ?
Si je t’ai jamais aimée, Oh, non, non,
It’s a crying shame
C’est à pleurer
If I ever loved you
Si je t’ai jamais aimée ?
If I knew your name
Si je connaissais ton nom ?
You don’t need a lawyer
Tu n’as pas besoin d’un avocat
I’m not making a claim
Je ne te fais pas de réclamation
You don't need to surrender
Pas besoin de te rendre
I’m not taking aim
Pas besoin de viser
I don’t need a lover, no, no, no
Je n’ai pas besoin d’une amante, no, non, non
The wretched beast is tame
La Maudite bête est brisée
I don’t need a lover
Je n’ai pas besoin d’une amante
So blow out the flame
Alors souffle la flamme
There’s nobody missing
Il ne manque personne
There is no reward
Il n’y a pas de récompense
Little by little
Petit à petit
We’re cutting the cord
Nous coupons la corde
We’re spending the treasure, oh no, no
Nous gaspillons le trésor, Oh, non, non
That love cannot afford
Je ne peux me permettre cet amour
I know you can feel it
Je sais que tu peux le comprendre
The sweetness restored
La douceur retrouvée
I don’t need a reason
Je n’ai pas besoin de raison
For what I became
Pour ce que je suis devenu

I’ve got these excuses
J’ai toutes les excuses
They’re tired and they’re lame
Sont éculées et pitoyables
I don’t need a pardon, no no, no no, no
Je n’ai pas besoin de pardon, non, non, non,
There’s no one left to blame
Il n’y a personne à blâmer
I’m leaving the table
Je quitte la table
I’m out of the game
Je suis hors du jeu
I'm leaving the table
Je quitte la table
I'm out of the game
Je suis hors du jeu


Paroles : Leonard Cohen © Sony/ATV Music Publishing LLC  (Traduction : Roland Comte) 

mardi 26 septembre 2017

Naughty Boy - Runnin' (Lose It All) ft. Beyoncé, Arrow Benjamin


Runnin' (Loose it all) by Naughty Boy) Courir (Tout perdre) 

These four lonely walls have changed the way I feel 
Ces quatre pauvres murs ont changé ce que je ressens
The way I feel ce que je ressens I'm standing still 
Je me tiens à carreau
 And nothing else matters now, you're not here 
Et rien d’autre ne compte maintenant que tu n’es pas là
So where are you? 
Où es-tu ?
I've been callin' you
Je t’ai appelé
I'm missin' you 
Tu me manques
Where else can I go? Where else can I go?
Où puis-je aller ?
Chasin' you, chasin' you
Je te cours après,
Memories turn to dust
Les souvenirs sont devenus poussière
Please don't bury us, I got you 
S’il te plait, ne m’oublie pas, je continue à courir après toi
I got you
Après toi
Runnin', runnin', runnin', runnin' 
Je cours, je cours,
 Runnin', runnin', runnin'
Je cours, je cours,
 Ain't runnin' from myself no more
Je ne cours plus pour moi maintenant
Together we'll win it all 
Ensemble nous surmonterons tout cela
I ain't runnin', runnin', runnin', runnin' 
Je ne cours plus
Runnin', runnin', runnin' 
Je ne cours plus
Ain't runnin' from myself no more
Je ne cours plus pour moi maintenant
I'm ready to face it all
Je suis prêt à regarder les choses en face
If I lose myself, I lose it all
Si je me perds moi-même, je perds tout
I've outrun the fears that chased 
J’ai surpassé les peurs qui me poursuivaient
They're standin' still 
Elles sont là mais elles se tiennent tranquilles
I'm runnin' still
Je cours sur place
I'm runnin' still
Je cours sur place
And every voice that cried inside my head, forever drives
Et chaque voix qui hurle dans ma tête, me répète à jamais
Forever drives
Me répète à jamais
I've killed
Que je suis un meurtrier

Autour de la chanson et du clip

J’ai découvert cette chanson dans la publicité en illustration musicale du clip publicitaire pour le parfum Gabrielle de Chanel dans lequel joue l’actrice Kristen Stewart (la Bella de Twilight) filmée par Ringan Ledwige. En elle-même, la publicité n'a rien d'attirant mais, par contre, j’ai remarqué sa musique. Quelques recherches sur internet m’ont permis d’en trouver les paroles (dont j’ai effectué plus haut la traduction) mais aussi le clip qui l’accompagne.

La chanson s’intitule Runnin' (Lose It All) et est interprétée par Beyonce et le chanteur anglais Arrow Benjamin. Elle a été écrite en 2015 par le producteur et DJ britannique Shahid Khan, mieux connu sous son nom d’artiste de Naughty Boy, et s’est immédiatement hissée en tête des hit parades. Le clip a été réalisé par Charlie Robins et met en scène un homme et une femme se poursuivant sous l’eau. Ses interprètes sont deux apnéistes français multirécompensés (champions de France et du monde dans cette discipline), Guillaume Néry et Alice Modolo.


Dans le clip « Les deux athlètes, en position fœtale, s'enfoncent dans des eaux étonnamment claires que transpercent les rayons du soleil. Ils entament alors une époustouflante course, en apesanteur, comme si Matrix s'était déroulé au fond de l'océan, jusqu'à leur rencontre... » [Article non signé publié sur le site www.purepeople.com – 18/9/2015]. En le voyant on pense au magnifique film Le Grand Bleu de Luc Besson

vendredi 25 août 2017

COUP DE COEUR MUSICAL : "BENEATH THE SURFACE" par le duo DEMONS OF RUBY MAE



Beneath the Surface (Sous la surface) par Demons of Ruby Mae 

Always wanted what he couldn't get
On veut toujours ce qu’on  ne peut avoir
Why some man would hate oh his own fortune ?
Pourquoi un homme haïrait-il sa propre chance ?
Standing here life’s living through regrets
Pourquoi passer sa vie à regretter ce qu’on a vécu
Cuz, he never realizes what's important
Parce qu’il ne réalise jamais ce qui est important
***
Could you bear, could you bear my love ?
Pourras-tu supporter mon amour
Could you bear, could you bear my love ?
Pourras-tu supporter mon amour
[Electronic break]
***
Just the same and everything you do,
La même chose et tout ce que tu fais
Did you really think that they take notice?
Penses-tu vraiment qu’ils vont s’en rendre compte ?
***
They just need to take one look at you
Il faut juste qu’ils te jettent un regard
And it soon strikes beneath the surface
Et ils verront ce qu’il y a sous la surface
***
Could you bear, could you bear my love ?
Pourras-tu supporter mon amour
Could you bear, could you bear my love ?
Pourras-tu supporter mon amour
[Electronic break]
[Thanks to Song Lyrics/Merci à Song Lyrics pour les paroles. Je suis l’auteur]


 J'ai entendu ce morceau comme illustration sonore de l’épisode 9 de la saison 6 de Suits, lorsque Mike, après avoir été libéré de prison, retrouve Rachel.   

Ne me demandez pas ce que signifie Demons of Ruby Mae. Tout ce que j'en sais, c'est que c'est un duo de musiciens britanniques formé de Jonny Gavin (voix) et d’Adam Rowley (instruments). Ils sont tous deux originaires de Leicester. Leur groupe s’est formé en 2013. Ils ont commencé à se faire connaître sur Internet. Maintenant basés à Manchester, leur genre musical les a fait comparer à London Grammar, Jeff Buckley et Doves

Je ne garantis rien quant aux paroles car j'ai trouvé plusieurs versions très différentes de ce texte. La traduction est donc aléatoire et est susceptible d'évoluer... 

mardi 15 août 2017

MUSIQUE : Aidan HAWKEN "WALKING BLIND"



Comme souvent, j'ai entendu cette chanson comme illustration sonore d'un épisode d'une série que je regarde en ce moment, Major Crimes (saison 2 - épisode 8 : The deep end). Je me suis aidé d'internet pour l'identifier. L'essai de traduction est de moi. 

Aidan Hawken* – Walking blind

Don't tell me the truth
Ne me dis pas la vérité
Tell me that it didn't happen
Dis-moi que cela n’est pas arrivé
There's been a mistake
Il y a eu une erreur
There's been a misunderstanding
On s’est mal compris’
***
Dirty your hands
Tes mains sales
Tearing my heart into pieces
Ont mis mon Coeur en piècesl
***
If this is the end
Si c’est bien fini
Then we whisper the wind and release
Alors laissons le vent souffler et laissons
It
tomber
***
We don't have to know
On n’a pas à savoir
We don't have it all worked out
On ne sait pas comment tout ça va finir
We can just keep
Nous devons juste continuer à
Walking blind
Tout ignorer
***
Don't give me your word
Ne me dis rien
Give me something to hold on to
Donne-moi juste quelque chose à quoi me raccrocher
I don't want to fight
Je ne veux pas qu’on se dispute
I don't want no big decision
Je ne veux pas prendre de décision
I'm not afraid
Je n’ai pas peur de
for tearing your heart into pieces

mettre ton coeur en pièces. 

* Aidan Hawken est un compositeur et chanteur américain né en Californie en 1975. Il a écrit de nombreuses musiques pour des films et des séries télévisées (par ex. Weeds, Grey's anatomy, Vampire diaries et Major crimes).  

lundi 14 août 2017

MUSIQUE : Luka SULIC "Clair de lune" (DEBUSSY)

MUSIQUE : OUTSIDE DUO "Game over"



 Belle révélation du 47ème Festival interceltique de Lorient, j’ai eu envie de vous faire découvrir ce duo de deux jeunes violonistes à la fougue stupéfiante. 

Outside Duo est un duo musical français, originaire de Bretagne, formé en 2006 par Antoine Solmiac et Julien Grignon

Après avoir joué ensemble pendant huit ans, Antoine Solmiac et Julien Grignon forment en 2006 leur duo, sous le nom « Outside », les deux musiciens jouant le plus souvent en plein air, dans la rue notamment. 

Ils enregistrent leurs morceaux de musique traditionnelle réarrangée, à base de thèmes irlandais et d'énergie pop-rock à la guitare, et obtiennent le trophée An Tour Tan en 2006. Ainsi, ils se produisent pour le Cyber fest-noz, avant d'être programmés au Théâtre de Cornouaille et au Festival de Cornouaille en 2007. 

Les années suivantes, les deux musiciens se forment dans plusieurs groupes et font de la musique leur métier. Ils produisent au printemps 2011 leur premier album-concept, Route, avec des compositions personnelles, qui invitent l'auditeur à les suivre dans leurs aventures. 

Ils jouent dans le Finistère, à Paris, Bordeaux, en Alsace, en Allemagne… 

Leur deuxième album Just Playing sort le 20 avril 2013 chez Musik Publik distribué par Coop Breizh. 

À l'issue d'une résidence au Centre culturel de Concarneau, un nouveau spectacle, « Le Celtic two-men-show », voit le jour sur scène. 

Leur dernière prestation s’est faite lors du Grand spectacle de clôture du 47ème Festival interceltique de Lorient (3-12 août 2017). 

[Ce texte est principalement issu de Wikipedia]

lundi 7 août 2017

Andrea CATOZZI : INSPIRING MOVEMENT "This is Life"



Andrea Catozzi est un acrobate et danseur virtuose… 

Il est aussi devenu végétalien et il s'explique ici sur son choix de vie. 

- Quel âge as-tu ? Depuis quand es-tu végé ? 

J’ai 25 ans et suis végétalien depuis un an et demi. 

- Qu’est-ce qui a déclenché ta prise de conscience ? 

Je pratique l’acrobatie, la capoeira et la danse depuis mes 11 ans. A 20 ans j’ai décidé de tout lâcher pour me consacrer pleinement à ma passion et en vivre. Avec ça est venue l’envie de prendre encore plus soin de mon corps, et je me suis posé la question : qu’y a-t-il dans mon assiette ? Qu’est-ce que je mange VRAIMENT ? Comment cela a-t-il été préparé ? Comment cela me nourrit-il ? Au-delà de tout ce que veulent bien nous faire croire les industries agroalimentaires, les médias, les programmes d’éducation, le marketing… Je me suis peu à peu renseigné et ai petit à petit soigné mon alimentation. L’influence extérieure, mes débuts dans la vie d’artiste à Paris et mes fréquentations à l’époque me retenaient psychologiquement d’arrêter complètement la viande, bien que, par période, j’en mangeais très rarement. Je n’ai fait le pas de manger 100% végétal qu’il y a un an et demi seulement, alors que je m’engageais sur une longue tournée de plusieurs mois très physique. Je continuais de creuser toujours plus dans les rouages de l’industrie de la viande ou des produits laitiers, ce qui a de quoi dégoûter. Et j’ai voulu me prouver que le corps pouvait bel et bien se passer de protéine animale pour continuer à exceller, même dans les situations les plus physiques. Cela a été mon ultime épreuve pour me convaincre moi-même, et convaincre mon entourage proche. Ma petite amie aussi a fait le pas à ce moment-là et nous avons développé ça ensemble. Depuis je ne me suis jamais senti aussi bien et continu de partager ce mode de vie autour de moi. 

- Quel est ton plat ou aliment végé préféré ? 

J’adore cuisiner le tofu, faire du "fauxmage" (jeu de mot sur fromage) à base de noix de cajou et boire des laits végétaux (lait de riz, d’amande, de noisette…) 

- Comment te vois-tu évoluer dans la suite de ta vie ? (Régime alimentaire, militantisme…) 

J’ai hâte que le régime vegan se fasse de plus en plus accessible partout. De mon côté je veux partager ce mode de vie et en faire prendre conscience à travers mes projets artistiques, mes réalisations audiovisuelles, ou mes spectacles. Jusqu’à présent je le partage surtout dans mon entourage proche ou au gré des rencontres, mais je compte bientôt l’étendre au web et aux personnes qui me suivent. - Peux-tu nous raconter en quelques mots ce que tu aimes dans la vie, tes études actuelles etc. ? Comme cité dans les questions précédentes, je vis à plein temps de ma passion depuis des années à travers des spectacles, des réalisations vidéo, des événementiels, des TV… et parcours le monde avec. J’ai commencé très jeune, de manière autodidacte, et ai toujours gardé ce feu, ce désir de bouger au travers de toutes ces disciplines libres autour du mouvement : capoeira, danse, acrobatie… J’aime également jouer des percussions, jongler, faire du montage vidéo, voyager… Je suis amoureux de la nature, des animaux, et peux passer des heures au milieu de rien, ou plutôt de “Tout” ce que la Terre et l’Univers ont à nous offrir

[Extrait d’un article de Lili Gondawa sur Vegactu 25/05/215]

Pour en savoir plus sur cet artiste, voir son site personnel : Andrea Catozzi

lundi 10 juillet 2017

LITTERATURE : Dirk BOGARDE - Des voix dans le jardin


Dirk BOGARDE – Des voix dans le jardin. Paris, Ed. Acropole, 1993 (titre original : Voices in the garden - traduit de l’anglais par Béatrice Vierne).

Marcus est un jeune anglais en vacances sur la Côte d’Azur. Alors qu’il a trouvé une crique isolée pour y planter sa tente, il sauve de la noyade une élégante femme âgée. En remerciements, celle-ci l’invite à passer quelques jours dans la somptueuse villa qu’elle occupe avec son mari, Sir Charles Peverill, un historien passionné par la vie de l’Aiglon. 

Marcus, qui a eu une enfance difficile, découvre, ébloui, un monde de luxe et de volupté auquel il n’imaginait pas une seule minute être un jour confronté.

J’ai acheté ce livre après avoir vu, à la télévision, un téléfilm où Anouk Aimée, une actrice que je vénère, jouait le rôle de ‘Cuckoo’ Lady Peverill (bizarrement renommée ’Linotte’ dans le texte français). J’avais été séduit par l’élégance « fin de siècle » (ou plutôt « fin de race ») de ce film, réalisé en 1993 pour la BBC par un Français, Pierre Boutron. En faisant une recherche sur Internet, j’avais découvert que l’auteur du livre original Voices in the garden, n’était nul autre que le célèbre acteur britannique, Dirk Bogarde. J’avais eu un certain mal à trouver le bouquin, peu connu, et complètement épuisé.

En le lisant, j’ai retrouvé toute l’ambiance feutrée et élégante du film et j’ai surtout eu la révélation d’un grand auteur. En effet, Dirk Bogarde, l’interprète des plus grands réalisateurs (Cukor, Losey, Visconti ou Alain Resnais) fut aussi un remarquable écrivain qui sut mettre au service de la littérature toute sa connaissance intime du cinéma. Car, même si ce livre est un roman, il ne fait aucun doute que Bogarde y a beaucoup mis de lui-même et de ses expériences. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire le 1er volume de son autobiographie, Une enfance rêvée (A postillon struck by lightning, 1977), remarquable récit de l’enfance à ses premiers pas comme acteur.

Voir aussi, sur mon blog cinéma, l'article dans lequel je traite du film "Des voix dans le jardin". 

dimanche 9 juillet 2017

LITTERATURE : Jean-Jacques ROUSSEAU - "L'or des bruyères"


Photo de Roland Comte (Automne - Ailhon)

J'allais alors d'un pas plus tranquille chercher quelque lieu sauvage dans la forêt, quelque lieu désert où rien ne montrant la main des hommes n’annonçait la servitude et la domination, quelque asile où je pusse croire avoir pénétré le premier, et où nul tiers opportun ne vint s'interposer entre la nature et moi. C'était là qu'elle semblait déployer à mes yeux une magnificence toujours nouvelle. L'or des genêts et la pourpre des bruyères frappaient mes yeux d'un luxe qui touchait mon cœur; la majesté des arbres qui me couvraient de leur ombre, la délicatesse des arbustes qui m'environnaient, l'étonnante variété des herbes et des fleurs que je foulais sous mes pieds, tenaient mon esprit dans une alternative continuelle d'observation et d'admiration: le concours de tant d'objets intéressants qui se disputaient mon attention, m'attirant sans cesse de l'un à l'autre, favorisait mon humeur rêveuse et paresseuse, et me faisait souvent redire en moi-même: «Non, Salomon dans toute sa gloire ne fut jamais vêtu comme l'un d'eux. »

Mon imagination ne laissait pas longtemps déserte la terre ainsi parée. Je la peuplais bientôt d'êtres selon mon cœur, et, chassant bien loin l'opinion, les préjugés, toutes les passions factices, je transportais dans des asiles de la nature des hommes dignes de les habiter. Je m'en formais une société charmante dont je ne me sentais pas indigne; je me faisais un siècle d'or à ma fantaisie, et remplissant ces beaux jours de toutes les scènes de ma vie qui m'avaient laissé de doux souvenirs, et de toutes celles que mon cœur pouvait désirer encore, je m'attendrissais jusqu'aux larmes sur les vrais plaisirs de l'humanité, plaisirs si délicieux, si purs, et qui sont désormais si loin des hommes. Cependant au milieu de tout cela, je l'avoue, le néant de mes chimères venait quelque fois la contrister tout à coup.. Quand tous mes rêves se seraient tournés en réalités, ils ne m'auraient pas suffi : j'aurais imaginé, rêvé, désiré encore. Je trouvais en moi un vide inexplicable que rien n'aurait pu remplir, un certain élancement du cœur vers une autre jouissance dont je n'avais pas d'idée et dont pourtant je sentais le besoin. Hé bien, cela même était jouissance, puisque j'en étais pénétré d'un sentiment très vif et d'une tristesse attirante que je n'aurais pas voulu ne pas avoir.

Bientôt, de la surface de la terre, j'élevais mes idées à tous les êtres de la nature, au système universel des choses, à l'Etre incompréhensible qui embrasse tout. Alors, l'esprit perdu dans cette immensité, je ne pensais pas, je ne raisonnais pas, je ne philosophais pas: je me sentais avec une sorte de volupté, accablé du poids de cet univers, je me livrais avec ravissement à la confusion de ces grandes idées, j'aimais à me perdre en imagination dans l'espace; mon cœur, resserré dans les bornes des êtres, s'y trouvait trop à l'étroit, j'étouffais dans l'univers, j'aurais voulu m'élancer dans l'infini. Je crois que, si j'eusse dévoilé tous les mystères de la nature, je me serais senti dans une situation moins délicieuse que cette étourdissante extase à laquelle mon esprit se livrait sans retenue, et qui dans l'agitation de mes transports, me faisait écrier quelquefois: « O grand Etre! ô grand Etre! » sans pouvoir dire ni penser rien de plus.

Ainsi s'écoulaient dans un délire continuel les journées les plus charmantes que jamais créature humaine ait passées: et quand le coucher du soleil me faisait songer à la retraite, étonné de la rapidité du temps, je croyais n'avoir pas assez mis à profit ma journée, je pensais en pouvoir jouir davantage encore; et, pour réparer le temps perdu, je me disais: « Je reviendrai demain ».

(Jean-Jacques Rousseau - Troisième lettre à M. de Malesherbes)

Ce texte a fait partie de la sélection du 14ème Printemps des Poètes organisé par Cévennes Terre de Lumière le 18 mars 2012 en l'église romane de Saint-Jean de Poutcharesse au profit de sa restauration.  


POESIE : "Ô ANGE ! "


Photo de Roland Comte prise lors d'un voyage en Bretagne

Ô ange !

Ô ange ineffable
Le pauvre humain ne te voit pas
Mais il frissonne  lorsque, soudain, tu le pousses à l’épaule
Et lui dis d’avancer
Ou quand tu le retiens et empêches sa chute

Mais les enfants, oui, les animaux aussi
Ressentent ta présence
Et les artistes qui te peignent avec de longues ailes
Touchant le sol et allant jusqu’au ciel
C’est qu’ils ne savent pas comment te dire…

Pourtant, il n’est qu’à regarder,
Dans le jour finissant, les ombres s’allonger
Et dans le ciel diaphane, les traces de ton vol
Pour être convaincu que tu es là, toujours…

Tu es compatissant aux faibles et exigeant aux forts
Et n’abandonnes pas ceux qui viennent à toi
Et demandent ton aide
Mais tu exiges d’eux qu’ils soient sincères et vrais

Auteur: Roland Comte. Aubenas, 1er janvier 2012 - Extrait du recueil inédit Paroles du Vent. Ce texte a été lu pour la première fois par son auteur lors du 14ème Printemps des poètes le 18 mars 2012 en l'église de Saint Jean-de-Pourcharesse (Ardèche)