"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

jeudi 19 janvier 2017

Chelsea MANNING (ex-Bradley MANNING) GRACIÉE PAR B. OBAMA


Merci M. Obama ! Quel dommage que vous ayez attendu si longtemps pour faire ce geste qui vous honore. 

« A trois jours de son départ de la Maison Blanche, Barack Obama a annoncé mardi soir une nouvelle vague de grâces et de réduction de peines. Sur la liste des 273 condamnés à qui le président a souhaité accorder une « seconde chance», selon les mots de la Maison Blanche, un nom a retenu toute l’attention : Chelsea Manning, l’ancienne source de WikiLeaks. En août 2013, cette militaire transsexuelle qui s’appelait alors Bradley Manning avait été condamnée par une cour martiale à trente-cinq ans de réclusion pour avoir transmis plus de 700 000 documents confidentiels au site internet fondé par Julian Assange. Libérable en 2045, elle devrait finalement sortir le 17 mai prochain de sa prison militaire du Kansas (…)

Alors qu’il était encore militaire, Bradley Manning avait été envoyé en 2009 à Bagdad, où il travaillait comme analyste du renseignement. Début 2010, il avait copié puis fourni à WikiLeaks une quantité sans précédent de documents, vidéos, télégrammes diplomatiques et comptes rendus d’opérations militaires, essentiellement en Irak et en Afghanistan. La vidéo d’une bavure commise en 2007 contre des civils irakiens par un hélicoptère américain avait notamment fuité. La plupart des documents avaient été publiés par Wikileaks et plusieurs médias partenaires – dont le New York Times, The Guardian et Le Monde – entre avril et novembre 2010. Bradley Manning avait été arrêté et placé au secret dès le mois de mai après avoir été dénoncé par un ancien hackeur à qui il s’était confié sur Internet (…)

Au lendemain de sa condamnation, Bradley Manning avait annoncé publiquement son changement d’identité et sa volonté de subir une opération nécessaire à son changement de sexe. Après une grève de la faim et un long combat avec les autorités militaires pour faire valoir son droit à cette intervention chirurgicale, Chelsea Manning avait finalement obtenu gain de cause en septembre dernier. Malgré cela, la militaire transsexuelle avait tenté de mettre fin à ses jours en octobre, après une première tentative de suicide en juillet. Détenue à l’isolement dans une prison militaire masculine, elle supportait très mal ses conditions d’emprisonnement. Sa situation personnelle et sa fragilité émotionnelle ont vraisemblablement pesé dans la décision de Barack Obama (…) »


[Cet article est un extrait d’un texte publié par Frédéric Autran sur le site de Libération.fr le 17/01/2017] 

J'ai consacré plusieurs articles de ce blog à Bradley Manning, un jeune soldat américain lanceur d'alerte, condamné à la prison par l'Etat américain pour avoir révélé à Wikileaks des secrets militaires. Il (devenu elle) a vécu un enfer. Merci au président partant des Etats-Unis de l'avoir grâcié in extremis. De nombreuses pétitions avaient été lancées dans le monde et de nombreuses manifestations avaient eu lieu demandant sa libération.  

> Bradley Manning risque 60 ans de prison
> Droit de suite : Wikikeaks continue à faire des vagues
> Bradley Manning, Edward Snowden, Julian Assange
> Obama, libérez Bradley Manning

mercredi 18 janvier 2017

HOMMAGE A PIERRE BAROUH



Pierre Barouh, né Élie Barouh, est un auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français né le 19 février 1934 à Paris 15e et mort le 28 décembre 2016 à Paris 14e, à l'âge de 82 ans.

Il est célèbre pour son importante participation sur le film Un homme et une femme (acteur et auteur-interprète de la chanson du film), ainsi que pour sa maison de production intitulée Saravah qui fera découvrir, entre autres, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, ainsi que la bossa nova en France.

Biographie

Élie Barouh, son frère, et sa sœur vivent heureux avec leurs parents, juifs originaires de Turquie, marchands de tissus sur les marchés de Levallois-Perret jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, quand leurs parents doivent les cacher à Montournais, en Vendée, dans trois familles différentes ; Élie, dès lors rebaptisé Pierre, trouve refuge chez Hilaire et Marie Rocher[1]. De ces années d'enfance, il puise l'inspiration de chansons telles que La bicyclette, Des ronds dans l'eau, Les Filles du dimanche.

Journaliste sportif après la guerre et joueur dans l'équipe nationale de volley-ball, Pierre Barouh passe quelques mois au Portugal où il découvre la chanson brésilienne. En 1959, il s'embarque sur un cargo pour le Brésil sans y rencontrer ses idoles. De retour à Paris, il fait connaissance des principaux auteurs et compositeurs brésiliens de bossa nova.

Cinéma et théâtre

En tant qu'acteur, il joue le rôle du chef des gardians dans D'où viens-tu Johnny ? et le rôle de Pierre dans Une fille et des fusils. En tant qu'auteur-interprète, il obtient quelques beaux succès avec La Plage, immortalisée par Marie Laforêt, et surtout le guitariste Claude Ciari, Tes dix-huit ans ou Monsieur de Furstemberg. Il tourne un documentaire, devenu mythique, sur les débuts de la bossa nova, avec son ami de toujours, Baden Powell de Aquino.

De retour en France en 1966, il participe au film Un homme et une femme de Claude Lelouch, qui obtient la Palme d'or du Festival de Cannes 1966. Acteur dans le film et auteur d'une version française (Samba Saravah) de la chanson Samba da Bênção de Baden Powell et Vinícius de Moraes - honteusement « oubliés » sur le générique - et interprète des chansons de la bande originale, son succès est énorme. Pierre Barouh épouse alors Anouk Aimée, actrice dans ce film, en 1966. Ils divorcent 3 ans plus tard.

Avec ses premiers gains il achète une maison au Boupère, au lieu-dit La Morvient près du moulin de la Morvient, situé sur la rivière (Le Lay) où il a passé son enfance vendéenne. Plusieurs années plus tard, lorsque le moulin cesse son activité, il y installe un studio d'enregistrement puis en 1999, de quoi y accueillir des artistes. Il en profite pour mettre en avant le talent des autres, en créant son propre label, Saravah, peu avant la sortie du film Un homme et une femme. Au sein de ce label, il souhaite mélanger les musiciens et les styles, multiplier les rencontres musicales. Il travaille notamment avec Pierre Akendengué, Brigitte Fontaine, Areski Belkacem, Naná Vasconcelos, Gérard Ansaloni, Jacques Higelin, Alfred Panou, Maurane, Allain Leprest, et Richard Galliano, David McNeil, Bïa, Françoise Kucheïda, Véronique Balmont... et en jazz, Daniel Mille, René Urtreger, Steve Lacy, Barney Wilen, Maurice Vander

Avec sa deuxième épouse, Dominique, il réalise une série de spectacles au Théâtre Mouffetard et au Théâtre du Ranelagh. Il enregistre avec elle La Transatlantique et La Nuit des masques. De leur union naît Benjamin, actuel responsable de Saravah, aux Herbiers en Vendée. De la rencontre de Pierre Barouh et de l'équipe du Théâtre Aleph (à Ivry) naît un opéra, Le Kabaret de la dernière chance, dont la chanson sera la dernière enregistrée par Yves Montand. Celui-ci dira de cette chanson qu'elle fut une des plus belles qu'il ait enregistrées. La chanson Le Kabaret de la dernière chance sera reprise en 1995 par Pascal Brunner sur son album SIMPLEMENT.

Il se lance en 1979 dans la réalisation d'un film, Le Divorcement, mais sans succès.

Le Japon

Pierre épouse une Japonaise, Atsuko Ushioda, antiquaire à Paris, qu'il accompagne chaque hiver à Tokyo, partageant sa vie entre le Japon et la Vendée. Dans les années 1980, il participe à des projets musicaux au Japon. Les deux disques (Le Pollen, chanson dédiée à Jean Cormier et Sierra) auront peu de succès en France, mais permettent à Pierre Barouh de découvrir un pays dont il tombe amoureux. Il y ouvre un bureau de Saravah. Sa fille Maïa, née en 1985, est aussi auteur-compositeur-interprète et poursuit une carrière internationale avec une troupe japonaise. Pierre et Atsuko ont deux autres enfants : Amie-Sarah et Akira.

Il a continué à sortir des albums, à réaliser des films et des documentaires, à écrire des pièces de théâtre, il compose également pour Jean-Claude Killy la musique des Jeux olympiques d'Albertville.
Le label Saravah quant à lui est le plus ancien label français en activité.
Pierre Barouh meurt le 28 décembre 2016 à 82 ans. Il est enterré une semaine plus tard au cimetière de Montmartre.

Productions

Outre la musique (24 disques de 1966 à 2011), il réalisera 13 court-métrages, jouera dans 14 films, et composera une 10e de musiques de films, dont la BO d’Un homme et une femme (1966) et, ce qui est moins connu, celle d’Ocean’s Thirteen (2007). Il publia aussi un livre, Les rivières souterraines, en partie autobiographique (2012).  
Sur ce blog

Je lui ai consacré plusieurs articles sur ce blog :

-           -    Pierre Barouh, compléments biographiques (17 septembre 2015)
      -   Chanson française : Pierre Barouh, « LePollen » (11 février 2013) dans lequel j’ai essayé de transcrire les paroles de cette chanson-poème dans laquelle, avec ses amis Jean Cormier et David Sylvian, il énumère toutes les personnes qui ont influencé sa vie. Ce texte est une merveilleuse ode à l'amitié.    

[Cet article est en grande partie compilé à partir de la biographie de Pierre Barouh publiée par Wikipedia]


[1] A 6 ans, il sera obligé de porter l’étoile juive imposée par les nazis. 

"JE M'APPELLE FRANCINE CHRISTOPHE" déportée à l'âge de 8 ans...

A STREET CAT NAMED BOB

A Street Cat Named Bob Trailer BE from GAIA TV on Vimeo.

jeudi 22 décembre 2016

Montage Vidéo Kizoa: Joyeux noël 2016 d'Aubenas (par Roland Comte)



Tu es bien sur le blog personnel de Roland. Je te souhaite la bienvenue. Welcome on Roland Comte's personal blog. I wish you a good visit. Bienvenido sobre el blogo de Roland. Me alegro de tu visita !

mardi 20 décembre 2016

MUSIQUE: "VIOLINS" BY I'M FROM BARCELONA

'Violins' is the first single from I'm from Barcelona's album 'Growing Up Is For Trees' (out March 25)/"Violins" est le premier single du groupe "I'm from Barcelona" (Album Growing Uo Is For Trees/Grandir, c'est pour les arbres). 
J'ai découvert cette musique dansante, fraîche et inventive, produite par un groupe de copains passeblement déjantes (mais bons musiciens) une fois de plus grâce à un spot publicitaire.


mercredi 23 novembre 2016

U4 UNE SAGA JEUNESSE A DECOUVRIR


U4 est une série de quatre romans pour jeunes adultes publiés par les branches jeunesse de deux éditeurs français. La sortie des quatre premiers tomes a eu lieu simultanément le 27 août 2015 et elle a été accompagnée d'une campagne incluant une "bande-annonce". Un 5ème ouvrage, intitulé U4 : Contagion, a été publié en 2016. Il a été écrit collectivement par les auteurs des premiers tomes et inclut. Livre se présente sous la forme de nouvelles, de courts textes de deux BD, et de 4 « fan fictions » qui prolongent et apportent de nouveaux éclairages aux premiers volumes.

Le thème des romans est post-apocalyptique. La forme, une écriture par quatre auteurs différents dont les héros, quatre adolescents, vivent les mêmes événements mais les racontent de leur point de vue, est exceptionnelle, d’autant plus que les livres peuvent se lire indépendamment les uns des autres et dans l'ordre de son choix.

Origine du projet

Les quatre auteurs, Yves GREVET, Florence HINCKEL, Carole TREBOR et Vincent VILLEMINOT, SONT DES AUTEURS de littérature jeunesse et ont tous déjà eu de beaux succès littéraires, indépendamment les uns des autres. L'idée d’écrire U4 leur est venue de leur « désir de s'arracher à la solitude et leur volonté de s'impliquer dans un projet collectif : sur la base d'une situation commune donnée, chaque auteur développe une histoire, dans son style propre, attaché à son personnage. » Ils se sont retrouvés tous les quatre lors d'un salon littéraire en 2013 et la bonne entente leur a permis d'entreprendre cette aventure assez exceptionnelle : écrire une histoire à quatre. Le choix d'un récit post-apocalyptique leur a permis de changer d'univers par rapport aux nombreux ouvrages déjà écrits par chacun d'eux.

Résumés

U4 est l’abréviation du nom d’un virus fictif (U pour Utrecht, la ville des Pays-Bas dans laquelle il serait apparu pour la 1ère fois, et 4 pour "4ème génération"). Le virus est censé avoir fait ses premières victimes aux alentours du 15 octobre d’une année indéterminée (mais proche de la nôtre). En quelques jours, il a décimé près de 90% de la population mondiale, principalement les adultes et les jeunes enfants. Seule une tranche de la population, composée d’adolescents de 15 à 18 ans, a survécu. Quelques adultes, exclusivement des militaires, ont aussi échappé à la contagion.

Les héros de la série initiale sont au nombre de quatre, quatre adolescents qui, « avant » l’épidémie, jouaient tous à un jeu en ligne appelé "Warriors of Time" (abrévié tout au long des romans sous le sigle WOT), dans lequel ils avaient atteint le niveau « d’Expert ».

Avant que les transmissions ne s’interrompent le 1er novembre, ils avaient tous reçu par Internet un étrange message émanant du « maître du jeu », le mystérieux Khronos, leur donnant rendez-vous le 24 décembre « sous la plus ancienne horloge de Paris » pour remonter le temps et empêcher la catastrophe.

Les quatre adolescents, qui donnent leur nom aux quatre premiers livres, sont :


  •  Koridwen (auteur : Yves Grevet). Kori (Koridwen) elle est la seule survivante de son village breton, près de Morlaix. Après avoir enterré ses parents avec l’aide d’un voisin, depuis décédé, et aidé l’une des vaches de la ferme à vêler, elle décide de partir à bord d’un tracteur attelé d’une bétaillère où elle a entassé les livres et le matériel que lui a léguée sa grand-mère guérisseuse. Après être passée prendre son cousin Max, autiste, dans l’institut où il se trouvait, elle met le cap sur Paris. Les croyances celtes vont l'accompagner dans son périple.

  •           Jules (auteur : Carole Trébor). Jules se retrouve seul dans l'appartement parisien de ses parents, face aux rats. Il sauve Alicia, une fillette qui a miraculeusement survécu plusieurs jours à côté de son grand-père mort. Il fait ensuite la connaissance d'un groupe de jeunes qui a réussi à s'organiser contre les gangs armés qui veulent s'accaparer de la ville.



  • -          Stéphane (auteur : Vincent Villeminot). Stéphane, malgré son prénom de garçon, est une fille. Elle vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste et virologue travaillant pour l'armée. Sans nouvelle de lui, elle rejoint le R-Point de la Tête d’Or pour mettre ses connaissances médicales au service des jeunes qui s’y trouvent regroupés par l’armée. Mais, ne supportant pas l’ordre que celle-ci tente d’imposer, elle s’enfuit en compagnie d’autres jeunes, « experts » de WOT comme elle, pour aller à Paris, au rendez-vous fixé par Khronos.



  • -  Yannis (auteur : Florence Hinckel) Yannis, accompagné de son chien Happy, quitte l’appartement de Marseille où ses parents et sa sœur sont morts et il met lui aussi le cap sur Paris. Arrivé à Lyon, il fait la connaissance de Jules et de Stéphane et ils se rendent ensemble à Paris. Tout au long de son périple, il sera accompagné par les fantômes de ses proches qu’il se reproche de ne pas avoir dignement enterrés. 


Stéphane, Yannis et Jules qui, au cours de leur périple jusqu’à Paris, ont tué des militaires, sont considérés comme des terroristes par l’armée et pourchassés par elle. A Paris, ils font la connaissance de Kori et de son cousin Max et, avec la petite Alice, sauvée par Jules et quelques autres adolescents, ils tentent de survivre aux gangs et à l’armée et se trouver au rendez-vous du 24 décembre.  

Mon opinion

Cette série française, sur laquelle je suis tombé par le plus grand des hasards, accroché par les couvertures présentant en gros plan quatre visages d’adolescents, les lettres U4 suivies de prénom de héros, est une des sagas post-apocalyptiques les plus réussies que je connaisse. En la découvrant, on ne peut s’empêcher de penser à Hunger Games ou The labyrinth et devrait, si toutefois elle est traduite, conquérir le public des jeunes adultes outre-Manche et, qui sait, peut-être tenter un réalisateur de cinéma.  



mardi 15 novembre 2016

MUSIQUE - Thomas AZIER "Talk to me"

Voici une autre chanson que je viens de découvrir. Thomas AZIER est un musicien néerlandais. J'avais déjà mis un de ses clips en ligne sur ce blog. Le titre s'appelait Red eye et je l'avais découvert - encore - illustrant une pub de parfum. Le texte de cette chanson, Talk to me (Parle-moi) traduit par mes soins ci-après, est assez sombre.





Thomas AZIER – Talk to me 

My father wants the best for me 
Mon père veut le meilleur pour moi
But I'm feeling super low 
Mais je me sens super mal
I wonder what's the best for me
Je me demande ce qui est le mieux pour moi
I don’t know which way to go
Je ne sais pas quel chemin prendre
He tells me I will be alright
Il me dit que ça va aller
I just need a little time
J’ai juste besoin d’un peu de temps
I'm trying but my tears are dry
J’essaie de pleurer mais mes larmes sont sèches
I have wasted them online
Je les ai gaspillées en ligne
Talk to me
Parle-moi
Talk to me
Parle-moi
Tell me how you really feel
Dis-moi comment tu te sens vraiment
Talk to me
Parle-moi
Talk to me
Tell me what is fake and what is real 
Dis-moi ce qui est faux et ce qui est vrai
I want to find escape tonight
Je veux trouver le moyen de m’enfuir cette nuit
Wake me up when this summer comes
Réveille-moi quand ce sera l’été
Painkillers for my brain tonight
J’ai besoin de calmants pour ma tête ce soir
I want to fade until I'm gone
Je veux m’effacer jusqu’à ce que je sois parti
It burns when it caresses me
Les caresses me brûlent
Like a medusa in the sand
Comme une méduse cachée dans le sable
It hurts but it possesses me
J’ai mal quand ça me possède
But I can feel myself again
Mais au moins je me sens à nouveau moi-même
Talk to me
Parle-moi
Talk to me 
Parle-moi
Tell me how you really feel
Dis-moi comment tu te sens vraiment
Talk to me
Parle-moi
Talk to me
Parle-moi
Tell me what is fake and what is real
Dis-moi ce qui est faux et ce qui est vrai

MUSIQUE - Daniel JOHNSTON - "True love will find you in the end"



Voici encore une belle découverte musicale. Cette chanson illustre une publicité de la SNCF qui passe en ce moment sur les chaîne de télévision. Comme à mon habitude, j'ai voulu identifier l'interprète et le titre de la chanson. Après avoir trouvé les paroles, je les ai traduites. Savourez :

Daniel Johnston - True Love Will Find You In The End
(Le Véritable Amour Finira Par Te Trouver)

True love will find you in the end
Le véritable amour finira par te trouver,
You'll find out just who was your friend
Tu découvriras alors qui était ton ami
Don't be sad, I know you will,
Ne sois pas triste, je sais que tu le seras
But don't give up until
Mais n'abandonne pas avant que
True love finds you in the end.
Le véritable amour ne te trouve.

This is a promise with a catch
C'est une promesse avec une condition
Only if you're looking will it find you
Seulement si tu le cherches, il te trouvera
Cause true love is searching too
Car le véritable amour lui aussi te cherche
But how can it recognize you
Mais comment peut-il te reconnaître
Unless you step out into the light ?
Sauf si tu passes dans la lumière

Don't be sad, I know you will,
Ne sois pas triste, je sais que tu le seras,
But don't give up until
Mais n'abandonne pas avant que
True love finds you in the end.
Le véritable amour ne te trouve.



vendredi 11 novembre 2016

HOMMAGE A LEONARD COHEN




Hommage à Leonard Cohen

Je viens d’apprendre avec une grande tristesse la mort de Leonard Cohen. Il m’accompagnait depuis mes années de fac. Comme tous les soixante-huitards, je l’avais découvert avec mes copains de l’époque en écoutant en boucle dans nos chambres à la cité-U, Suzanne, Sisters of Mercy, Bird on the wire… A l’époque, bien que je fasse des études d’anglais, je ne comprenais pas toutes les paroles mais je ne cherchais pas vraiment non plus à tout comprendre,  préférant me laisser bercer par sa voix sombre et chaleureuse.

Il est rare qu’on ne se lasse pas d’un chanteur ou d’une chanteuse. On a des coups de cœur puis l’on passe à autre chose... Or, au cours de ces années, je ne me suis jamais lassé d’écouter Leonard Cohen, jusqu’à ces derniers jours, jusqu’à ce dernier disque You Want it Darker, sorti seulement fin octobre, et dont je n'ai entendu que des bribes, me promettant de l’acheter et de l’écouter à tête reposée.

L’annonce de sa mort m’a frappé comme l’aurait fait un coup de foudre. Je le savais âgé mais qu’est-ce à notre époque que 82 ans pour de tels monuments ? On aimerait que des êtres comme lui ne meurent jamais, tout en sachant que ce n’est pas possible.

Ne me satisfaisant d’aucune des traductions de ses chansons publiées en français, je m’étais bien modestement essayé à en traduire certaines. Il n’y a pas si longtemps, sur ce blog, j’avais publié la traduction faite d’une chanson illustrant la bande son de la comédie de Valérie Lemercier 100 % cachemire. Comme je l'ai écrit alors, on ne se serait pas attendu à entendre une chanson aussi sombre dans un tel film.  Cette chanson s’appelait Dance me to the end of love. Si l’on traduit cette phrase mot à mot, cela donne : « Danse-moi jusqu’à la fin de l’amour ». Bizarre… Mais tous les textes de Leonard Cohen sont bizarres. En fait, c’est de la poésie pure qui fonctionne par allusion, par approximations, évoquant plus que décrivant, caressant les mots pour qu’à leur tour, ils caressent la réalité et vous rapprochent du rêve… En cela, Cohen était un maître génial.  
   
Internet nous apprend qu’en juillet dernier, il avait perdu «la femme de sa vie», Marianne Ihlen. Elle avait été sa muse et une source d'inspiration pour bon nombre de ses morceaux, à commencer par « So long, Marianne », écrit en 1968, mais aussi "Bird on the wire" que j'ai tant écouté. Bien qu’ils soient séparés depuis les années 70, où il rencontra Suzanne Elrod, la mère de ses deux enfants (et la Suzanne de la chanson), ils restèrent des amis très proches. Lorsqu’il apprit que Marianne était malade, il lui écrivit une magnifique lettre, une dernière déclaration d’amour si lucide qu'elle en est prémonitoire :

«Marianne, le temps où nous sommes si vieux et où nos corps s'effondrent est venu, et je pense que je vais te suivre très bientôt. Sache que je suis si près derrière toi que, si tu tends la main, je pense que tu pourras atteindre la mienne. Tu sais que je t'ai toujours aimée pour ta beauté et ta sagesse, je n'ai pas besoin d'en dire plus à ce sujet car tu sais déjà tout cela. Maintenant, je veux seulement te souhaiter un très bon voyage. Adieu, ma vieille amie. Mon amour éternel, nous nous reverrons. » 

Marianne est décédée deux jours après avoir reçu cette lettre. Et Leonard n'aura pas attendu longtemps avant d'accomplir sa promesse de la retrouver au-delà de la mort.

En octobre dernier, à l'occasion de la sortie de son 14e album, il s'était confié à la revue Les Inrocks. Leonard Cohen leur avait entre autres déclaré : « Je n'ai pas peur de la mort. Ce sont les préliminaires qui m'inquiètent. » 

La mort lui aura fait ce cadeau en lui évitant ces préliminaires qu'il redoutait: elle a été douce avec lui puisqu’elle est venue le chercher sans lui avoir laissé le temps de l’attendre, lui qu'elle fascinait tant et qu'il avait encensée à travers beaucoup de ses chansons.

So long, Leonard. 


samedi 29 octobre 2016

COUP DE COEUR : Carl le pianiste interprétant "La foule"

J'ai découvert ce jeune pianiste grâce à une vidéo mise en ligne par un de mes amis sur Facebook. Ce jeune homme a profité d'une initiative (intelligente !)  de la SNCF qui met en place des pianos en libre-service dans certaines de ses gares pour permettre à des inconnus de jouer. Le pianiste s'appelle Carl et il interprète avec maestria "La foule" d'Edith Piaf.

dimanche 2 octobre 2016

COUP DE GUEULE : LA SNCF N'AIME PAS LES CHATS SURTOUT LORSQU'ILS SONT JAUNES ET QU'ILS SE MARRENT !


Les ennuis judiciaires de Mr. Chat

Je vous ai déjà parlé dans un post précédent (23/09/2014) du street-artiste qui se fait appeler Mr. Chat (de son vrai nom Thoma Vuille) car il dessine, depuis 20 ans, Mr. Chat, des chats jaunes hilares sur les espaces publics abandonnés aux tags et autres affiches sauvages. Il prend bien soin de ne jamais recouvrir des informations utiles et il ne nuit à personne mais il apporte, aux pauvres « obligés » de la RATP et de la SNCF, un message d’optimisme.

Il y a deux ans, en octobre 2014, la RATP lui avait déjà fait un procès. Elle lui réclamait 1 800 euros de dommages et intérêts pour des chats peints dans un couloir de la station Châtelet sur un mur qui devait être recouvert de carrelage. Son avocate ayant des irrégularités dans la formulation des poursuites, l’affaire avait été abandonnée.

En septembre 2015, alors qu’il effectuait une correspondance entre un métro et un RER à la gare du Nord, Thoma Vuille a pu constater que la station regorgeait d’œuvres de street-art, dans le cadre d’une opération organisée par la SNCF appelée « Quai 36 ». « Je me suis dit, tiens, bonne nouvelle, les choses bougent, raconte-t-il. Puis en attendant mon train, je vois ce support blanc, destiné à être recouvert d’un habillage, ça a été plus fort que moi. »

Au printemps de cette année, il est convoqué par la brigade anti-tag de la SNCF pour le dessin de la gare du Nord, l’inspecteur lui assure qu’il n’encourait qu’un rappel à la loi et il a signé la déposition. Mais lorsqu’il a reçu une convocation devant le tribunal correctionnel pour “récidive”, il a compris qu’il « (s’)était fait avoir. » D’autant que l’avocat de la SNCF requiert contre lui une peine de 3 mois de prison fermes !

Le 13 octobre, le tribunal tranchera sur cette question comme sur le fond.

Mais où vit-on, en Roumanie du temps de Ceaucescu, en Iran, en Turquie ??? non, en France, dans un pays qui, paraît-il, a comme devise « Liberté, égalité, fraternité ».

Parallèlement, nous apprenons par la dernière enquête d’Elise Lucet qui a repris les rênes d’Envoyé Spécial sur France 2, que plus des 2/3 du réseau SNCF français est dangereux car mal entretenu, ce qui n’empêche pas la même société de nous bassiner avec une publicité mensongère et coûteuse, régulièrement dénoncée par la Cour des Comptes.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/arts/article/2016/09/22/trois-mois-de-prison-ferme-requis-contre-l-artiste-m-chat_5002028_1655012.html#JffT9XvS6yyugejB.99

Musique : "IF YOU GO AWAY" by NEIL DIAMOND

Voici une interprétation surprenante de "Ne me quitte pas" de Jacques Brel interprétée par Neil Diamond dans un épisode de la nouvelle série très addictive Mr. Robot, qui est actuellement diffusée sur France 2 et dont j'ai parlé dans mon blog cinéma Cinérock07

MUSIQUE : "O HEY!" BY THE LUMINEERS

Musique : KEATON HENSON

jeudi 28 juillet 2016

J.T. & Robert's Contemporary Dance from "The Next Generation: Top 9 Perf...



JT Church est un garçon de 10 ans connu pour avoir présenté un numéro de danse contemporaine remarqué avec Robert Roldan dans le cadre de la 13ème édition de l’émission “So You Think You Can Dance : The next generation ”, une émission de télé-réalité diffusée par la Fox aux Etats-Unis. 

En France, l’émission s’intitule « Tu crois que tu sais danser » et a brièvement été diffusée sur Virgin 17. 
Le duo JT Church et Robert Roldan a été classé dans le Top 10 lors de la saison 13, commencée le 30 mai 2016. La performance intitulée « The Mirror »(Le miroir)", qui fait l’objet de cette vidéo, a été interprétée le 25 juillet 2016 sur une musique d’Alexandre Desplat, célèbre compositeur français connu pour ses nombreuses musiques de films (The Queen, The Golden Compass, Twilight, Harry Potter, The imitation game, etc.) 

Robert Roldan, un danseur et acteur professionnel reconnu, a choisi le plus jeune des candidats, JT Church, un garçon de 10 ans, originaire de Haymarket, en Virginie pour interpréter ce beau duo composé par le chorégraphe Travis Michael Wall.

Je remercie mon amie sur Facebook Liliane Kolackny de m'avoir fait connaître cette performance dont la poésie et le côté onirique ont, vous en conviendrez avec moi, toute leur place sur ce blog intitulé "Au-delà des rêves". 

dimanche 17 juillet 2016

LE CORBUSIER AU PATRIMOINE MONDIAL



L'oeuvre architecturale de Le Corbusier (1887-1965), présentée  en  2009 puis en 2011, a été classée au patrimoine mondial de l'Humanité.l’Unesco ce dimanche 17 juillet 2016.

Le dossier, présenté par la France, regroupe 17 sites choisis dans les sept pays où Le Corbusier, pseudonyme de Charles-Edouard Jeanneret-Gris, le grand architecte franco-suisse, a laissé sa trace : en France, en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Argentine, au  Japon et en Inde.

Parmi ces réalisations, le site de Firminy (Loire) représente sa  deuxième plus grande création après Chandigarh en Inde, car c’est le seul endroit où ce génie visionnaire a pu donner la mesure de sa vision nouvelle et révolutionnaire de l’urbanisme tel qu'il l'avait théorisé. Grâce au soutien sans faille de son ami Eugène Claudius-Petit,  ministre de la reconstruction et de l’urbanisme et maire de Firminy en 1958, Le Corbusier a eu  la possibilité de donner libre court à son projet de « ville radieuse » avec la construction d’un ensemble formé de deux immeubles d’habitation , d’une a maison de la culture et d’équipements sportifs (piscine et stade) ainsi que d’une église (les deux restés inachevés à sa mort). L'église Saint-Pierre a été terminée seulement en 2006, soit 41 après sa disparition, par son élève José Oubrerie.  


L'église St. Pierre à Firminy (ph. Roland Comte)

Les œuvres de Le Corbusier témoignent de son apport au "Mouvement moderne", un courant apparu à partir de la première guerre mondiale et qui insistait sur le fonctionnel, la pureté des lignes et l'emploi de nouveaux matériaux comme le béton brut, le fer, l’acier, le verre et le bois, ainsi que les couleurs et la lumière pour laquelle Le Corbusier avait la plus grande passion.

"Cette bonne nouvelle survient après plus de dix ans de travail, de concertation et deux échecs", s'est félicité dans un communiqué Benoît Cornu, 1er adjoint à Ronchamp (Haute-Saône), qui préside depuis 2016 l'Association des Sites Le Corbusier créée en 2010. 

"Cette étape n'est pas un aboutissement ! Il s'agit, désormais, de valoriser ce patrimoine devenu mondial, de le protéger et de le léguer à nos héritiers dans les meilleures conditions, pour qu'ils en fassent de même", a-t-il ajouté.


[Informations du site France Info 17/07/2016]

samedi 2 juillet 2016

HOMMAGE A YVES BONNEFOY


J'ai appris ce matin en écoutant France Inter le décès d'Yves Bonnefoy à l'âge de 93 ans.
J’ai souvent, dans ce blog, parlé de ce poète, écrivain, grand amateur de peinture et humaniste, et cité des extraits de L’Arrière-Pays,  sa plus belle et plus grande œuvre, dans laquelle je trouvais, au cours de mes lectures et de mes relectures, beaucoup d’éléments dont je ressentais la justesse au fond de moi.

En lisant la biographie qui lui est consacrée sur Wikipedia, je tombe sur ce passage :

L’été avaient lieu chaque année les voyages, évoqués dans L'Arrière-Pays, chez ses grands-parents à Toirac, dans le Lot, où s'était retiré Auguste Maury, le grand-père instituteur. C'est dans cet essai qu'Yves Bonnefoy a aussi évoqué la première irruption du sentiment d'exil et du néant qui brisa l'état initial de plénitude de l'adolescence :

« Je me souviens : quand on allait chercher le lait à la ferme et qu'il brillait en bougeant sur le chemin du retour, sous les étoiles. Il y avait un moment difficile, à un certain tournant, où l'on enfonçait dans le noir de murs trop serrés et de l'herbe. Puis on passait à vingt mètres de la maison neuve éclairée. C'est à une fenêtre de cette maison que j'ai vu une fois, se découpant sur le fond d'une paroi nue, la silhouette obscure d'un homme. Il était de dos, un peu incliné, il semblait parler. Et ce fut pour moi l'Étranger. »

Un rêve fait à Mantoue (1967)

Je me suis essayé à lire plusieurs de ses autres ouvrages. Je ne vous cacherai pas que j’ai « séché » à la lecture de son premier livre, publié en 1953, intitulé « Du mouvement et de l’immobilité de Douve », qui m’a, à vrai dire, assez déplu par son côté morbide (peut-être en raison d’une trop grande influence de Baudelaire, qui avait été le sujet de son DES). 

Je n’ai pas eu beaucoup plus de succès avec les autres recueils de poésie dans lesquels je me suis aventuré. Je me suis beaucoup plus retrouvé dans ses travaux critiques, en particulier ceux consacrés aux peintres et à la peinture, marqués par une insatiable curiosité et parcourus de fulgurances impressionnantes.



Mais, pour moi, comme je l’ai dit, l’ouvrage qui m’a le plus marqué, qui est resté longtemps sur mon chevet et que je relis encore régulièrement, est L’Arrière-Pays, publié en 1972 avec des illustrations aux éditions Skira à Genève et republié depuis dans une collection de poche plus accessible chez Folio poésie. Je ne saurais trop vous conseiller de l'acquérir, de le lire et de le méditer.          

lundi 27 juin 2016

LA REPUBLIQUE MATRAQUANT MARIANNE



Je viens d'entendre parler aux informations sur France 3 de cette polémique sur une fresque murale peinte sur un mur du quartier de la gare à par le "street-artiste" lyonnais Goin dans le cadre du Grenoble Street Art Fest organisé par la mairie de Grenoble.

Peinte en noir et blanc, dans l'esprit de ce que fait le génial artiste anglais Banksy dont les peintures murales mêlent toujours humour, dérision, et critique politique et sociale au vitriol, dont le message est toujours d'une redoutable efficacité.

La peinture réalisée par Goin représente Marianne, à terre, se protégeant  des coups de matraques que lui assènent deux policiers. Sur le bouclier de l'un d'eux, on déchiffre, à l'envers, les caractères 49.3. Sur la gauche de l'image (fait-il y voir un signe ?), on lit aussi le slogan "L'Etat matraquant la Liberté". 

Les syndicats de policiers, le ministre de l'intérieur, certains hommes ou femmes politiques de tous bords (en ces temps de confusion des valeurs, est-il encore nécessaire de préciser "de droite" ou "de gauche" ?), ont violemment protesté et demandé à ce que "cette fresque anti-police indigne soit immédiatement effacée". 

La municipalité, dirigée par Eric Piole, maire Europe Ecologie Les Verts, a rétorqué qu'il "s'agissait d'une oeuvre d'art et que l'art peut être subversif."

Je respecte la police quand elle fait son travail qui est de défendre les citoyens. Je la respecte nettement moins quand elle continue à matraquer un manifestant à terre, quand elle tire des grenades ou des flash-balls à tir tendu, quand elle rend un étudiant aveugle ou quand elle tue (mort de Rémi Fraisse à Sivens en 2014).

L'art, même s'il peut heurter la sensibilité, ne sera jamais responsable de la cécité d'un étudiant ou du meurtre d'un jeune.

Alors, je dis bravo à Goin et à ces artistes talentueux de rappeler à la bonne conscience soi-disant "républicaine" que le devoir de la police est certes de maintenir l'ordre mais qu'elle doit le le faire dans le respect du droit des citoyens.

Le mur doit être détruit. Je demande humblement au maire de Grenoble de sauvegarder cette fresque et de l'exposer ailleurs, pourquoi pas aux Musée des Beaux Arts de la ville dont les collections d'art contemporain sont déjà remarquables. Elle y sera parfaitement à sa place.

J'espère que cette fresque restera pour rappeler à tous, policiers et citoyens, que la liberté et la justice doivent primer sur toute autre raison et surtout sur celle de la raison d'Etat, n'en déplaise à MM. Valls, Cazeneuve ou Hollande.

Je viens d'apprendre qu'une pétition a été lancée pour le maintien de cette fresque murale. Je l'ai signée bien sûr et, si vous partagez mes idées, je vous invite à faire de même.

dimanche 26 juin 2016

BENOITE GROULT ET LE DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITE


Hommage de l’ADMD à Benoîte Groult

« La militante du droit de mourir dans la dignité, Benoîte Groult, est morte…
Avec la mort de Benoîte Groult, hier, c’est la disparation d’une grande figure de la liberté que pleure l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité dont elle était adhérente depuis le tout début de l’association.

Romancière de talent, elle était une militante féministe intransigeante avec le droit absolu qu’elle reconnaissait à chacun d’être maître de sa propre destinée, de son propre corps, de sa propre mort.
Membre du comité d’honneur de l’ADMD, elle militait sans relâche pour qu’une loi équivalente à celle qui existe aux Pays-Bas ou encore en Belgique soit votée en France. Ces dernières années, elle s’était montrée très déçue de l’incapacité de la France à entendre la voix de ceux qui souffrent et qui demandent légitimement qu’un terme soit mis à une vie qui n’est plus que de la survie.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, et le conseil d’administration de l’association adressent leurs sentiments de sympathie émue à la famille de cette amie de très grand talent. »

Interview de Benoîte Groult sur France 5 (jeudi 23 juin 2016)

"Pendant ce bel automne passé ensemble, Hélène et moi nous avions réfléchi à l’art de mourir, comme disait Françoise Giroud. Et elle s’était enfin inscrite à l’ADMD, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, où je milite depuis tant d’années. C’est si valorisant de se déclarer pour une mort choisie quand on est en pleine santé (…)
En fait, c’est par amour pour la vie que je voudrais la quitter à temps. J’ai trop aimé courir, grimper, skier, conduire une voiture, pour accepter de m’installer aux commandes d’un déambulateur. J’ai trop aimé le goût du vin, celui des single malt et le parfum de neiges éternelles de la vodka. J’ai trop aimé vivre auprès d’un compagnon pour affronter les jours et les nuits, pour s’assaillir, pour discourir, pour ronchonner, pour lire à deux, pour rire aussi, pour tous les plaisirs et les déplaisirs de la vie et pour doucement vieillir.
Mais comment accéder à l’euthanasie, ce beau mot grec qui signifie tout simplement ce que tout le monde souhaite : une belle mort ? Quand un philosophe est contraint de se défenestrer pour échapper à sa maladie incurable, quand une femme âgée en est réduite à s’avancer dans l’eau glacée d’un étang, jusqu’à s’y engloutir, qu’est-ce donc qu’un refus d’assistance, que le non-respect d’une personne ?" 

Benoîte Groult