"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

jeudi 28 juillet 2016

J.T. & Robert's Contemporary Dance from "The Next Generation: Top 9 Perf...



JT Church est un garçon de 10 ans connu pour avoir présenté un numéro de danse contemporaine remarqué avec Robert Roldan dans le cadre de la 13ème édition de l’émission “So You Think You Can Dance : The next generation ”, une émission de télé-réalité diffusée par la Fox aux Etats-Unis. 

En France, l’émission s’intitule « Tu crois que tu sais danser » et a brièvement été diffusée sur Virgin 17. 
Le duo JT Church et Robert Roldan a été classé dans le Top 10 lors de la saison 13, commencée le 30 mai 2016. La performance intitulée « The Mirror »(Le miroir)", qui fait l’objet de cette vidéo, a été interprétée le 25 juillet 2016 sur une musique d’Alexandre Desplat, célèbre compositeur français connu pour ses nombreuses musiques de films (The Queen, The Golden Compass, Twilight, Harry Potter, The imitation game, etc.) 

Robert Roldan, un danseur et acteur professionnel reconnu, a choisi le plus jeune des candidats, JT Church, un garçon de 10 ans, originaire de Haymarket, en Virginie pour interpréter ce beau duo composé par le chorégraphe Travis Michael Wall.

Je remercie mon amie sur Facebook Liliane Kolackny de m'avoir fait connaître cette performance dont la poésie et le côté onirique ont, vous en conviendrez avec moi, toute leur place sur ce blog intitulé "Au-delà des rêves". 

dimanche 17 juillet 2016

LE CORBUSIER AU PATRIMOINE MONDIAL



L'oeuvre architecturale de Le Corbusier (1887-1965), présentée  en  2009 puis en 2011, a été classée au patrimoine mondial de l'Humanité.l’Unesco ce dimanche 17 juillet 2016.

Le dossier, présenté par la France, regroupe 17 sites choisis dans les sept pays où Le Corbusier, pseudonyme de Charles-Edouard Jeanneret-Gris, le grand architecte franco-suisse, a laissé sa trace : en France, en Suisse, en Belgique, en Allemagne, en Argentine, au  Japon et en Inde.

Parmi ces réalisations, le site de Firminy (Loire) représente sa  deuxième plus grande création après Chandigarh en Inde, car c’est le seul endroit où ce génie visionnaire a pu donner la mesure de sa vision nouvelle et révolutionnaire de l’urbanisme tel qu'il l'avait théorisé. Grâce au soutien sans faille de son ami Eugène Claudius-Petit,  ministre de la reconstruction et de l’urbanisme et maire de Firminy en 1958, Le Corbusier a eu  la possibilité de donner libre court à son projet de « ville radieuse » avec la construction d’un ensemble formé de deux immeubles d’habitation , d’une a maison de la culture et d’équipements sportifs (piscine et stade) ainsi que d’une église (les deux restés inachevés à sa mort). L'église Saint-Pierre a été terminée seulement en 2006, soit 41 après sa disparition, par son élève José Oubrerie.  


L'église St. Pierre à Firminy (ph. Roland Comte)

Les œuvres de Le Corbusier témoignent de son apport au "Mouvement moderne", un courant apparu à partir de la première guerre mondiale et qui insistait sur le fonctionnel, la pureté des lignes et l'emploi de nouveaux matériaux comme le béton brut, le fer, l’acier, le verre et le bois, ainsi que les couleurs et la lumière pour laquelle Le Corbusier avait la plus grande passion.

"Cette bonne nouvelle survient après plus de dix ans de travail, de concertation et deux échecs", s'est félicité dans un communiqué Benoît Cornu, 1er adjoint à Ronchamp (Haute-Saône), qui préside depuis 2016 l'Association des Sites Le Corbusier créée en 2010. 

"Cette étape n'est pas un aboutissement ! Il s'agit, désormais, de valoriser ce patrimoine devenu mondial, de le protéger et de le léguer à nos héritiers dans les meilleures conditions, pour qu'ils en fassent de même", a-t-il ajouté.


[Informations du site France Info 17/07/2016]

samedi 2 juillet 2016

HOMMAGE A YVES BONNEFOY


J'ai appris ce matin en écoutant France Inter le décès d'Yves Bonnefoy à l'âge de 93 ans.
J’ai souvent, dans ce blog, parlé de ce poète, écrivain, grand amateur de peinture et humaniste, et cité des extraits de L’Arrière-Pays,  sa plus belle et plus grande œuvre, dans laquelle je trouvais, au cours de mes lectures et de mes relectures, beaucoup d’éléments dont je ressentais la justesse au fond de moi.

En lisant la biographie qui lui est consacrée sur Wikipedia, je tombe sur ce passage :

L’été avaient lieu chaque année les voyages, évoqués dans L'Arrière-Pays, chez ses grands-parents à Toirac, dans le Lot, où s'était retiré Auguste Maury, le grand-père instituteur. C'est dans cet essai qu'Yves Bonnefoy a aussi évoqué la première irruption du sentiment d'exil et du néant qui brisa l'état initial de plénitude de l'adolescence :

« Je me souviens : quand on allait chercher le lait à la ferme et qu'il brillait en bougeant sur le chemin du retour, sous les étoiles. Il y avait un moment difficile, à un certain tournant, où l'on enfonçait dans le noir de murs trop serrés et de l'herbe. Puis on passait à vingt mètres de la maison neuve éclairée. C'est à une fenêtre de cette maison que j'ai vu une fois, se découpant sur le fond d'une paroi nue, la silhouette obscure d'un homme. Il était de dos, un peu incliné, il semblait parler. Et ce fut pour moi l'Étranger. »

Un rêve fait à Mantoue (1967)

Je me suis essayé à lire plusieurs de ses autres ouvrages. Je ne vous cacherai pas que j’ai « séché » à la lecture de son premier livre, publié en 1953, intitulé « Du mouvement et de l’immobilité de Douve », qui m’a, à vrai dire, assez déplu par son côté morbide (peut-être en raison d’une trop grande influence de Baudelaire, qui avait été le sujet de son DES). 

Je n’ai pas eu beaucoup plus de succès avec les autres recueils de poésie dans lesquels je me suis aventuré. Je me suis beaucoup plus retrouvé dans ses travaux critiques, en particulier ceux consacrés aux peintres et à la peinture, marqués par une insatiable curiosité et parcourus de fulgurances impressionnantes.



Mais, pour moi, comme je l’ai dit, l’ouvrage qui m’a le plus marqué, qui est resté longtemps sur mon chevet et que je relis encore régulièrement, est L’Arrière-Pays, publié en 1972 avec des illustrations aux éditions Skira à Genève et republié depuis dans une collection de poche plus accessible chez Folio poésie. Je ne saurais trop vous conseiller de l'acquérir, de le lire et de le méditer.          

lundi 27 juin 2016

LA REPUBLIQUE MATRAQUANT MARIANNE



Je viens d'entendre parler aux informations sur France 3 de cette polémique sur une fresque murale peinte sur un mur du quartier de la gare à par le "street-artiste" lyonnais Goin dans le cadre du Grenoble Street Art Fest organisé par la mairie de Grenoble.

Peinte en noir et blanc, dans l'esprit de ce que fait le génial artiste anglais Banksy dont les peintures murales mêlent toujours humour, dérision, et critique politique et sociale au vitriol, dont le message est toujours d'une redoutable efficacité.

La peinture réalisée par Goin représente Marianne, à terre, se protégeant  des coups de matraques que lui assènent deux policiers. Sur le bouclier de l'un d'eux, on déchiffre, à l'envers, les caractères 49.3. Sur la gauche de l'image (fait-il y voir un signe ?), on lit aussi le slogan "L'Etat matraquant la Liberté". 

Les syndicats de policiers, le ministre de l'intérieur, certains hommes ou femmes politiques de tous bords (en ces temps de confusion des valeurs, est-il encore nécessaire de préciser "de droite" ou "de gauche" ?), ont violemment protesté et demandé à ce que "cette fresque anti-police indigne soit immédiatement effacée". 

La municipalité, dirigée par Eric Piole, maire Europe Ecologie Les Verts, a rétorqué qu'il "s'agissait d'une oeuvre d'art et que l'art peut être subversif."

Je respecte la police quand elle fait son travail qui est de défendre les citoyens. Je la respecte nettement moins quand elle continue à matraquer un manifestant à terre, quand elle tire des grenades ou des flash-balls à tir tendu, quand elle rend un étudiant aveugle ou quand elle tue (mort de Rémi Fraisse à Sivens en 2014).

L'art, même s'il peut heurter la sensibilité, ne sera jamais responsable de la cécité d'un étudiant ou du meurtre d'un jeune.

Alors, je dis bravo à Goin et à ces artistes talentueux de rappeler à la bonne conscience soi-disant "républicaine" que le devoir de la police est certes de maintenir l'ordre mais qu'elle doit le le faire dans le respect du droit des citoyens.

Le mur doit être détruit. Je demande humblement au maire de Grenoble de sauvegarder cette fresque et de l'exposer ailleurs, pourquoi pas aux Musée des Beaux Arts de la ville dont les collections d'art contemporain sont déjà remarquables. Elle y sera parfaitement à sa place.

J'espère que cette fresque restera pour rappeler à tous, policiers et citoyens, que la liberté et la justice doivent primer sur toute autre raison et surtout sur celle de la raison d'Etat, n'en déplaise à MM. Valls, Cazeneuve ou Hollande.

Je viens d'apprendre qu'une pétition a été lancée pour le maintien de cette fresque murale. Je l'ai signée bien sûr et, si vous partagez mes idées, je vous invite à faire de même.

dimanche 26 juin 2016

BENOITE GROULT ET LE DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITE


Hommage de l’ADMD à Benoîte Groult

« La militante du droit de mourir dans la dignité, Benoîte Groult, est morte…
Avec la mort de Benoîte Groult, hier, c’est la disparation d’une grande figure de la liberté que pleure l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité dont elle était adhérente depuis le tout début de l’association.

Romancière de talent, elle était une militante féministe intransigeante avec le droit absolu qu’elle reconnaissait à chacun d’être maître de sa propre destinée, de son propre corps, de sa propre mort.
Membre du comité d’honneur de l’ADMD, elle militait sans relâche pour qu’une loi équivalente à celle qui existe aux Pays-Bas ou encore en Belgique soit votée en France. Ces dernières années, elle s’était montrée très déçue de l’incapacité de la France à entendre la voix de ceux qui souffrent et qui demandent légitimement qu’un terme soit mis à une vie qui n’est plus que de la survie.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, et le conseil d’administration de l’association adressent leurs sentiments de sympathie émue à la famille de cette amie de très grand talent. »

Interview de Benoîte Groult sur France 5 (jeudi 23 juin 2016)

"Pendant ce bel automne passé ensemble, Hélène et moi nous avions réfléchi à l’art de mourir, comme disait Françoise Giroud. Et elle s’était enfin inscrite à l’ADMD, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, où je milite depuis tant d’années. C’est si valorisant de se déclarer pour une mort choisie quand on est en pleine santé (…)
En fait, c’est par amour pour la vie que je voudrais la quitter à temps. J’ai trop aimé courir, grimper, skier, conduire une voiture, pour accepter de m’installer aux commandes d’un déambulateur. J’ai trop aimé le goût du vin, celui des single malt et le parfum de neiges éternelles de la vodka. J’ai trop aimé vivre auprès d’un compagnon pour affronter les jours et les nuits, pour s’assaillir, pour discourir, pour ronchonner, pour lire à deux, pour rire aussi, pour tous les plaisirs et les déplaisirs de la vie et pour doucement vieillir.
Mais comment accéder à l’euthanasie, ce beau mot grec qui signifie tout simplement ce que tout le monde souhaite : une belle mort ? Quand un philosophe est contraint de se défenestrer pour échapper à sa maladie incurable, quand une femme âgée en est réduite à s’avancer dans l’eau glacée d’un étang, jusqu’à s’y engloutir, qu’est-ce donc qu’un refus d’assistance, que le non-respect d’une personne ?" 

Benoîte Groult

vendredi 24 juin 2016

L’INFLUENCE DU RÊVE DANS LA CREATION ARTISTIQUE


On dit souvent d’un artiste ou d’un créateur, sans y prêter autrement attention, que son œuvre est « onirique ». Peu d’artistes (ou, plus généralement de créateurs, scientifiques, etc.) ont admis sans réticence qu’ils avaient été influencés par un rêve.


L’un d’entre eux est Salvador Dali qui a été inspiré par un rêve pour l’une de ses œuvres parmi les plus célèbres et les plus emblématiques : Le Christ de Saint-Jean de la Croix. Cette huile sur toile, de 2,05 sur 1,15 m, a été peinte en 1951. Il en existe de multiples reproductions mais peu de gens savent où se trouve l’original qui est conservé au musée Kelvingrove, à Glasgow (Ecosse). Peu après qu’il ait été terminé, début 1952,  le tableau fut exposé dans une galerie londonienne où le vit le Docteur Tom J. Honeyman, directeur des Musées de Glasgow. Contre l’avis de son conseil d’administration, ce dernier  décida immédiatement de l’acquérir ainsi que les droits afférents. Le prix initial était de 12000 £ mais il l’obtint pour 8200 £, prix encore jugé  trop élevé par ses détracteurs, parmi lesquels les étudiants de la Glasgow School of Art qui firent même circuler une pétition contre cet achat car ils considéraient que l’argent aurait été mieux employé à promouvoir les artistes locaux. Cette polémique sera à l'origine de l'amitié entre Honeyman et Dali qui engagèrent un échange épistolaire qui dura de nombreuses années.

Le tableau fut exposé pour la première fois le 23 juin 1952 au Kelvingrove Art Gallery où il fit l’admiration de plus de 50 000 visiteurs  durant les seuls six premiers de sa présentation,  confirmant au Dr. Honeyman qu’il avait eu raison de tenir tête à tout le monde. Un fanatique tenta cependant de  détruire le tableau en lui jetant une brique qui occasionna une importante déchirure de la toile. Après sa restauration, il est désormais exposé à l’abri d’une vitre anti-effraction.

L'originalité de la perspective et l'habileté technique rendirent le tableau parmi les plus célèbres de Dali. Le sujet est traité en perspective plongeante, le regard du spectateur étant placé au-dessus de la croix dominant de très haut un paysage où l’on reconnaît la baie de Portlligat. Entre le Crucifié et la baie s’intercalent des nuages aux tons mystiques et mystérieux, illuminés par la clarté qui émane du corps de Jésus. Le puissant clair-obscur qui sert à rehausser la figure du Christ provoque un effet dramatique particulièrement spectaculaire.

La représentation du Christ est atypique : contrairement aux représentations classiques, celui-ci est représenté par un jeune homme musclé, aux cheveux bruns et courts qui semble flotter détaché au-dessus[1]. A part la position, on ne voit par ailleurs aucun des attributs classiques de la crucifixion – ni clous, ni couronne d'épines, etc. L'inscription INRI figure bien à la partie supérieure de la croix mais sur une simple feuille de papier pliée.

Dali reprit plusieurs fois ce thème de la crucifixion (en particulier dans un autre tableau, peint deux ans plus tard, en 1954, qu’il intitula Corpus Hypercubus, composition qui s’inspirait des théories du Discours sur la forme cubique de Juan de Herrera, concepteur du monastère de San Lorenzo de l'Escorial au XVIe siècle.


Dans le numéro spécial de 1952, édité par la Scottish Art Review, en réponse à des critiques qui lui étaient faites sur la position surprenante du Christ, Dalí expliqua qu’elle lui avait été inspirée, d’abord par un tableau de saint Jean de la Croix, puis par deux rêves consécutifs qu’il fit lors d’un séjour en Californie :
« La position du Christ a provoqué une des premières objections sur cette peinture. Du point de vue religieux, cette objection n'est pas fondée, puisque mon tableau est inspiré de dessins de crucifixion de saint Jean de la Croix en personne. Pour moi, ce tableau devait être exécuté comme une conséquence d'un état d'extase. La première fois que je vis ce dessin, il m'impressionna de telle façon que plus tard, en Californie, je vis le Christ en rêve dans la même position, mais dans le paysage de Portlligat, et j'entendis des voix qui me disaient « Dali, tu dois peindre ce Christ »
« Et je commençais à le peindre le jour suivant. Jusqu'au moment où je commençais la composition, j'avais l'intention d'inclure tous les attributs de la crucifixion – clous, couronne d'épines, etc. – et de transformer le sang en œillets rouges sur les mains et les pieds, avec trois fleurs de jasmin qui ressortiraient des blessures du côté. Les fleurs auraient été réalisées à la manière ascétique de Zurban. Mais juste avant de finaliser mon tableau, un second rêve modifia tout ça, peut-être à cause d'un proverbe espagnol qui dit « A mal Cristo, demasiada sangre »[2]
« Dans ce second rêve, je vis le tableau sans les attributs anecdotiques : seule la beauté métaphysique du Christ-Dieu. J'avais également eu l'intention de prendre pour modèles pour le fond les pêcheurs de Port Lligat, mais dans ce songe, à leur place, apparaissait dans un bateau un paysan français peint par Le Nain, dont seul le visage a été modifié pour ressembler à un pêcheur de Port Lligat. Cependant, vu de dos, le pêcheur a la silhouette de Velázquez. Mon ambition esthétique dans ce tableau était contraire à tous les Christ peints par la majorité des peintres modernes, qui l'interprétèrent dans un sens expressionniste et contorsionniste, provoquant une émotion par le biais de la laideur. Ma principale préoccupation était de peindre un Christ beau comme le Dieu même qu'il incarne »






[1] On ne connaît pas toujours les modèles de Dali. Celui qui a servi de modèle au Christ de saint Jean de la Croix était un cascadeur hollywoodien de 32 ans du nom de Russel M. Sanders, rencontré lors d’un séjour américain du couple.
[2]  L’expression exacte est « A mal Cristo, mucha sangre ». On l’utilise pour qualifier une œuvre de peu de valeur artistique où l’artiste, pour masquer son manque de talent, exagère les détails dramatiques, comme dans la peinture ou la sculpture baroque.  

mardi 21 juin 2016

HOMMAGE A BENOITE GROULT


Benoîte Groult était née le 31 janvier 1920 à Paris. Elle est décédée et le 20 juin 2016 à son domicile de Hyères (Var) à l’âge de 96 ans. Journaliste, romancière et militante féministe française, elle a beaucoup fait pour la cause des femmes. Elle était aussi membre de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) dans le cadre de laquelle elle militait pour une évolution de la législation française pour que la volonté du malade de mourir soit prise en compte.

Biographie

Benoîte Groult est la fille du styliste de meubles André Groult (1884-1966), renommé dans les années trente, et de Nicole Poiret (1887-1967), dessinatrice de mode, sœur du créateur Paul Poiret et grande amie (et amante pendant la première guerre, comme Benoîte le raconte de façon à peine voilée dans son roman Les Trois quarts du temps) de la peintre Marie Laurencin. Sa sœur cadette Flora Groult est également écrivain et elles ont écrit ensemble plusieurs ouvrages.

Benoîte Groult obtient une licence en Lettres et enseigne au début de sa carrière au Cours Bossuet. En 1943, elle épouse Blaise Landon qui meurt en mai 1944. En 1945, elle épouse un étudiant en médecine, Pierre Heuyer, qui meurt quelques mois plus tard. Elle entre au Journal de la Radiodiffusion à la Libération et y reste jusqu'en 1953. En 1946, elle épouse Georges de Caunes avec lequel elle a deux filles, Blandine et Lison, puis, en 1952, le romancier et journaliste Paul Guimard avec lequel elle a une fille, Constance. Elle a collaboré à diverses publications : Elle, Parents, Marie Claire, etc.

Dès l'enfance, elle cultive le goût de l'écriture, mais c’est à l'âge mûr qu’elle se lance sur la scène littéraire, d'abord avec sa sœur Flora : Journal à quatre mains (1958), Le Féminin pluriel (1965), Il était deux fois (1967). Elle est par la suite l'auteur de plusieurs best-sellers : La Part des choses (1972), Ainsi soit-elle (1975), Les Trois-Quarts du temps (1983), Les Vaisseaux du cœur (1988), La Touche étoile (2006) et Mon évasion (2008).

Sa vie et son œuvre font d’elle un témoin privilégié des bouleversements sociaux dans les rapports entre hommes et femmes qui ont marqué le XXe siècle. Son féminisme, déclaré tardivement lui aussi, est une clé de lecture essentielle de son parcours, un identifiant de sa personnalité. Avec la publication d'Ainsi soit-elle (1975), elle est la première à dénoncer publiquement les mutilations génitales féminines. Cet essai féministe reste encore d'actualité bien que les allégations dénigrant la condition féminine au Moyen-Âge semblent devoir être fortement nuancées ou même totalement révisées selon Martin Blais médiéviste reconnu.

En 1978, elle fonde un mensuel féministe avec Claude Servan-Schreiber F Magazine dont elle rédige les éditoriaux.

De 1984 à 1986, elle assure la présidence de la Commission de terminologie pour la féminisation des noms de métiers, de grades et de fonctions, fondée par Yvette Roudy, alors ministre des droits de la femme, où travaillent grammairiens, linguistes et écrivains (arrêté de féminisation publié au Journal officiel en mars 1986). Depuis 1982, elle est membre du jury Femina. Elle publie en 1986, pour la première fois, l'intégralité de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791, rédigée par Olympe de Gouges.

Clairement opposée à l’acharnement thérapeutique, elle avait demandé à ne pas être artificiellement maintenue en vie et était membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

En 2011, Benoîte Groult fait don de ses archives à l'université d'Angers, au Centre des Archives du féminisme (BU Angers).

Hommages

Elle a fait l'objet de plusieurs films documentaires. Anne Lenfant lui a consacré un film d’entretiens intitulé « Une chambre à elle : entretiens avec Benoîte Groult » et « Benoîte Groult ou Comment la liberté vint aux femmes », avec les témoignages de Josyane Savigneau, Paul Guimard et Yvette Roudy, édité en 2006 par Hors Champ Productions. En 2008, un volet de la série d'émissions documentaires «Empreinte», écrit par Marie Mitterrand et réalisé par Jean-Baptiste Martin, lui permet de porter un regard rétrospectif sur son parcours.

En 2013 paraît chez Grasset une bande dessinée intitulée Ainsi soit Benoîte Groult par Catel.

Décorations

  • Officier (16 mars 1995), commandeur (2 avril 2010), puis grand-officier (25 mars 2016) de la Légion d'honneur.
  • Citoyenne d'honneur de la ville de Roanne depuis le samedi 7 mars 2010.
  • Grand officier de l'ordre national du Mérite, le 2 décembre 2013, à l'occasion du cinquantenaire de l’ordre national du Mérite.

Œuvres

  • Journal à quatre mains (1958), roman écrit avec sa sœur Flora Groult
  • Le féminin pluriel (1965), roman écrit avec Flora Groult
  • Il était deux fois (1967), roman écrit avec Flora Groult
  • La part des choses (1972), roman
  • Ainsi soit-elle (1975), essai sur la condition féminine, enregistrement sonore en 2004.
  • Le féminisme au masculin (1977), essai sur les féministes
  • La moitié de la terre (1981), essai
  • Les trois quarts du temps (1983), roman
  • Olympe de Gouges (1986), textes présentés par Benoîte Groult
  • Les vaisseaux du cœur (1988), roman
  • Pauline Roland ou Comment la liberté vint aux femmes (1991), biographie
  • Cette mâle assurance (1994), essai sur la misogynie
  • Histoire d'une évasion (1997), essai autobiographique
  • La touche étoile (2006), roman
  • Mon évasion : autobiographie, 2008, enregistrement sonore en 2009)
  • Ainsi soit Olympe de Gouges (2013), biographie
  • Romans, Paris, Grasset (coll. «Bibliothèque Grasset»), 2009

[Benoîte Groult préparait un livre sur la pêche en bateau au large, passion qu'elle partageait avec Paul Guimard.]

Adaptations cinématographiques-théâtrale
  • Andrew Birkin, Les vaisseaux du cœur (1992) [Andrew Birkin est le frère  de Jane Birkin et le père d’Anno]
  • Panchika Velez (metteur en scène), Philippe Miquel (réal.), Journal à quatre mains (2010). Jouée au Théâtre de poche Montparnasse à partir de janvier 2009 et filmée en juin 2009
  • Christian Faure, 3 femmes en colère (2014), librement adapté de La touche étoile.

dimanche 19 juin 2016

HOMMAGE A OLYMPE DE GOUGES



Hommage à Olympe de Gouges

Olympe de Gouges, de son vrai nom Marie Gouze, était née à Montauban le 7 mai 1748. Elle est morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793. Femme de lettres, devenue femme politique, elle est considérée comme l'une des pionnières du féminisme français.

Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

Dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, l’auteure exige la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes. Le texte a été rédigé en septembre 1791 sur le modèle de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen proclamée le 27 août 1789, et publié dans la brochure Les Droits de la femme, adressée à la reine Marie-Antoinette [Texte intégral de 24 pages sur Gallica]. 

Premier document à évoquer l’égalité juridique et légale des femmes par rapport aux hommes, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne a été rédigée afin d’être présentée à l’Assemblée nationale le 28 octobre 1791 pour y être adoptée. Ce texte constitue un pastiche critique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui énumère des droits ne s’appliquant qu’aux hommes, alors que les femmes ne disposaient pas du droit de vote, de l’accès aux institutions publiques, aux libertés professionnelles, aux droits de propriété, etc. Olympe de Gouges y défend, non sans ironie à l’égard des préjugés masculins, la cause des femmes, écrivant ainsi que « la femme naît libre et demeure égale en droits à l’homme ». Ainsi se voyait dénoncé le fait que la Révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité. Ce projet fut refusé par la Convention.
Rappelons qu’il fallut attendre octobre 1945 pour que les femmes aient enfin le droit de vote plein et entier en France. Par comparaison, de nombreux pays nous ont largement devancé :

  • -          Nouvelle-Zélande (1893)
  • -          Australie (1901)
  • -          Finlande (1906)
  • -          Norvège (1913)
  • -          Danemark et Islande (1915)
  • -          Arménie, Hongrie, Canada, Autriche, Allemagne (1918)
  • -          Russie, Tchécoslovaquie, Pologne, Géorgie, Azerbaïdjan (1918)
  • -          Pays-Bas, Luxembourg, Belgique, Suède (1919)   
  • -          Etats-Unis, Albanie (1920)
  • -          Mongolie (1924)
  • -          Inde, Liban (1926)
  • -          Grande-Bretagne et Irlande (1928)
  • -          Equateur, Afrique du Sud (femmes blanches uniquement), Grèce (1929)
  • -          Portugal (1930)
  • -          Espagne (1931)
  • -          Roumanie, Thaïlande, Maldives, Uruguay, Brésil  (1932)
  • -          Cuba, Turquie (1934)
  • -          Birmanie, Philippines (1935)
  • -          Bolivie, Ouzbékistan (1938)
  • -          Salvador (1939)
  • -          Québec (1940)
  • -          République Dominicaine (1942)
  • -          France (1944 effectif en 1945), Bulgarie, etc.

  • [Liste non exhaustive]

  • Aujourd’hui, le seul pays au monde à interdire le vote des femmes est… le Vatican et, bien que la législation de ce pays se soit récemment assouplie, l’Arabie Saoudite.

Le texte élaboré par Olympe de Gouges, refusé par la Convention, est resté sans valeur légale et resta à l’état de projet. D’une part, il n’avait paru qu’en cinq exemplaires et il a été politiquement complètement ignoré tandis que, de l’autre, il a été dit que « la Déclaration a fait sensation dans toute la France, et même à l’étranger. » Il fallut attendre 1840 pour que quelques extraits de cette Déclaration soient publiés, et l'intégralité du texte ne l'a été qu'en 1986, par Benoîte Groult. L’importance historique de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne réside dans son statut de première déclaration universelle des droits humains qui élève une exigence universellement valable à la fois pour les hommes et les femmes. De cette façon, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui n’avait été arrêtée que pour une moitié de l’humanité, sans avoir été légitimée par l’autre moitié, se trouvait, en réalité, dépassée alors qu’elle continue à être transmise, dans la conscience historique moderne, comme la base des droits de l’homme. La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne constitue, de ce fait, un brillant plaidoyer radical en faveur des revendications féminines et une proclamation authentique de l’universalisation des droits humains.

En 1793, elle s’en était vivement prise à ceux qu’elle tenait pour responsables des atrocités des 2 et 3 septembre 1793. Elle désignait particulièrement Marat, qu'elle traite d' «avorton de l'humanité ». Soupçonnant Robespierre d’aspirer à la dictature, elle l’interpella dans plusieurs écrits, ce qui lui valut une dénonciation de Bourdon de l'Oise au club des Jacobins.

Dans ses écrits du printemps 1793, elle dénonça la montée en puissance de la dictature montagnarde avec la mise en place d’un Comité de salut public, le 6 avril 1793, qui s’arrogeait le pouvoir d’envoyer les députés en prison. Après la mise en accusation du parti girondin tout entier à la Convention, le 2 juin 1793, elle adressa au président de la Convention une lettre où elle s’indignait de cette mesure attentatoire aux principes démocratiques (9 juin 1793), mais ce courrier fut censuré en cours de lecture. S’étant mise en contravention avec la loi de mars 1793 sur la répression des écrits remettant en cause le principe républicain – elle composa une affiche à caractère fédéraliste ou girondin sous le titre de Les Trois urnes ou le Salut de la patrie, par un voyageur aérien –. Elle fut arrêtée le 20 juillet 1793, jour de l'affichage du texte, et déférée le 6 août 1793 devant le tribunal révolutionnaire qui l’inculpa.

Malade des suites d’une blessure infectée reçue à la prison de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Désirant se justifier des accusations pesant contre elle, elle réclama sa mise en jugement dans deux affiches qu’elle avait réussi à faire sortir clandestinement de prison et à faire imprimer. Ces affiches – « Olympe de Gouges au Tribunal révolutionnaire » et « Une patriote persécutée », son dernier texte – furent largement diffusées et remarquées par les inspecteurs de police en civil qui les signalent dans leurs rapports.

Traduite au Tribunal au matin du 2 novembre, soit quarante-huit heures après l’exécution de ses amis Girondins, elle fut interrogée sommairement. Privée d’avocat, elle se défendit avec adresse et intelligence. Condamnée à la peine de mort pour avoir tenté de rétablir un gouvernement autre que « un et indivisible », elle se déclara enceinte. Les médecins consultés se montrèrent dans l’incapacité de se prononcer, mais Fouquier-Tinville décida qu’il n’y avait pas grossesse. Le jugement était exécutoire, et la condamnée profita des quelques instants qui lui restaient pour écrire une ultime lettre à son fils, laquelle fut interceptée. D’après un inspecteur de police en civil, le citoyen Prévost, présent à l’exécution, et d’après le Journal de Perlet ainsi que d’autres témoignages, elle monta sur l’échafaud avec courage et dignité. Elle s'écriera, avant que la lame ne tombe : « Enfants de la Patrie vous vengerez ma mort. » Elle avait alors 45 ans.

Le procureur de la Commune de Paris, Pierre-Gaspard Chaumette, applaudissant à l’exécution de plusieurs femmes et fustigeant leur mémoire, évoque cette « virago, la femme-homme, l’impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes, abandonna les soins de son ménage, voulut politiquer et commit des crimes [...] Tous ces êtres immoraux ont été anéantis sous le fer vengeur des lois. Et vous voudriez les imiter ? Non ! Vous sentirez que vous ne serez vraiment intéressantes et dignes d’estime que lorsque vous serez ce que la nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes soient respectées, c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes. »


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dimanche 17 avril 2016

MUSIC : Benjamin CLEMENTINE - I won't complain




Encore une musique découverte grâce à une pub de parfum, en l'occurence cette fois celle du parfum Mr. Burberry illustrant le film de Steve Mc Queen tourné à Londres avec, dans le rôle masculin un autre musicien, Josh Whitehouse et la jeune actrice Amber Anderson,

Benjamin Clementine : I Won't Complain (Je ne me plaindrai pas)

Its a wonderful life, its a wonderful life
C’est une vie merveilleuse, une merveilleuse vie
Traversed in tears from the heavens
Traversée par les larmes qui tombent des cieux 
My heart is a mellow drum, a mellow drum in fact
Mon cœur est un mélodrame, un mélodrame en fait*
Set alight by echoes of pain 24-7, 24-7
 Animé d'échos de peine 24-7, 24-7

I dream, I smile, I walk, I cry
Je rêve, je souris, je marche, je pleure
I dream, I smile, I walk, I cry
Je rêve, je souris, je marche, je pleure

You might not say that its a wonderful world
Tu pourras toujours dire que ce le monde n'est pas merveilleux 
and its a wonderful life
que la vie n'est pas merveilleuse
and its a wonderful day
et que ce n’est pas un jour merveilleux
Just as yesterday
Comme pouvait l’être hier

But I Wont Complain
Mais je ne me plaindrai pas
No I Wont Complain
Non, je ne me plaindrai pas
Though my good days are far gone
Bien que mes beaux jours soient depuis longtemps enfuis
They will surely come back one morn
Ils reviendront sûrement un matin 

So I Wont Complain, no, no
Alors, non, je ne me plaindrai pas

My mind is a mirror, a reflection only known to me
Mon âme est un miroir, un reflet que je suis seul à connaître 
And for those who hate me, the more you hate me
Et pour ceux qui me haïssent, plus vous me haïrez 
the more you help me
et plus vous m’aiderez 
And for those who love me, the more you love me
Et pour ceux qui m’aiment, plus vous m’aimerez
the more you hurt me
Et plus vous me ferez souffrir

When i go to bed in the night, i see some children in the
Quand je vais me coucher pour la nuit, je vois des enfants dans la 
Light
lumière
Fighting unknown shadows behind my mother`s back
Qui combattent des ombres inconnues dans le dos de ma mère
And although I don't understand my dreams i know somewhere
Et bien que je ne comprenne pas mes rêves, je sais que quelque part
There is hope, theres is hope, somewhere there is hope
Il y a de l’espoir, il y a de l’espoir, quelque part il y a de l’espoir

I dream, I smile, I walk, I cry I dream, I smile, I walk, I cry

You might not say that its a wonderful world
and its a wonderful life
and its a wonderful day
Just as yesterday

But I Wont, Complain
I Wont Complain No, no,
no, no, no, no, no
no, no, no, no, no I won't complain, no i won't complain

Though my good days are far gone
They will surely come back one morn
So I won't, I won't Complain

Though my good days are far gone
They will surely come back one morn
So I won't, I won't Complain

* Jeu de mot intraduisible : Melodram/Mellow drum, mot à mot : tendre/tambour

Droits paroles : paroles officielles sous licence MusiXmatch
Auteurs/Writer(s): Benjamin Eric Breakspeare Copyright: Warner Chappell Music France Sa, Eos

[Traduction par Roland Comte]

vendredi 15 avril 2016

MUSIC : TOM ADAMS - Travel Where The Moon Pulls



 Cette chanson, entendue en fond sonore de la publicité pour le parfum Chrome d'Azzaro a toute sa place dans ce blog par sa dimension onirique et hors du temps. Le clip publicitaire, comme souvent ceux de la marque, est magnifique, Réalisé par Christopher Hewitt, produit par Moonwalk et synchronisé par Creaminal, il met en scène une famille en vacances. Le père et la mère, vêtus de blanc, font la sieste allongés sur des transats, à côté de la piscine à débordement d’une maison à l’architecture futuriste dominant la mer. Un garçonnet d’une 10e d’année arrive par surprise et réveille son père en lui jetant un verre d’eau. Ce dernier en riant qui se lève d’un bond, rattrape l'enfant et tous les deux plongent tout habillés dans la mer d’un bleu profond. Un réel moment de complicité dans un endroit tout en roches et en eaux. Le clip a été tourné en Grèce à Antiparos. Les acteurs sont : Rein Langeveld, Alex Theodoropoulos et Maria Koutounidou. Par certains côtés, ce clip m'en rappelle un autre, beaucoup plus sombre, celui de la très belle chanson "Le vent nous portera" de Noir Désir avec l'actrice Rebecca Hampton. 

Le film est illustré d'une chanson d'un chanteur britannique du nom de Tom Adams. En cherchant ce nom sur Internet, on trouve un grand nombre de personnalités portant ce nom. Notre Tom Adams est un jeune musicien anglais né à Cambridge qui a fait des études musicales poussées à l'Université d'York et s'inspire des sons de la nature. Le titre interprété (Travel where the moon pulls) est extrait de l'album "In the constant noise" enregistré en 2014. 

 

J'aime beaucoup cette voix pure, à la limite du décrochage, qui m'emmène flotter au-dessus des nuages, comme dans certains de mes rêves.

Travel where the moon pulls (by Tom Adams)

Take me by the hand
Prends-moi par la main
Come with me to the future
Viens avec moi dans le futur
I'm leaving to night
Je m’en vais cette nuit
I'm leaving to night
Je m’en vais cette nuit
Just the two of us
Juste nous deux
We're chasing the horizon
Allons vers l’horizon
Believe in our love
Crois en notre amour
Believe in our love
Crois en notre amour
Ohhhohhh
Ohhhohhh
Waiting on the tide
 Attendons la marée
We travel where the moon pulls
Nous irons où la lune nous conduira
This freedom is ours
Cette liberté est à nous
This freedom is ours
Cette liberté est à nous
Just the two of us
 Juste nous deux
 We're chasing the horizon
 Allons vers l’horizon
Believe in our love
 Crois en notre amour
Believe in our love
Crois en notre amour

[Lyrics on Musixmatch - Traduction par Roland Comte]

dimanche 27 mars 2016

MUSIQUE : DEPECHE MODE "ENJOY THE SILENCE"

HOMMAGE AU CHANTEUR BLACK


Hommage à Black, l’interprète de Wonderful life

Il y a quelques jours, une correspondante (elle se reconnaîtra) a laissé un mot sur mon blog au sujet du chanteur Black et de son inoubliable tube Wonderful life, qui m’a accompagné – et m’accompagne encore – pendant des années. J’apprends aujourd’hui avec émotion, en faisant des recherches sur lui dans l’idée de répondre à ce commentaire, que Black est mort le 26 janvier 2016 des conséquences d’un accident de voiture dont il avait été victime le 10 janvier alors qu'il se rendait à l'aéroport de Cork, en Irlande. Il avait 53 ans. Sur sa page Facebook, sa famille donnait régulièrement des nouvelles de son état de santé à ses fans. Il y a quelques jours, elle prévenait : « Selon le scan de vendredi, les nouvelles ne sont pas encourageantes. Son état s'est considérablement détérioré. »
Le titre Wonderful life avait atteint les sommets des charts en 1988. Le chanteur avait sorti une vingtaine de disques, parfois sous le pseudonyme Black, parfois sous son vrai patronyme, Colin Vearncombe. Son dernier album, Blind faith, était sorti en 2015. Vearncombe, également peintre et poète, avait par la suite sorti plusieurs autres singles et albums, rencontrant un succès plus confidentiel.

Voici le communiqué de presse publié sur son site officiel :

26/5/1962 - 26/1/2016

« You'll never walk alone.
Tu ne marcheras jamais seul
We’re deeply saddened to announce the death of Colin Vearncombe (aka Black) earlier today, Tuesday 26th January 2016. Colin never regained consciousness following a road traffic accident sixteen days ago. He died peacefully surrounded by his family who were singing him on his way.
Nous sommes très profondément tristes de vous annoncer la mort de Colin Vearncombe (alias Black) plus tôt aujouurd'hui, mardi 26 janvier 2016. Colin n'avait pas repris conscience après un accident de la route survenu 16 jours auparavant. Il est mort paisiblement entouré de sa famille qui l'a accompagné en chantant.
His wife Camilla and his three sons paid tribute to the staff at the Intensive Treatment Unit of Cork University Hospital saying; “Colin received the best possible care from the expert and highly professional staff there and we are deeply grateful for everything they did”.
Sa femme Camilla et ses trois fils remercient le personnel de l'unité de soins intensifs de l'hôpital universitaire de Cork en déclarant : "Colin a reçu les meilleurs soins possibles des spécialistes et de l'équipe des médecins de l'hôpital et leur sont grandement reconnaissants pour tout ce qu'ils ont fait pour lui.
The funeral will be a private one, but we will be holding a memorial service for him in Liverpool in the near future as we know there are many, many people who will want to celebrate Colin’s life and work. The date and time will be announced in due course, along with details of a charity to which any donations in memory of Colin can be made.
La cérémonie funèbre sera privée mais nous organiserons un service à sa mémoire à Liverpool dans les jours prochains. La date et les conditions de cette cérémonie seront annoncées à l'avance, ainsi que les modalités selon lesquelles des dons destinés à des oeuvres charitables pourront être faits." 
No need to laugh or cry
Il n'est besoin ni de rires, ni de pleurs
It’s a wonderful, wonderful life »
C'est une merveilleuse, merveilleuse vie."

mardi 1 mars 2016

MUSIQUE : KID WISE "OCEAN"



J'ai entendu cette musique qui illustrait le beau clip publicitaire sur le café Carte Noire avec l'acteur Niels Schneider (voir mon blog cinéma). J'ai eu un certain mal à identifier cette musique. Le début du clip est très troublant et me dérange personnellement beaucoup. Cest pourquoi, je vous suggère de ne le regarder qu'après les 1ères 3.34' 

Kid Wise : Ocean

The more you care
Plus tu t’en fais
The more you dare
Et plus tu oses
The more you go inside my head
Plus tu plonges dans ma tête
See the waves
Tu vois les vagues
That rise & fall
Qui s’élèvent et retombent
In the ocean I won't let you fall
Dans l’océan, je ne te laisserai pas tomber

The more you care
The more you dare
The more you go inside my head
See the waves
That rise & fall
In the ocean i won't let you fall again

The more you care
The more you dare
The more you go inside my head
See the waves
That rise & fall
In the ocean I won't let you fall
(x2)

The more you care
The more you dare
The more you go inside my head
See the waves
That rise & fall
In the ocean I won't let you fall again

The more you care
The more you dare
The more you go inside my head
See the waves
That rise & fall
In the ocean I won't let you fall
(x2)

The more you care
The more you dare
The more you go inside my head
See the waves
That rise & fall
In the ocean I won't let you fall

The more you care
Plus tu t’en fais
Your deepest thrill
Ton plus grand frisson
The more you dare
Plus tu oses
Your strongest will
Ta plus forte volonté
See the waves
That rise & fall
In the ocean I won't let you fall[ again/b]

I won't let you fall[ again/b]

The more you care
The more you dare
The more you go inside my head
See the waves
That rise & fall
In the ocean I won't let you fall/b]
(x2)

The more you care
Your deepest thrill
The more you dare
Your strongest will
See the waves
That rise & fall
In the ocean I won't let you fall[ again/b]

I won't let you fall[ again/b]

Inside my head

Inside my head

[Traduction : Roland Comte]


Kid Wise est un groupe de 6 jeunes musiciens toulousains créé en 2012. Il en sont à leur 3ème album, intitulé "Innocence", après avoir autoproduit "La sagesse" (en 2012) et "Renaissance" ((2014). « Ocean » est le 1er morceau de cet album. C’est très beau et cela vous embarque dans des contrées assez mystérieuses que je vous propose de découvrir…  

LITTERATURE : "CLARIEL" de Garth Nix


Je vous ai déjà parlé ici de l'oeuvre de l'auteur australien Garth Nix, notamment de ce qui était jusqu'à 2014 une trilogie composée de Sabriel (1995),


Lirael (2001) et Abhorsen (2003).



La trilogie a été complétée en 2014, non par une suite, mais par ce que les anglo-saxons appellent un prequel :


Clariel, sous titré The lost Abhorsen (L'Abhorsen perdu). A cette série, il faut ajouter plusieurs recueils de nouvelles qui s'intercalent plus ou moins dans la trilogie initiale ou la prolongent en explorant des parties parallèles de l'histoire et en y introduisant d'autres personnages: c'est le cas de deux nouvelles,


Nicolas Sayre and the creature in the case


 et To hold the bridge (Across the wall), courts récits très prometteurs de passionnants développements. 

Après avoir lu les trois premiers volumes, j'attendais une suite mais, comme des millions d'autres lecteurs de par le monde, j'étais très reconnaissant à l'auteur d'avoir publié ce volume plus de dix ans après Abhorsen.

Il s'agit d'une oeuvre de fantasy qui se passe dans un monde imaginaire, aussi bien pour son contenu que pour sa place dans le temps et dans l'espace.

Dans le 1er volume, l'héroïne, Sabriel, est élevée dans un collège de jeunes filles situé au sud du mur qui sépare l'Ancien Royaume et Ancelstierre, qui est plus ou moins calqué sur notre monde mais sur lequel l'auteur nous donne peu d'informations.

Au Nord, dans l'Ancien Royaume (The Old Kingdom), règne la magie, répartie en deux parts opposées : The free magic (la magie libre), dangereuse car non "apprivoisée" et The charter magic celle qui est régie par la "charte" qui ressemblent plus ou moins aux caractères runiques.

Sabriel, en tant que descendante de l'Abhorsen, une sorte de puissant mage, doit retrouver ses pouvoirs perdus ou ignorés de sa famille, afin de sauver l'ancien royaume, en proie aux manigances des mages noirs.

Voilà (très, très) résumée, l'histoire.

Je viens donc de terminer la lecture en anglais de Clariel. Clariel est une adolescente, lointaine ancêtre de l'héroïne initiale de la trilogie, Sabriel.

A la fin de Clariel, l'héroïne se pose la question de savoir : "Does the walker choose the path, or the path the walker ?" (Est-ce le marcheur qui choisit le chemin ou le chemin [qui choisit] le marcheur ?) . C'est une question que nous pouvons tous que nous devrions tous) nous poser. Dans le cas de garth Nix, c'est encore plus vrai car on a l'impression qu'il explore un chemin et le suit - jusqu'à un certain point au-delà duquel il rebrousse chemin - tout en découvrant au fur et à mesure les mondes fantastiques qui naissent sous sa plume. Lui aussi connaît ce que j'appelle "les zones d'ombre" sur lesquelles j'ai butées tout au long de la difficile écriture de mes Shemsou-Hor. Sa carte du "vieux royaume" s'arrête un peu au sud du mur qui sépare Ancelstierre de l'Ancien Royaume et aux confins Nord-Ouest  de ce dernier, un peu comme si, au-delà, s'étendait un infranchissable brouillard... Comme en ce qui me concerne, si je "vois" très bien toute la partie Sud de l'Atlantide, tout ce qui est au-delà des montagnes, au Nord et toute la partie sud est floue et je n'en perçois que des bribes. C'est très frustrant et cela m'empêche d'avancer et de poursuivre mon récit, sauf à imaginer des descriptions et des événements de toute pièce, ce que je me refuse à faire...   

dimanche 21 février 2016

CHANSON : MARINA KAYE "HOMELESS"


Homeless (by Marina Kaye)

In this house where I grew up
Dans cette maison où j’ai grandi 
With cozy chairs and broken cups
Avec des chaises sympa et des tasses cassées
Memories piled up to the ceiling
Les souvenirs empilés jusqu’au plafond 
Can they tell what I am feeling
Peuvent-ils dire ce que je ressens ? 

I know this house outside and in
Je connais cette maison dans tous ses recoins
But three birds fly upon my skin
Mais trois oiseaux volent sur ma peau
Lay my head down in the darkness
Ma tête repose dans le noir
Like so many nights before this
Comme au cours de tant de nuits auparavant

In this bed where I rest
Dans ce lit où je repose
I'm homeless
Je me sens comme une étrangère
This house I know best
Dans cette maison que je connais si bien
But I'm homeless
Je me sens comme une étrangère

My hunger it grows
Ma faim augmente
And it won't let me go
Et elle ne me laissera pas en paix
And it burns in my chest
Et ça brûle dans ma poitrine
I'm homeless
Je me sens comme une étrangère

Heavy steps on hardwood floors
Des pas lourds sur un plancher
Into my room trough broken doors
Dans ma chambre à travers les portes brisées
Try to leave this day behind me
J’essaie de laisser ce jour derrière moi
But peace will never find me
Mais je ne trouverai jamais la paix
In this bed where I rest
Dans ce lit où je repose
I'm homeless
Je suis comme une une étrangère

This house I know best
Dans cette maison que je connais si bien
But I'm homeless
Je suis comme une étrangère
My hunger it grows
Ma faim grandit
And it won't let me go
Et elle ne me laisse pas en paix 
And it burns in my chest
Elle brûle dans ma poitrine
I'm homeless
Je suis comme une étrangère

I have a place I can call my own
J’ai un endroit où je me sens chez moi
That's where I go til the night is gone
C’est là que je me rends jusqu’à ce que la nuit soit finie
I travel my mind and into my heart
Je voyage en esprit et dans mon coeur
Nobody knows when I go that far
Personne ne sait que je vais aussi loin

In this bed where I rest
Dans ce lit où je repose
I'm homeless
Je suis comme une une étrangère
This house I know best
Dans cette maison que je connais si bien
But I'm homeless
Mais je suis comme une étrangère
My hunger it grows
And it won't let me go
And it burns in my chest
Et elle brûle dans ma poitrine
I'm homeless
Je suis comme une étrangère

Songwriters : DALMAS, Marina/ SOFIA, Nina/ Wollo, MATHIAS Salomon/ WOODFORD, Maria

[Traduction : Roland Comte]

Qui est Marina Kaye ?

Marina Kaye est une toute jeune chanteuse et compositrice française. De son vrai nom Marina Dalmas, elle est née le 9 février 1998 à Marseille. À l'âge de 17 ans, elle reçoit un disque d'or pour son premier album Fearless. Quelques semaines après sa sortie, l'album est certifié disque de platine, en décembre 2015 l'album est certifié double disque de platine en France. En janvier 2016, elle décroche le prix du meilleur album de l’année, et elle est l'une des invitées du prestigieux festival South by Southwest au Texas en mars 2016.

En 2011, alors qu'elle est âgée de 13 ans, une amie l'inscrit à l'émission La France a un incroyable talent où elle décide d'interpréter Rolling in the Deep et Set Fire to the Rain d'Adele, puis Firework de Katy Perry. Le 14 décembre 2011, lors de la finale, elle gagne la 6e saison de ladite émission ainsi que le droit de participer au festival Juste pour rire de Montréal qu'elle refusera finalement. Après sa victoire, elle décide d'arrêter la chanson ; ses camarades de classe ainsi que certains adultes de son établissement scolaire ne cessent de lui « chercher des poux ». C'est sa rencontre avec Jan Erik Frogg qui la fera changer d'avis. En mars 2012, Marina a l'occasion de faire la première partie de la comédie musicale Adam et Ève : La Seconde Chance mise en scène par Pascal Obispo. Par la suite, elle continue de publier des vidéos de reprises sur Internet, dont Skinny Love de Birdy et Call Me Maybe de Carly Rae Jepsen, avant de signer avec TGIT Management et de commencer l'écriture de son premier album, sous la houlette de Jan Erik Frogg. En février 2014, Marina signe un contrat avec Capitol Records. Le 18 juillet, la chanteuse assure la première partie du groupe Thirty Seconds to Mars au Palais des Festivals de Cannes. Lors de la tournée Vieillir Ensemble de Florent Pagny, Marina assure la première partie de certaines représentations du chanteur. Également en 2014, Marina se produit en première partie de concerts de Lindsey Stirling. Son premier titre, Homeless, parait le 19 mai 2014 et rencontre dès lors le succès. Le 11 mai 2015, le titre atteint la 1re place du classement des meilleures ventes de singles en France et y reste deux semaines consécutives. Son premier album, Fearless, sort le 18 mai 2015. L'album est enregistré à New York, Los Angeles et Londres. Marina Kaye collabore notamment avec Lindsey Stirling pour son titre Sounds Like Heaven. Sur son album figure le titre Freeze You Out qui a été écrit par Sia Furler. Elle débute une première tournée de 13 dates en France en novembre 2015 qui reprendra en avril 2016, elle se produira notamment à l'Olympia à Paris le 15 avril 2016.

[Extrait de Wikipedia]