"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

jeudi 23 février 2017

CARNET NOIR : LA MUSIQUE



"La musique peut se passer du monde, 
mais le monde ne peut pas se passer de musique." 

Goethe, cité par Charlotte dans le film Une promesse de Patrice Leconte (2014).  

MUSIQUE : 2CELLOS


Voici un nouveau coup de cœur musical. J'aime beaucoup le violoncelle. Parmi mes interprétations favorites, il y a bien entendu la merveilleuse suite pour violoncelle de Bach jouée par le grand violoncelliste catalan Pablo "Pau" Casals. Je possède un très vieux vinyl, qui craque beaucoup mais dont je ne me séparerai pour rien au monde, enregistré à Prades en 1950.  

2Cellos est un duo de jeunes violoncellistes slovène-croates, composé de Luka Šulić et de Stjepan Hauser. Le groupe est engagé auprès de Sony Masterworks depuis le 12 avril 2011, grâce notamment au succès de leur reprise de "Smooth Criminal" de Michael Jackson. 

Leurs débuts 

Les deux musiciens ont une formation de musique classique. Ils se rencontrent au cours d'un Master Class. Šulić, le plus jeune d'entre eux (1987), étudie à l'Académie de musique de Zagreb puis à la Royal Academy of Music, et Hauser (1986) à la Royal Northern College of Music, de Manchester. 

Considérés dans un premier temps comme des rivaux, cherchant la compétition à chaque concours, les deux garçons vont rapidement se lier d'amitié et mettre en commun leur savoir. 

La création de leur première vidéo, une reprise de Smooth Criminal de Michael Jackson, est motivée par une grande difficulté financière et surtout inspirée par un ami de Hauser, un directeur qui leur propose de s'essayer à la musique pop : U2, Nirvana, Coldplay, Sting. Ils apparaissent également dans la série culte Glee Saison 3 auprès de Santana Lopez et Sebastian dans l'épisode hommage à Michael Jackson

Discographie 

  • 2Cellos (2011) 
  • In2ition (2013) 
  • Celloverse (2015)
  •  Score (2017)
Disques édités par Sony Music.

[Source de cet article : Wikipedia]

lundi 20 février 2017

CARNET NOIR


"Beaucoup de grands chercheurs le savent : c'est en creusant longtemps un sujet précis et limité que, non seulement on fait les découvertes les plus importantes, mais aussi qu'on développe une méthode qui permettra de travailler ensuite tous les sujets. Voilà ce qu'il y a d'universel dans le singulier, chercher à tendre vers l'infini par l'exploration patiente du fini : voilà une leçon à méditer !"

Extrait de Zhu Xiao-Mei "La rivière et son secret" Paris, Robert Laffont, 2007. Ce   livre est une autobiographie d'une musicienne chinoise qui a vécu l'enfer de la "Révolution culturelle" maoïste avant de pouvoir entreprendre une carrière de pianiste internationale.

samedi 18 février 2017

MIKIS THEODORAKIS & MELINA MERCOURI "O DIKASTIS"


L'ÉTRANGÈRE
 Titre original: "O Dikastis"
(Paroles: Pierre Delanoë / Musique: M. Théodorakis, M. Eleftheriou, 1971)
Mélina Mercouri

Le rire des bourreaux est noir
L'innocent chante son espoir
Et l'adieu sur le quai d'un port oh oh oh oh
Avec la vie, avec la vie
Porte la mort
Monsieur le Juge porte la loi
Et la prison au bout des doigts
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel
L'amour porte en lui le bonheur
Ou le chagrin selon les heures
Et la justice qui punit oh oh oh oh
 Avec la Mort, avec la Mort
Porte la Vie
Et la colombe va s'envoler
Sous le nez du serpent volé
Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon cie
l Moi l'étrangère universelle oh oh oh oh
Je porte le deuil de mon ciel

Cette chanson a été écrite en 1971 et fait référence à la privation des droits civiques dont a été victime Melina Mercouri pendant la dictature militaire en Grèce (1967-1974). C’est aussi à cette période de sa vie qu’est consacré son livre autobiographique (qui est aussi une chanson) « Je suis née grecque ». Le livre, publié à Paris en 1971, devint un best-seller international et fut traduit dans une 30e de langues. Dans ce livre, Melina Mercouri crie sa douleur d’avoir dû quitter son pays et affirme que, née grecque, elle restera grecque jusqu’à la mort. Elle y dénie à tout régime politique le droit de la priver de sa nationalité. Après son exil, Melina Mercouri entama une tournée internationale et chanta en faveur de la liberté de son pays, sans cesser d’apporter son soutien à la résistance grecque.

En 1974, à la fin de la dictature, elle retourna en Grèce où elle entra en politique. D’abord députée au Parlement, elle accèda au poste de ministre de la Culture de 1981 à 1989. Durant son mandat, elle se battit sans succès pour la restitution des œuvres d'art volées par différents pays, en particulier les frises du Parthénon, illégalement transportés en Grande Bretagne par Lord Elgin en 1801-1802, et entreposés depuis au British Museum de Londres. En 1993, Melina Mercouri fut à nouveau nommée ministre de la Culture, poste qu’elle occupa jusqu’à sa mort en 1994, à New York. La Fondation Melina Mercouri continue aujourd’hui la lutte engagée par la comédienne-chanteuse pour la préservation des monuments grecs antiques.

CARNET NOIR : Jean D'ORMESSON


Extrait de mon "Carnet noir".

"Rompre avec les choses réelles, écrit Chateaubriand, ce n'est rien. Mais rompre avec les souvenirs !...
Le coeur se brise à la séparation des rêves." 

[Jean d'Ormesson. Je dirai malgré tout que cette vie fut belle. Paris, Gallimard, 2015]

jeudi 16 février 2017

CARNET NOIR : GERMAINE TILLION


Ces notes ont été prises en mars 2016. Je regardais une émission sur France 2 consacrée à Germaine Tillion et à Geneviève De Gaulle-Anthonioz.

"J'écoute Germaine Tillion parler. Je retrouve sa voix, ses expressions, sa simplicité, son humour même lorsqu'elle parle des horreurs qu'elle a vécues à Ravensbrück. J'ai la chance d'avoir connu une telle femme, un honneur d'avoir été reçu par elle dans son appartement de Saint-Mandé, là encore tout en simplicité. Elle m'a reçu avec amitié, m'a ouvert ses dossiers, montré ses photos, comme si j'étais quelqu'un de sa famille, un de ses petits-enfants." 

Nous sommes restés en correspondance presque jusqu'à sa mort, dans ce même appartement de Saint-Mandé le 19 avril 2008.

Voir aussi mon précédent post du 23 février 2014

 

MUSIQUE : "DÉPRESSION AU-DESSUS DU JARDIN"




Dépression au-dessus du jardin (Chanson de Serge Gainsbourg) 

Dépression au-dessus du jardin
Ton expression est au chagrin
Tu as lâché ma main
Comme si de rien
N'était de l'été c'est la fin
Les fleurs ont perdu leurs parfums
Qu'emporte un à un
Le temps assassin

Dépression au-dessus du jardin
J'ai l'impression que c'est la fin
Je te sens soudain
Tellement lointain
Tu t'es égaré en chemin
Tu essayes de me faire croire en vain
Que l'amour revien-
dra l'été prochain

dimanche 12 février 2017

CARNET NOIR : "L'HORIZON A L'ENVERS" de Marc LEVY


Je viens de lire L'horizon à l'envers de Marc Lévy, publié il y a un an (Robert Laffont, 2016). J'y relève certains passages.

" - Hope : Pourquoi me racontes-tu ça ?
" - Sam (son père) : Parce qu'il est des endroits, dans ce monde, où la mort emporte tant de gens que le temps du deuil ne dure pas plus d'un jour, parfois seulement une heure.Et puis, la mort est oubliée, parce qu'une autre lui succède et une autre encore, et si l'on ne donne pas tout ce que l'on a en soi pour survivre, c'est nous qu'elle emporte. C'est le quotidien de ceux qui subissent la guerre, de ceux qui meurent de faim ou sous les armes des tyrans, alors j'ai fini par penser que c'était un privilège que ta mère nous manque encore autant.
(...)
" - Josh : Je vais te confier quelque chose, Hope, quelque chose que je n'ai jamais dit, pas même à Luke. Je suis une imposture. Si tu savais tous les efforts que je fais pour ne pas devenir adulte. Je veux rester émerveillé comme quand j'avais douze ans (...)"
" - Josh : Je crois que l'on reconnaît parmi mille autres ceux qui aiment comme nous, ceux qui entretiennent l'espoir, ceux qui voient le monde avec la même innocence, ceux qui donnent d'eux-mêmes, mais pas de ceux qu'ils aiment." (p. 112)
Et encore :
"- Josh : La vie, la mort, ce n'est jamais qu'une question de temps." (p. 237)

vendredi 10 février 2017

MUSIQUE : BEN RICOUR "WHAT IF ?"

J'ai été touché par cette chanson interprétée en anglais par un chanteur français Ben Ricour, que l'on entendait au cours du téléfilm Box 27 passé sur France 2 le 1er février 2017.

mardi 7 février 2017

CARNET NOIR : ROMAN POLANSKI (SUITE...)



Les fameuses lettres Hollywood vues depuis Hollywood Bd. (Los Angeles)


Ce post fait suite à celui que j'ai publié hier sur Roman Polanski. 

Depuis que j'ai écrit ces notes (août 2016), j'ai fait deux très étranges rêves dans lesquels j'étais l'assistant de Roman Polanski sur un film qui se tournait dans un immense studio de cinéma. Il était prévu que bous visitions les studios d'Universal lors de notre voyage à Los Angeles au printemps 2016 mais je n'y suis pas allé. Pour bien faire, il aurait fallu visiter ceux de la Paramount, restés "dans leur jus" alors que ceux d'Universal sont devenus un vaste parc d'attraction qui n'a de "studio" que le nom. Du coup, quelques uns d'entre nous ont choisi d'aller visiter le Getty Center, immense musée moderne dessiné par l'architecte Richard Meier, qui se dresse tel un village toscan sur une colline au-dessus de la ville. Nous ne l'avons pas regretté.


Le Getty Center (Los Angeles)  

Mais cela pour vous dire que, du coup, je n'ai pas visité de studios. Néanmoins, dans ce rêve, je me trouvais dans un gigantesque hangar aussi grand qu'un hangar de construction d'avion et qu'il s'y tournait un film dirigé par Polanski. Quelque temps plus tard, j'ai refait ce même rêve où je voyais le hangar sous un autre angle. Curieusement, alors que dans la réalité je n'ai jamais mis les pieds dans un de ces studios, j'ai vu exactement ce que mon rêve m'avait montré à deux reprises lors du visionnage d'un documentaire à la télévision sur Los Angeles. Dans l'un de ces reportages, le spectateur était invité à pénétrer dans l'un de ces vastes hangars dans lesquels se tournent les films hollywoodiens. Etrange "carambolage" entre rêve et réalité...

lundi 6 février 2017

CARNET NOIR : ROMAN POLANSKI


J'ai appris comme tout le monde la polémique soulevée par la proposition faite à Roman Polanski de présider la 42ème édition des César.

L'annonce de son nom avait provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, notamment auprès des associations féministes, en raison d'une accusation de viol sur mineure remontant à 1977 pour laquelle un juge américain poursuit le célèbre réalisateur depuis près de 40 ans. Dieu sait que j'abhorre les violeurs mais il faut remettre les choses à leur place. Quand on regarde les faits, on se rend compte que le réalisateur a été piégé par une jeune fille en mal de notoriété qui n'avait rien d'une oie blanche. A l'époque, Polanski passa 42 jours en prison préventive, ce qui n'est pas rien, et plaida coupable (procédure de "Plea Bargain") avec, en contrepartie, la promesse du juge d'être libéré. Mais, se ravisant, ce même juge revint sur sa décision et, alors que Polanski était en Europe où il réside (Roman Polanski a la double nationalité française et polonaise), il lança contre lui un mandat d'arrêt international. On ne parle plus de l'affaire pendant des années, d'autant que la plaignante, après quelle ait reçu en 1993 500 000 dollars de dommages et intérêts, a retiré sa plainte et s'est engagée à ne plus jamais évoquer cette affaire.



Mais en 2009, un nouveau procureur voulant se faire de la publicité exhume l'affaire vieille de plusieurs dizaines d'années et réactive le mandat d'arrêt international. En septembre 2009, alors qu'il est invité à présider un festival de cinéma en Suisse, il est arrêté par la police à l'aéroport de Zurich, mis en prison, puis assigné à résidence. Un an plus tard, il est libéré après que les autorités suisses aient refusé son extradition. Le dernier rebondissement de cette affaire s'est joué récemment en Pologne où le tribunal a définitivement refusé d'extrader le réalisateur de 83 ans aux Etats-Unis comme l'avaient fait précédemment d'autres pays, comme la France, la Grande-Bretagne, le Canada, le Brésil, le Danemark, l'Allemagne, la Suède et la Thaïlande.

Est-ce à dire que Polanski ne s'est pas rendu coupable d'un viol commis il y a plus de 40 ans ? Sans doute que si... Mais l'invraisemblable acharnement de la justice américaine en est-il pour autant justifié ?  Je ne le pense pas. D'autant que, depuis cette époque, Polanski a mené une vie exemplaire : après le décès de sa première épouse Sharon Tate, dans les épouvantables conditions que l'on sait, il s'est remarié en 1989, avec l'actrice Emmanuelle Seigner, avec laquelle il a deux enfants.

C'est un grand réalisateur auquel on doit l'admirable Le Pianiste (Palme d'or 2002 à Cannes), qui, sans être totalement autobiographique, rappelle les conditions terribles dans lesquelles il s'est échappé du ghetto de Cracovie. Je vous conseille de lire sa volumineuse et passionnante autobiographie ressortie l'an dernier, et sobrement intitulée Roman (à prendre dans les deux sens, Roman, le prénom de Polanski mais aussi le mot "roman" car sa vie est un authentique et émouvant roman.)

Après ce long préambule, qu'il me paraissait nécessaire pour que mes lecteurs puissent se faire une idée de ce que je pense de Roman Polanski, je voudrais justement citer des extraits provenant de cette autobiographie;



 Au début de celle-ci, il écrit :

"Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, le frontière entre le réel et l'imaginaire a toujours été  désespérément brouillée. Il m'aura fallu presqu'une vie pour comprendre que c'était là la clé de mon existence même. Cela m'aura valu plus que ma part de chagrins, d'affrontements, de catastrophes et de déceptions. Mais j'ai vu s'ouvrir devant moi des portes qui, sans cela, seraient demeurées fermées à jamais. L'art et la poésie, la fantaisie et l'imaginaire m'ont toujours paru plus réels que les étroites limites du monde au sein duquel j'ai grandi (...) Très jeune, j'avais déjà l'impression d'être différent de ceux qui m'entouraient. Je vivais dans un monde à part qui n'appartenait qu'à moi parce qu'il était le fruit de mon imagination."  
         
Sans vouloir me comparer à lui (je n'ai pas son talent !), ni (heureusement) à la vie terrible et aux épreuves qu'il a eues à affronter, ces mots font écho à ce que j'ai moi aussi toujours ressenti. A tel point que j'aurais pu les écrire. Depuis mon plus jeune âge, je me suis toujours senti en décalage avec le monde qui m'entourait. J'ai toujours fait bonne figure, me satisfaisant de ce que j'avais. J'ai traversé la vie comme si elle n'avait été qu'une parenthèse, courte en vérité, car pas une seule fois dans mon existence, je n'ai vu le temps passer. A 68 ans, j'ai toujours l'impression d'en avoir 18. C'est d'ailleurs ainsi que, la plupart du temps, je me vois dans mes rêves et je me sens dans la vie. Je dois toujours calculer l'âge que j'ai. J'ai aussi l'impression de ne rien avoir accompli, en tout cas pas assez.    

CARNET NOIR : Nikola TESLA ET LE TEMPS


En reprenant mon carnet noir, dans lequel je note, au fur et à mesure qu'elles me viennent, mes pensées, des citations, souvent extraites des livre que je lis, des films que je vois ou des émissions que je regarde ou écoute, je relis ces notes prises en août 2016 au sujet de Nikola Tesla.  Ce génie, à l'origine de la découverte du courant alternatif, était né en 1856 dans ce qui était à l'époque l'Empire Austro-Hongrois et qui est actuellement la Croatie. Il a 28 ans lorsque, lors d'un séjour à Paris, en 1882, il est recruté par la société Edison-General Electric et part aux Etats-Unis pour lequel il met au point quantité d'inventions, dont Thomas Edison s'attribuera le mérite. Quelques années après (en 1886), fâché avec Edison qui l'exploite éhontément et est jaloux de son génie, il fonde sa propre société, la Tesla Electric Light and Manifacturing mais, en désaccord avec ses financeurs, il en démissionne et, ruiné, il devient terrassier dans les rues de New York. Un an plus tard, d'autres financiers, conscients du potentiel extraordinaire de son génie, lui apportent l'argent pour fonder une autre société à son nom, la Nikola Tesla Company... Nous nous arrêterons-là car sa vie est un tel roman que nous vous invitons à la découvrir par vous-mêmes. Disons qu'on peut le créditer de l'invention (et de la maîtrise) du courant alternatif, des énergies à haute-fréquence, de la télécommande, etc. A sa mort (en 1943, à New York, dans la déchéance et la misère), il disait avoir mis au point un système de transmissions d'énergie à très longue distance, de radars, peut-être même de laser... Il travaillait aussi sur l'énergie libre. C'était un être fascinant, dont, malgré de nombreux livres qui sont loin de rendre compte de toute la complexité de sa personnalité et de l'étendue de son génie.

Pour en revenir à mes notes, les voici : Je suis en train de lire un livre sur la vie de Nikola Tesla (...). J'avais vu, il y a quelque temps, une émission qui lui était consacrée et, en allant à la bibliothèque chercher quelques livres, nous sommes tombés sur un curieux ouvrage de Jean Echenoz, intitulé "Des éclairs" (Ed. de Minuit) qui était en fait une sorte de biographie romancée de Nikola Tesla. Chapitre 21, j'y ai relevé ce passage qui parle de la relation que nous avons au temps :

"Avec tout ça, qui est allé vite comme toute sa vie, Gregor [qui est le surnom par lequel l'auteur désigne Tesla] va sur ses 55 ans. On ne se rend jamais compte à quel point c'est rapide alors que les journées traînent en longueur et que les après-midi sont interminables. On se retrouve doté d'un certain âge sans avoir bien compris comment, même si comme Gregor, on consulte sa montre tout le temps, même si celle-là ne donne qu(une idée imparfaite, tendancieuse et, pour tout dire, fausse de celui-ci."      

Pour en savoir plus sur Nikola Tesla : Nikola Tesla sur Wikipedia 
Quelques livres :

- Nikola Tesla : "Mes inventions" Paris, Ed. Hadès, 2014
- John J. O'Neill et Cynthia Herpin : "Le génie prodigue, l'incroyable vie de Nikolas Tesla" Paris, Createspace independant publishing platform, 2015.  

LA PRESSE PARLE DE MOI...




Suite à une interview réalisée en décembre, le Dauphiné Libéré m'a consacré un article en tant que fondateur de Cévennes Terre de Lumière (article publié en janvier 2017). Je les en remercie.

Thomas AZIER - Winners



 J"avais déjà parlé de ce jeune musicien sur ce blog et publié deux de ses chansons (avec traduction par mes soins) : Talk to me (Parle moi) et Red eyes. Je n'ai pas encore réussi à transcrire le texte de cette chanson, publiée sur son dernier clip. Thomas Azier est né en 1987 aux Pays-Bas. Son site officiel : http://thomasazier.com/

samedi 4 février 2017

Fabien NATAF - Another Day (Clem Musique)




Fabien Nataf est un compositeur français qui écrit en anglais. Il a écrit la bande son de la série française "Clem" qui passe sur TF1. On entend en particulier cette chanson à l'occasion de l'enterrement de Julien, le premier amour de Clem et le père de Valentin (Vava).

Another time, another day
Un autre moment, un autre jour
The ???, don't want to stay
Le … , je ne veux pas rester
The flowers gone, I need to pray
Les fleurs fanées, je dois prier
Just to keep my heart away (?)
Juste pour garder mon coeur…
Why this darkness over me ?
Pourquoi cette ombre au-dessus de moi ?
Like an angel, I can't see
Comme un ange, je ne peux pas voir
I feel the same and you ???
Je pense la même choise et toi
Never hear again, never hear again
Ne plus (t’) endendre à nouveau, ne plus (t’)entendre

Another time, another day
Another time, another day
...
Je n'ai pas réussi à transcrire la totalité des paroles de cette chanson.  Je serais heureux si quelqu’un voulait me donner un coup de main…

jeudi 19 janvier 2017

Chelsea MANNING (ex-Bradley MANNING) GRACIÉE PAR B. OBAMA


Merci M. Obama ! Quel dommage que vous ayez attendu si longtemps pour faire ce geste qui vous honore. 

« A trois jours de son départ de la Maison Blanche, Barack Obama a annoncé mardi soir une nouvelle vague de grâces et de réduction de peines. Sur la liste des 273 condamnés à qui le président a souhaité accorder une « seconde chance», selon les mots de la Maison Blanche, un nom a retenu toute l’attention : Chelsea Manning, l’ancienne source de WikiLeaks. En août 2013, cette militaire transsexuelle qui s’appelait alors Bradley Manning avait été condamnée par une cour martiale à trente-cinq ans de réclusion pour avoir transmis plus de 700 000 documents confidentiels au site internet fondé par Julian Assange. Libérable en 2045, elle devrait finalement sortir le 17 mai prochain de sa prison militaire du Kansas (…)

Alors qu’il était encore militaire, Bradley Manning avait été envoyé en 2009 à Bagdad, où il travaillait comme analyste du renseignement. Début 2010, il avait copié puis fourni à WikiLeaks une quantité sans précédent de documents, vidéos, télégrammes diplomatiques et comptes rendus d’opérations militaires, essentiellement en Irak et en Afghanistan. La vidéo d’une bavure commise en 2007 contre des civils irakiens par un hélicoptère américain avait notamment fuité. La plupart des documents avaient été publiés par Wikileaks et plusieurs médias partenaires – dont le New York Times, The Guardian et Le Monde – entre avril et novembre 2010. Bradley Manning avait été arrêté et placé au secret dès le mois de mai après avoir été dénoncé par un ancien hackeur à qui il s’était confié sur Internet (…)

Au lendemain de sa condamnation, Bradley Manning avait annoncé publiquement son changement d’identité et sa volonté de subir une opération nécessaire à son changement de sexe. Après une grève de la faim et un long combat avec les autorités militaires pour faire valoir son droit à cette intervention chirurgicale, Chelsea Manning avait finalement obtenu gain de cause en septembre dernier. Malgré cela, la militaire transsexuelle avait tenté de mettre fin à ses jours en octobre, après une première tentative de suicide en juillet. Détenue à l’isolement dans une prison militaire masculine, elle supportait très mal ses conditions d’emprisonnement. Sa situation personnelle et sa fragilité émotionnelle ont vraisemblablement pesé dans la décision de Barack Obama (…) »


[Cet article est un extrait d’un texte publié par Frédéric Autran sur le site de Libération.fr le 17/01/2017] 

J'ai consacré plusieurs articles de ce blog à Bradley Manning, un jeune soldat américain lanceur d'alerte, condamné à la prison par l'Etat américain pour avoir révélé à Wikileaks des secrets militaires. Il (devenu elle) a vécu un enfer. Merci au président partant des Etats-Unis de l'avoir grâcié in extremis. De nombreuses pétitions avaient été lancées dans le monde et de nombreuses manifestations avaient eu lieu demandant sa libération.  

> Bradley Manning risque 60 ans de prison
> Droit de suite : Wikikeaks continue à faire des vagues
> Bradley Manning, Edward Snowden, Julian Assange
> Obama, libérez Bradley Manning

mercredi 18 janvier 2017

HOMMAGE A PIERRE BAROUH



Pierre Barouh, né Élie Barouh, est un auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français né le 19 février 1934 à Paris 15e et mort le 28 décembre 2016 à Paris 14e, à l'âge de 82 ans.

Il est célèbre pour son importante participation sur le film Un homme et une femme (acteur et auteur-interprète de la chanson du film), ainsi que pour sa maison de production intitulée Saravah qui fera découvrir, entre autres, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, ainsi que la bossa nova en France.

Biographie

Élie Barouh, son frère, et sa sœur vivent heureux avec leurs parents, juifs originaires de Turquie, marchands de tissus sur les marchés de Levallois-Perret jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, quand leurs parents doivent les cacher à Montournais, en Vendée, dans trois familles différentes ; Élie, dès lors rebaptisé Pierre, trouve refuge chez Hilaire et Marie Rocher[1]. De ces années d'enfance, il puise l'inspiration de chansons telles que La bicyclette, Des ronds dans l'eau, Les Filles du dimanche.

Journaliste sportif après la guerre et joueur dans l'équipe nationale de volley-ball, Pierre Barouh passe quelques mois au Portugal où il découvre la chanson brésilienne. En 1959, il s'embarque sur un cargo pour le Brésil sans y rencontrer ses idoles. De retour à Paris, il fait connaissance des principaux auteurs et compositeurs brésiliens de bossa nova.

Cinéma et théâtre

En tant qu'acteur, il joue le rôle du chef des gardians dans D'où viens-tu Johnny ? et le rôle de Pierre dans Une fille et des fusils. En tant qu'auteur-interprète, il obtient quelques beaux succès avec La Plage, immortalisée par Marie Laforêt, et surtout le guitariste Claude Ciari, Tes dix-huit ans ou Monsieur de Furstemberg. Il tourne un documentaire, devenu mythique, sur les débuts de la bossa nova, avec son ami de toujours, Baden Powell de Aquino.

De retour en France en 1966, il participe au film Un homme et une femme de Claude Lelouch, qui obtient la Palme d'or du Festival de Cannes 1966. Acteur dans le film et auteur d'une version française (Samba Saravah) de la chanson Samba da Bênção de Baden Powell et Vinícius de Moraes - honteusement « oubliés » sur le générique - et interprète des chansons de la bande originale, son succès est énorme. Pierre Barouh épouse alors Anouk Aimée, actrice dans ce film, en 1966. Ils divorcent 3 ans plus tard.

Avec ses premiers gains il achète une maison au Boupère, au lieu-dit La Morvient près du moulin de la Morvient, situé sur la rivière (Le Lay) où il a passé son enfance vendéenne. Plusieurs années plus tard, lorsque le moulin cesse son activité, il y installe un studio d'enregistrement puis en 1999, de quoi y accueillir des artistes. Il en profite pour mettre en avant le talent des autres, en créant son propre label, Saravah, peu avant la sortie du film Un homme et une femme. Au sein de ce label, il souhaite mélanger les musiciens et les styles, multiplier les rencontres musicales. Il travaille notamment avec Pierre Akendengué, Brigitte Fontaine, Areski Belkacem, Naná Vasconcelos, Gérard Ansaloni, Jacques Higelin, Alfred Panou, Maurane, Allain Leprest, et Richard Galliano, David McNeil, Bïa, Françoise Kucheïda, Véronique Balmont... et en jazz, Daniel Mille, René Urtreger, Steve Lacy, Barney Wilen, Maurice Vander

Avec sa deuxième épouse, Dominique, il réalise une série de spectacles au Théâtre Mouffetard et au Théâtre du Ranelagh. Il enregistre avec elle La Transatlantique et La Nuit des masques. De leur union naît Benjamin, actuel responsable de Saravah, aux Herbiers en Vendée. De la rencontre de Pierre Barouh et de l'équipe du Théâtre Aleph (à Ivry) naît un opéra, Le Kabaret de la dernière chance, dont la chanson sera la dernière enregistrée par Yves Montand. Celui-ci dira de cette chanson qu'elle fut une des plus belles qu'il ait enregistrées. La chanson Le Kabaret de la dernière chance sera reprise en 1995 par Pascal Brunner sur son album SIMPLEMENT.

Il se lance en 1979 dans la réalisation d'un film, Le Divorcement, mais sans succès.

Le Japon

Pierre épouse une Japonaise, Atsuko Ushioda, antiquaire à Paris, qu'il accompagne chaque hiver à Tokyo, partageant sa vie entre le Japon et la Vendée. Dans les années 1980, il participe à des projets musicaux au Japon. Les deux disques (Le Pollen, chanson dédiée à Jean Cormier et Sierra) auront peu de succès en France, mais permettent à Pierre Barouh de découvrir un pays dont il tombe amoureux. Il y ouvre un bureau de Saravah. Sa fille Maïa, née en 1985, est aussi auteur-compositeur-interprète et poursuit une carrière internationale avec une troupe japonaise. Pierre et Atsuko ont deux autres enfants : Amie-Sarah et Akira.

Il a continué à sortir des albums, à réaliser des films et des documentaires, à écrire des pièces de théâtre, il compose également pour Jean-Claude Killy la musique des Jeux olympiques d'Albertville.
Le label Saravah quant à lui est le plus ancien label français en activité.
Pierre Barouh meurt le 28 décembre 2016 à 82 ans. Il est enterré une semaine plus tard au cimetière de Montmartre.

Productions

Outre la musique (24 disques de 1966 à 2011), il réalisera 13 court-métrages, jouera dans 14 films, et composera une 10e de musiques de films, dont la BO d’Un homme et une femme (1966) et, ce qui est moins connu, celle d’Ocean’s Thirteen (2007). Il publia aussi un livre, Les rivières souterraines, en partie autobiographique (2012).  
Sur ce blog

Je lui ai consacré plusieurs articles sur ce blog :

-           -    Pierre Barouh, compléments biographiques (17 septembre 2015)
      -   Chanson française : Pierre Barouh, « LePollen » (11 février 2013) dans lequel j’ai essayé de transcrire les paroles de cette chanson-poème dans laquelle, avec ses amis Jean Cormier et David Sylvian, il énumère toutes les personnes qui ont influencé sa vie. Ce texte est une merveilleuse ode à l'amitié.    

[Cet article est en grande partie compilé à partir de la biographie de Pierre Barouh publiée par Wikipedia]


[1] A 6 ans, il sera obligé de porter l’étoile juive imposée par les nazis. 

"JE M'APPELLE FRANCINE CHRISTOPHE" déportée à l'âge de 8 ans...

A STREET CAT NAMED BOB

A Street Cat Named Bob Trailer BE from GAIA TV on Vimeo.

jeudi 22 décembre 2016

Montage Vidéo Kizoa: Joyeux noël 2016 d'Aubenas (par Roland Comte)



Tu es bien sur le blog personnel de Roland. Je te souhaite la bienvenue. Welcome on Roland Comte's personal blog. I wish you a good visit. Bienvenido sobre el blogo de Roland. Me alegro de tu visita !